Nouveau volet social dans la déclaration d'impôts sur le revenu
Bonjour,
Mon EC me prévient d'une réforme fiscale qui inclut le fait de devoir déclarer un nouveau volet social dans la déclaration d'impôts sur le revenu.
Il me propose son aide moyennement un coût très faible.
Je précise que je suis gérant d'une eurl à l'is.
Mais en cherchant sur internet, j'ai l'impression que cette déclaration est très simple à faire sans lui.
Vous en pensez quoi ? Vous faites comment de votre côté ?
Avoir un EC, et commencer à faire des choses sans lui, c'est le début de la fin.
Si vous avez un contrôle (je ne vous le souhaite pas), quid des actions de l'EC et des vôtres ?
Fatigué de recadrer, écoutez : <a href="https://www.dailymotion.com/video/x61ed23" rel="nofollow noopener">https://www.dailymotion.com/video/x61ed23</a> OrelSan - Basique
Je comprends, mais où s'arrête les actions de l'EC ?
Je suis à l'IS mais il me propose de fournir un bout de l'IR pre rempli. D'ailleurs il propose aussi la prestatation de s'occuper de remplir carrément mon IR.
s'il propose de faire la cuisine chez moi, il faut aussi que j'accepte ?
Bonjour,
Avez-vous des liens qui explique le nouveau fonctionnement ou comment remplir la rubrique travailleur indépendant de la liasse 2033-D ?
Merci
Voici la notice dans sa nouvelle version : https://www.impots.gouv.fr/www2/fichiers/documentation/brochure/ir_2026/pdf_som/11-bis_decla_fusion_fisc_183a196.pdf
Si tu te sens à l'aise pour le faire et que la prestation ne t'intéresse pas, pourquoi payer?
A mon sens c'est un service comme un autre, et il faut voir pour ton cas particulier ce qu'il en est. Certains vont te dire que c'est génial pour eux, ou sans intérêt. Je fais partie de la deuxième famille.
Vu que ça sera ma première déclaration, difficile de savoir si c'est génial ou pas.
C'est pour cela que je venais vers vous pour savoir si ces 2 cases à cocher ou si c'est un truc de l'enfer.
Voilà des explications pour que tu estimes la charge :
https://www.urssaf.fr/accueil/independant/declarer-vos-revenus/declaration-revenus-independants.html
De ce que je comprend de la documentation du site des impôts, la rubrique "IV - Travailleurs Indépendants" de la liasse 2033-D ne concerne pas les gérant de société à l'IS mais que les TNS en IR.
Êtes-vous d'accord avec moi ?
Même en suivant la notice de la liasse, pour un TNS gérant à l'IS, le calcul donné par la notice ne donne pas le brut social du TNS, car il n'y a pas la rémunération net dans ce calcul.
Quelqu'un en IS a déjà renseigné sa liasse pour confirmer cela svp ?
Bonjour,
Cela ne concerne pas les gérants tns de sociétés à l’IS. C’est même compliqué des qu’il y a plus d’une personne TNS.
Pour mes clients, au début, je donnais les infos en mention expresse de la liasse. Mais ce n’est pas obligatoire. En fait, il semble que cette année, le transfert de données ne soit pas prévu entièrement.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
Bonjour
effectivement la notice 2033-NOT-SD version 2026 semble uniquement prévue pour l'IR et n'est pas adaptée aux gérants EURL IS qui ont une rémunération:
692/ 693 Pour déterminer le revenu brut social au niveau de l’entreprise, il convient d’effectuer le cumul des montants des rubriques suivantes, selon la formule indiquée ci-dessous :
+ 312 (bénéfice comptable) ou - 314 (déficit comptable)
+ 380 (cotisations personnelles de l’exploitant)
+ 348 (amortissement exceptionnel de l’article 39 quinquies D du CGI)
+ 316 (rémunérations et avantages personnels non déductibles) + 318 (amortissements excédentaires) + 322 (provisions non déductibles) + 324 (impôts et taxes non déductibles) + 330 (divers à réintégrer) + 251 (fraction des loyers de crédit-bail)
- 350 (divers à déduire)
+ 655 + 643 + 645 + 647 + 648 + 641 + 990 + 649 (déductions exceptionnelles)
+ 690 ("sommes à réintégrer pour déterminer le revenu brut social")
- 691 ("sommes à déduire pour déterminer le revenu brut social") Pour les gérants de société et leurs associés (HORS ENTREPRISES INDIVIDUELLES ET EURL), il est nécessaire également de déduire les montants suivants, afférents à l'ensemble des associés, pour la détermination du revenu brut social :
- Rémunération et avantages personnels non déductibles déclarés dans la rubrique 316,
- Intérêts excédentaires des comptes-courants d'associés déclarés dans la rubrique 247.
Si le montant total est positif, veuillez le reporter dans la rubrique 693. Si le montant total est négatif, veuillez le reporter dans la rubrique 692.
--- Paix sur terre aux femmes et aux hommes de bonne volonté.
Bonjour,
Est-ce que les présidents de SASU à l'IR sont concernés par cette déclaration pour la partie BIC ?
Le logiciel Sage remplit automatiquement la case 692 de la liasse 2033-D-SD même si la rubrique est bien intitulée "Travailleurs indépendants".
J'ai demandé aux impôts le mode opératoire à partir de la liasse fiscale 2033. Ils m'ont renvoyé "NOTICE RELATIVE A LA DECLARATION FISCALE ET SOCIALE UNIFIEE" (cerfa 52348#06) page 18
Les entreprises individuelles et sociétés à l’IS ne sont pas concernées par les rubriques « Revenu brut
social » insérées dans les liasses fiscales professionnelle.
La rémunération brute de chacun des gérants / associés concernés est à déclarer directement dans le
volet social de la déclaration 2042, propre à chaque gérants /associé : dans la rubrique DSEC/DSED.
Rémunérations brutes (DSEC/DSED) : déclarez le montant des rémunérations brutes perçues, y
compris les avantages personnels (prise en charge des cotisations et/ou contributions sociales par la
société, avantages en nature etc..), sans aucune déduction :
- ne pas déduire les cotisations sociales et la part de CSG déductible fiscalement,
- ne pas déduire les montants exonérés fiscalement (montants perçus au titre de l’intéressement,
participation et abondement à ces montants dans un plan d’épargne retraite, cotisations Madelin
etc...)
...Bonjour
À tout hasard quelqu’un aurait une info sur ce que va devenir les taux spécifiques SSI qu’ils étaient possible de choisir lors du transfert CIPAV vers SSI, je n’en trouve plus de trace sur le simulateur de cotisation URSSAF version 2026.
Cela ne concerne sans doute pas grand monde
Merci
J'ai trouvé un modop dans un post Linkedin (https://www.linkedin.com/in/vincent-halbout-1735933a?miniProfileUrn=urn%3Ali%3Afsd_profile%3AACoAAAhFyicBOmMPpdhYlwsgVxiEw3viSTJyud0) :
Gérants majoritaires de SARL : comment remplir la nouvelle rubrique « Revenu
brut social » ?
Le volet social de la déclaration d’impôt a évolué : la rubrique « Charges sociales
» disparaît au profit d’une nouvelle rubrique intitulée « Revenu brut social ».
En pratique, cela peut créer un doute au moment de compléter la déclaration.
Pourtant, dans la plupart des cas, la logique de calcul reste relativement proche
de celle retenue jusqu’à présent.
Le point clé à avoir en tête : depuis la réforme, l’assiette des cotisations sociales
et celle de la CSG-CRDS ont été unifiées. Les cotisations sociales ne sont donc
plus déductibles de l’assiette sociale.
Comment procéder concrètement ?
1/ Ligne 1GB ou 1HB : déclarer la rémunération imposable
Dans la majorité des cas, le gérant majoritaire perçoit une rémunération nette et
les cotisations sociales sont réglées par la société.
Cette prise en charge constitue un supplément de rémunération, neutralisé par la
déductibilité des cotisations sociales, à l’exception de la CSG non déductible et
de la CRDS.
En pratique, le montant à déclarer en 1GB ou 1HB correspond donc à :
Rémunération nette perçue + CSG non déductible + CRDS
Ce montant peut notamment être retrouvé sur l’attestation CSG-CRDS
disponible dans l’espace personnel du dirigeant sur le site de l’URSSAF.
2/ Ligne DSEC/DSED : renseigner le « revenu brut social »
La rubrique DSEC/DSED doit ensuite être complétée en ajoutant à la
rémunération imposable :
les cotisations sociales ;
les cotisations Madelin et PER ;
la CSG déductible.
Autrement dit :
Ligne DSEC/DSED = ligne 1GB / 1HB + cotisations sociales (obligatoires et
facultatives) + CSG déductible
Point de vigilance : il faut bien retraiter la CSG non déductible et la CRDS, déjà
prises en compte au stade de la rémunération imposable. Elles ne doivent donc
pas être ajoutées une seconde fois.
Où retrouver les montants ?
sur l’échéancier de cotisations 2025 établi par l’URSSAF après le dépôt de la
déclaration d’IR 2024 ;
ou dans la comptabilité de la société, idéalement via un sous-compte 641 dédié
aux cotisations sociales du gérant, elles ne doivent pas être comptabilisées dans
les comptes 645 charges sociales des salariés comme cela est quelque fois
pratiqué.
À ne pas oublier : comme les années précédentes, les dividendes excédant 10 %
du capital doivent être déclarés, les charges sociales correspondantes étant
intégrées dans l’assiette sociale.
En résumé :
1GB / 1HB = rémunération nette + CSG non déductible + CRDS
DSEC/DSED = 1GB / 1HB + cotisations sociales (obligatoires et facultatives) +
CSG déductible
Oui j'avais compris plus ou moins la même chose.
J'ai également un montant de provision de charges sociales, je ne suis pas sûr de devoir l'intégrer dans ce revenu brut (?)
Par contre, il y a également une nouvelle case je crois : la case DSCN pour le montant des chèques vacances versés.
Je m'en suis versé pour 540€ (maximum autorisé exonéré de cotisations sociales).
Dois-je renseigner 540 dans cette case... Mais alors je ne dois pas mettre ces 540€ dans le montant de ma rémunération brute ?
La notice parle de "Chèques vacances déduits du revenu imposable" donc je ne suis pas du tout sûr de ce que j'avance 🙃
Un avis ?
Bonjour,
1/ CFP
Il n’est pas certain que la CFP soit à intégrer au calcul dans les cotisations. C’est un montant faible au regard du reste, mais tant qu’à gagner 40 ou 50€ de cotisations.
2/ chèques vacances
Il faut savoir que la participation aux chèques vacances a toujours été soumise à csg-crds. Il fallait l’ajouter tous les ans aux cotisations obligatoires servant de base à csg-crds.
Pour garder ces prélèvements, il faut donc bien les noter quelque part.
Par contre, cela reste déductible des impôts et des autres charges sociales.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
Bonjour,
Attention (pour un gérant majo de société à l’is, tns) :
1/ Tout dépend de qui paye les cotisations.
Certains sont payés un brut et payent tout personnellement. D’autres un net et l’entreprise paye toutes les cotisations. D’autres encore font un mix.
Votre principe de base doit être : « ne pas déclarer une somme deux fois ».
2/le net imposable ce n’est pas seulement net + csg non déductible.
C’est plus complexe :
Net imposable = net + csg non déductible + crds + avantages en nature (dont part des mutuelles et prévoyances non madelin).
Exception, point de vigilance :
attention aux dividendes pour les tns. Lisez bien comment en tenir compte.
3/ du coup les Cotisations du superbrut …
Cotisations = toutes les charges sociales obligatoires et facultatives sauf celles déjà présente dans le net imposable (ex : on ne compte pas deux fois la crds). Il y a des exceptions (voir ci-dessous).
Exceptions, points de vigilance :
CFP : sont traitement en base n’est pas clair.
Chèques vacances : à traiter séparément.
Abondements pee perco : à vérifier (je n’ai pas fait la recherche).
Si on prend une cotisation Madelin de 1500€ dont 1250 déductibles, il y aura 250€ en net imposable et 1250 en cotisations si c’est l’entreprise qui a tout payé.
Si c’est payé directement par vous : il faut retirer du net imposable le madelin déductible pour l’ajouter aux cotisations. Il ne faut pas déduire la part non déductible qui reste donc financée par le net imposable.
NB : ce sont quelques points. Je ne suis pas exhaustif et ne traite pas tous les cas de figure.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
Merci hmg.
C'est mon EURL qui paie mes chèques vacances. ça me semblait alors logique de l'intégrer dans ma rémunération brute.
Je pensais mettre ce même montant également dans la case DSCN, mais votre message me fait douter.
J'ai demandé au SIE, on verra bien.
Bonjour,
Déclarer un montant : oui.
Le déclarer 3 fois : euh ?
S’il y a une case réservée, il faut vérifier s’il faut bien le mettre ailleurs. S’il doit être compté deux fois dans des calculs : c’est une erreur.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
Effectivement pour l'IS, contrairement aux formes IR, il n'y a aucune mention de déclaration dans les liasses fiscales
ENTREPRISES INDIVIDUELLES ET GÉRANTS / ASSOCIÉS DE SOCIÉTÉ À L’IMPÔT SUR LES SOCIÉTÉS (IS) ET RÉGIME DES SALAIRES : RÉMUNÉRATIONS BRUTES (DSEC/DSED), FRAIS RÉELS (DSSC/DSSD), MONTANTS LIÉS À L’INTÉRESSEMENT ET LA PARTICIPATION (DSEM/DSEN)
de la notice "PARCOURS FISCALO-SOCIAL UNIFIÉ".
--- Paix sur terre aux femmes et aux hommes de bonne volonté.
Bonjour,
Gerant EURL a IS, TNS
Mon comptable me dit que je dois déclarer les 540€ de cheque ancv sur la déclaration d'impots en case DSEC
et de les ajouter aussi en DSCN
Réponse EC : il est a indiqué deux fois, au cas ou vous auriez pris plus que 540€car :
540€ déductible socialement et fiscale
1 802 € déductible fiscalement mais la différence entre dans la base urssaf
Moi j'ai l'impression que cela fait doublon
merciDe ce que je comprends, pour un gérant EURL à l'IS, on ne remplit que la case DSCN, avec le total des chèques vacances (ne dépassant pas 1 SMIC soit 1802 €).
Ce sont les services de l'état qui se chargent de faire le calcul de ce qui est soumis à cotisation sociale (à priori la somme inscrite - 540 €).
Dans la limite d'un SMIC, c'est déductible fiscalement, donc ça n'apparait ni dans la rémunération nette, ni dans la rémunération brute.
Vous comprenez pareil ?
-- Yann EURL IS depuis 2019
Bonjour à tous,
Gérant d'EURL à l'IS, je m'arrache un peu les cheveux avec cette case DSEC.
Je pose mon problème ici pour en discuter.Je comprends bien que je dois ajouter les cotisations sociales à ma rémunération nette (celle-ci incluant la csg et la crds non déductible).
Ce que je ne comprends pas, c'est quel montant je dois prendre pour les cotisations sociales :
Ce que j'ai versé réellement sur l'année à l'URSSAF (provisionnel 2025 + régulation 2024)
Ce que j'ai versé réellement sur l'année à l'URSSAF (provisionnel 2025 + régulation 2024) duquel j'enlève la CSG et la CRDS non déductible ainsi que la CFP
Ce qu'indique mon compte de résultat, qui utilise une projection de ce que je vais payer comme cotisation sociale (compte 641 121) et comme csg déductible (compte 637 810)
Vous en pensez quoi ?
Vous avez fait comment de votre côté ?-- Yann EURL IS depuis 2019
Bonjour,
L’idéal aurait été que l’on nous l’indique.
Mais ce n’est pas le cas.
Les deux pratiques sont donc possibles. Mais on ne sait pas s’il y en a une qui serait refusée.
1/ tenir compte des provisions (et des produits à recevoir)
2/ ne pas en tenir compte
Sinon pour le calcul :
C’est net imposable + ce qui est payé à l’URSSAF (et autres caisses si vous avez encore) - csg non déductible (car dans net imposable) - crds (car dans net imposable) - CFP (il y a un doute là aussi).
Il ne faut pas oublier de compter les cotisations facultatives déductibles (qui ne sont pas dans le net imposable) s’il n’y a pas de case spécifique pour cela (pas encore regardé).
Pour rappel le net imposable :
Net + csg non déductible + crds + part madelin non déductible + autres avantages en nature
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
Je comprends bien que je dois ajouter les cotisations sociales à ma rémunération nette (celle-ci incluant la csg et la crds non déductible).
Bonjour,
Voici ce que j'en pense, bien que non gérant d'EURL à l'IS.Déjà, c'est plus simple de parler de "rémunération nette imposable" (rémunération nette avant impôt + CSG / CRDS non déductible) ou de "rémunération nette avant impôt", pour que tout le monde comprenne.
Sinon, pour répondre à votre question (en mettant les chèques vacances de côté), le principe de base c'est que les cotisations sociales définitives de l'année sont calculées à partir du revenu brut, défini comme la somme de tous les avantages en nature et en espèce mis à disposition du gérant de SARL/EURL à l'IS au titre de sa rémunération + la fraction des dividendes versés supérieure à 10% du capital social (et assimilés).
La case DSEC intitulée "Rémunération brute" ne vise donc que la composante "Rémunération" du revenu brut défini ci-dessus. Il faut donc que le montant indiqué contiennent la rémunération perçue (nette avant impôt, et pas nette imposable) + la totalité des cotisations et contributions prises en charge. Alternativement, vous pouvez faire rémunération nette imposable + cotisations sociales prises en charge + CSG/CRDS déductibles prises en charge.
Pour la CFP, c'est joker pour moi, le montant est très faible, si c'est bien fondé juridiquement, pourquoi pas l'exclure... mais sinon ça devrait figurer dans le revenu brut au même titre que toutes les autres et donc intégrer la base taxable.
Points importants :
i) la prise en charge des cotisations constitue un avantage en nature, et par "prise en charge", c'est bien le paiement qu'il faut comprendre. Ainsi, peu importe qu'il s'agisse d'une régularisation 2024 ou d'une CS provisionnelle, le paiement est taxable en tant qu'avantage en nature.
ii) si vous avez un expert-comptable, n'hésitez pas à confirmer avec lui le montant à déclarer, sachant que les règles déclaratives ont changé cette année et qu'une erreur de calcul peut avoir de lourdes conséquencesMerci pour vos retours.
L’idéal aurait été que l’on nous l’indique.
Mais ce n’est pas le cas.
Les deux pratiques sont donc possibles. Mais on ne sait pas s’il y en a une qui serait refusée.@hmg : Merci, vous me confirmez que c'est flou, et qu'il y a donc une interprétation à faire.
J'imagine que ce sera plus clair à l'avenir, mais pour cette année, il va falloir faire un choix.@leo-fisca : Merci également pour votre contribution.
J'ai posé la question car les réponses du comptable étaient un peu "flou", comme hmg d'ailleurs. Mais en fait, c'est parce que la situation est flou, donc forcément, difficile de donner une réponse claire.
Globalement, j'ai des chiffres assez proche tout de même (on est de l'ordre de 10% d'écart entre le plus petit et le plus grand). Si je devais être redressé, ce serait limité donc. J'espère cela dit que le droit à l'erreur sera pris en compte si ça devait être le cas. Je pense laisser une note ou un message lorsque je ferais la déclaration.Une dernière remarque, je trouve quand même bizarre de calculer les cotisations sur des sommes contenant des cotisations (même s'il y a un abattement forfaitaire). Mais bon, ce n'est pas le seul endroit, alors ... 😅
-- Yann EURL IS depuis 2019
Pour rigoler, j'ai essayé de poser la question à Gemini. C'est plutôt une cata, ça confirme qu'il ne faut pas faire confiance aux IA.
Même après plusieurs "échanges", en lui apportant les bonnes sources, il y a encore des erreurs.Par contre, il me dit un truc intéressant pour faire le choix entre montant réellement versé et celui du compte de résultat :
Le montant à retenir est celui de votre compte de résultat (Comptabilité d'engagement).
Pourquoi ? Parce que votre rémunération a été déduite de votre résultat fiscal de l'année 2025. Pour être cohérent, les charges sociales qui "vont" avec cette rémunération doivent être celles provisionnées pour l'année 2025 (vos comptes 641/644 + 6378).Je trouve ça plutôt logique, même si ça ne m'arrange pas (c'est le montant le plus élevé).
Ce qui est embêtant dans l'histoire, c'est qu'on fait une estimation des charges, on déclare cette estimation, et les charges réelles sont calculées à partir de cette estimation. Donc si je sous estime (volontairement ou non) l'estimation, je vais avoir un montant plus faible de cotisations, et donc qui collera plus avec ces charges sous estimées. C'est fou comme raisonnement.-- Yann EURL IS depuis 2019
C'est bien prévu par les texte que le revenu brut n'inclut que les cotisations payées et non les cotisations dues pour un gérant d'EURL à l'IS, aucun doute la-dessus.
Vous pouvez par exemple regarder la notice du parcours fiscalo-social qui indique :
Rémunérations brutes (DSEC/DSED) : déclarez le montant des rémunérations brutes perçues, y compris les avantages personnels (prise en charge des cotisations et/ou contributions sociales par la société, avantages en nature etc..), sans aucune déduction : - ne pas déduire les cotisations sociales et la part de CSG déductible fiscalement, - ne pas déduire les montants exonérés fiscalement (montants perçus au titre de l’intéressement, participation et abondement à ces montants dans un plan d’épargne retraite, cotisations Madelin etc...).
La constatation d'une provision n'est en rien un avantage en nature, c'est bien le paiement qui compte. C'est d'ailleurs parfaitement conforme aux Traitement et Salaires, qui est une catégorie de revenu qui fonctionne en comptabilité de trésorerie.
Après c'est une méthode comptable, si certains comptable adoptent la compta d'engagement au lieu de trésorerie, c'est qu'économiquement cela revient au même à la fin, il faut juste conserver la même méthode. Mais juridiquement c'est incorrect.Merci Léo pour votre retour.
Rémunérations brutes (DSEC/DSED) : déclarez le montant des rémunérations brutes perçues, y compris les avantages personnels (prise en charge des cotisations et/ou contributions sociales par la société, avantages en nature etc..), sans aucune déduction : - ne pas déduire les cotisations sociales et la part de CSG déductible fiscalement, - ne pas déduire les montants exonérés fiscalement (montants perçus au titre de l’intéressement, participation et abondement à ces montants dans un plan d’épargne retraite, cotisations Madelin etc...).
Quand je lis votre citation, je ne vois pas vraiment comment vous en déduisez que ce sont forcément les cotisations payées, et non les cotisations dues.
Se baser sur les cotisations réellement payés entraine un potentiel biais à mon sens :
Si ma rémunération a fortement augmenté en 2025 par rapport à 2024, j'ai réellement peu payé (le provisionnel se basant sur 2024), mais je prévois beaucoup de cotisations dans mon bilan. Si je mets ce que j'ai réellement payé, l'assiette est plus basse, et le calcul va m'amener à payer moins de cotisations. Comme j'aurais réellement moins payé de cotisations en 2025, je vais mécaniquement en payer également moins l'année suivante ...
A l'inverse, si ma rémunération a baissée en 2025, j'ai réellement trop payé. Mon bilan va prévoir des cotisations plus faibles. Comme je mets ce que j'ai réellement payé, l'assiette est plus haute, et le calcul va m'amener à payer plus de cotisations. Comme j'aurais réellement plus payé de cotisations en 2025, je vais mécaniquement en payer également plus l'année suivante ...
Donc in fine, ça ne me parait pas juste.
Pour ma part, cette année, c'est blanc bonnet et bonnet blanc, il y a 1% d'écart entre le bilan et le réel. Donc ça ne va pas changer grand chose.
Mais d'une part, je n'ai pas envie d'être hors la loi, et d'autre part, il faudra que je me tienne à la même méthode les prochaines années, et ça peut changer pas mal de choses.Je ne suis pas encore très avancé, et je suis étonné qu'il n'y ai pas plus de questions sur le sujet.
-- Yann EURL IS depuis 2019
Bonjour Yann,
Il y a bien un impact sur plusieurs années, si vous avez une régul° positive à payer l'année prochaine, celle-ci va majorer votre assiette en N+1, et inversement, si elle est négative, elle va minorer votre assiette en N+1. Ensuite, les cotisations provisionnelles N+2 seront basées sur cette assiette majorée ou minorée. Le résultat est donc que la variation de revenu entraine des conséquences sur plus de 2 années. Vous avez la possibilité de faire une déclaration de revenu estimé pour demander à ce que vos cotisations soient calibrées sur votre assiette prévisible au titre d'une année, et ainsi éviter la régularisation.
Sinon sur le concept de "prise en charge" = paiement, la provision n'est pas une prise en charge imposable, il faut qu'il y ait une diminution de dette pour constater l'accroissement de richesse taxable. Et il n'y a pas non plus de cotisations déductibles fiscalement si elles n'ont pas encore été payées, ce qui fait que si vous fonctionnez en compta d'engagement à l'IR au niveau des cotisations, vous déclarez un revenu non encore perçu et déduisez en face des cotisations non encore déductibles, ce qui est interdit. Mais cela ne vaut que pour l'IR des personnes physiques, la société a quant à elle bien une comptabilité d'engagement et peut donc anticiper les cotisations réelles via une provision.
Tout ça est un peu ardu avec une mécanique bien particulière mais c'est logique.Il y a bien un impact sur plusieurs années
Ca, on est complètement d'accord, d'où le fait de vouloir bien comprendre ce que je fais, et de le faire correctement.
Je dis bien qu'à très court terme, sur cette année, c'est quasiment pareil, dans mon cas. Mais qu'il peut y avoir des impacts sur plusieurs années selon la méthode de déclaration.Vous avez la possibilité de faire une déclaration de revenu estimé pour demander à ce que vos cotisations soient calibrées sur votre assiette prévisible au titre d'une année, et ainsi éviter la régularisation.
Quelque part, je peux "tricher" un peu avec ce système. (ce n'est pas mon but, j'essaye juste de comprendre la mécanique et les impacts).
Je vais essayer de prendre un exemple un peu caricatural (chiffres arrondis).Imaginons que je me rémunère 100 k€. Ça représente environ 45 k€ de cotisations sur l'ancien système (45%, je sais, c'est très macro).
Si j'avais en début d'année une estimation à 100 k€, je vais payer tout au long de l'année ces 45 k€. En fin d'année, je vais déclarer 145 k€, et donc le calcul des cotisations réelles va se faire sur cette assiette. Je vais donc avoir (145 k€ - 26% 145 k€) * 45% = 48285 € de cotisations
Maintenant, en début d'année, j'estime que mon revenu sera de 50 k€. Je vais payer au long de l'année 22,5 k€. En fin d'année, je me rémunère finalement 100 k€. Je vais déclarer 122,5 k€. Je vais donc avoir (122,5 k€ - 26% 122,5 k€) * 45% = 40 792 € de cotisations.
Si je fais ça tous les ans, je fais de belles économies, non ? 😅
Sinon sur le concept de "prise en charge" = paiement, la provision n'est pas un paiement, pas d'accroissement de richesse = pas de revenu, pas de paiement = pas de déductibilité au niveau du gérant. Et c'est une autre raison qui fait que vous ne pouvez pas inclure vos cotisations dues et non payées, vous allez procéder à une déduction fiscales de cotisations non encore réglées, ce qui n'est pas autorisée.
Tout ça est un peu ardu avec une mécanique bien particulière mais c'est logique.J'avoue, je n'ai pas bien compris.
C'est bien ce qui est fait dans le bilan. Les différents experts comptables que j'ai eu font une estimation des cotisations, l'inscrivent dans le bilan, et le déduise comme une charge.
Si je comprends ce que vous dites (mais je ne suis pas sur du tout), ça ne devrait pas être le cas ?Quoi qu'il en soit, je vous remercie pour le temps que vous prenez sur le sujet.
-- Yann EURL IS depuis 2019
Aucun problème, c'est un sujet que j'ai récemment creusé "en profondeur".
Vous dites : "Imaginons que je me rémunère 100 k€. Ça représente environ 45 k€ de cotisations sur l'ancien système (45%, je sais, c'est très macro).Si j'avais en début d'année une estimation à 100 k€, je vais payer tout au long de l'année ces 45 k€. En fin d'année, je vais déclarer 145 k€, et donc le calcul des cotisations réelles va se faire sur cette assiette. Je vais donc avoir (145 k€ - 26% 145 k€) * 45% = 48285 € de cotisations
Maintenant, en début d'année, j'estime que mon revenu sera de 50 k€. Je vais payer au long de l'année 22,5 k€. En fin d'année, je me rémunère finalement 100 k€. Je vais déclarer 122,5 k€. Je vais donc avoir (122,5 k€ - 26% 122,5 k€) * 45% = 40 792 € de cotisations.
Si je fais ça tous les ans, je fais de belles économies, non ? 😅"
Non c'est pas possible de sous-estimer, si la différence est trop importante il y a des pénalités. Et de toute façon, à ce rythme là, vous seriez dans une situation ou la régul augmenterait sans cesse, ce qui augmenterait vos cotisations, ce qui augmenterait la régul, etc.
Bonjour,
Avez-vous eu des réponses depuis le dernier message ?
Pour ma part jusqu'à cette année, je remplissais la case 1GB avec mes revenus nets. La je comprends qu'il faut rajouter la rémunération brute dans la case DSEC. Le problème c'est qu'en faisant ça, mon impôt est multiplié par 2. Et vous, comment fait-vous ?
Merci d'avance
C'est étonnant, remplir la case DSEC ne devrait avoir d'impact que sur vos cotisations sociales, pas sur votre impôt sur le revenu.
-- Yann EURL IS depuis 2019
J'ai enfin bouclé la déclaration, et je confirme que la case DSEC n'a pas d'impact sur le montant de l'impôt sur le revenu.
-- Yann EURL IS depuis 2019
Bonjour. C est pareil pour moi . Pourtant même revenu et situation que l' année dernière. Impot multiplié presque par 3. Avez vous des nouvelles depuis? Pour ma part j'ai contacté les impôts et j attends
- Message supprimé
Ecoutez, la notice dit clairement qu'ils ajoutent le montant des chèques vacances à la base imposable, c'est marqué noir sur blanc
CHÈQUES VACANCES DU TRAVAILLEUR INDÉPENDANT (DSCN/DSDN) Quel que soit le régime d’imposition de l’activité (y compris pour les travailleurs indépendants relevant du régime micro-fiscal), déclarez le montant des chèques-vacances versés au travailleur indépendant, déductible fiscalement, dans la limite d’un SMIC brut mensuel (1802 € au 01.01.2025). Le montant déclaré dans DSCN/DSDN est ajouté dans la base de calcul de la CSG-CRDS et seule la part excédant 30% du SMIC brut mensuel (541 € en 2025) est soumise à cotisations sociales.
Or cette base imposable inclut déjà la rémunération brute :
Rémunérations brutes (DSEC/DSED) : déclarez le montant des rémunérations brutes perçues, y compris les avantages personnels (prise en charge des cotisations et/ou contributions sociales par la société, avantages en nature etc..), sans aucune déduction. (...) Le montant déclaré dans la rubrique DSEC/DSED est ajouté dans la base de calcul des cotisations et contributions sociales.
Donc si on vous dit que finalement c'est une soustraction qui va être opérée et pas une addition, 2 possibilités :soit vous êtes tombé sur quelqu'un d'incompétent et vous allez payer 2 fois (cf supra)
soit la notice dit n'importe quoi
Dans tous les cas, ce n'est pas de la faute des gens du forum, donc restez poli.
mince j'ai supprimé mon post,
je pense que votre interprétation n'est pas bonne : (ce n'est pas une question d'addition ou de soustraction) mais de clacul different selon
le montant du cheque vacances qui sera soumis a csg/crds ou csg/crds+cotisation
le calcul est + facile pour eux dans ce sens
ci joint le calcul de l'urssaf sur mon courrier avec une déclaration dsec (comprenant les cheques vacances) a 12793€ et une dscn a 540€
Vous exercez votre activité en tant que gérant d'une société soumise à l'IS :- Les chèques vacances sont déjà inclus dans le revenu brut social déclaré dans le volet social (rubrique DSEC)
- Les chèques vacances déclarés en DSCN sont déduits par l’Urssaf dans l’assiette des cotisations sociales,
à hauteur maximum de 30% du SMIC brut mensuel (541 € en 2025)
La base retenue pour le calcul des cotisations sociales est : 12793€ - 26% d'abattement - 540€, soit 8927€.
La base retenue pour le calcul de la CSG/CRDS est : 12793€- 26% d'abattement, soit 9467€
L'incohérence est flagrante, la notice parle "d'ajouter le montant saisi à la base de calcul de la CSG/CRDS" et le courrier que vous avez reçu n'ajoute rien à la base de la CSG/CRDS, puisque la rémunération brute DSEC est censée déjà contenir les chèques vacances.
appel de cotisation reçu suite a la déclaration d'impôts
les chèques vacances sont bien déduits de la case dsec pour le calculen tout cas le calcul de l'urssaf est bon; pas de cotisation sur les cheques ancv sur les 540€
uniquement la csg crds a payer.
Etant donné le courrier je vais donc déclarer comme ils le disent.
Mon EC qui fait partie d'un grand groupe m'avait deja indiqué ce calcul, comme j'ai douté, j'ai voulu avoir
une réponse de l'urssaf qui indique la meme chose.
Apres chaque personne est libre de son interprétation et de déclarer ce qu'elle veut.
reste a savoir en cas de mauvaise information et d'erreur de déclaration qui paie l'erreur ....
bonne continuation et merci pour votre retourBonjour,
Est-ce que pour vous la nouvelle case DSEC = 1GB des impôts + ancienne case DSCA + CSG déductible ?
Merci
Gérant maj. EURL IS clot 30/09
J'aurais dit non parce qu'il faut aussi compter les cotisations facultatives (Madelin), qui n'étaient pas prises en compte dans l'ancienne case DSCA.
Etant un peu frileux cette année sur cette déclaration, j'ai pris le parti de faire une mention expresse, afin de valider avec les impôts ma bonne compréhension du sujet.
Je vous copie ce que j'ai mis, ça peut resservir.
Madame, Monsieur,
Dans le nouveau volet social, la déclaration de la rémunération brute (case DSEC) ne me semble pas hyper claire.
Notamment, il semble qu'il faille prendre les montants de cotisations réellement payés à l'urssaf, et pas ceux estimés lors du bilan, qui peuvent être plus juste en cas de variation de la rémunération. J'ai néanmoins appliqué la règle telle que comprise. Je vous mets ci-dessous les détails, et tiens évidemment à disposition les documents qui reprennent les différents chiffres.
J'espère avoir bien compris.Voici le détail des cases 1GB et DSEC.
La case 1GB est remplie avec :
Une rémunération de AAA € (cf. bilan 2025 de ma société)
BBB € de CSG / CRDS non déductible (cf. attestation Urssaf)
Soit un total de CCC €.
Dans la case DSEC, pour la partie cotisations, j'ai :
Ajouté les versements réellement effectués auprès de l'URSSAF sur l'année 2025 (soit DDD €)
Déduis la CSG et CRDS non déductible, soit BBB € dans l'attestation de l'URSSAF, déjà indiqué dans la rémunération du gérant (case 1GB)
Déduis également la CFP de 118 €
Ajouté les cotisations Madelin, soit EEE €
Ce qui donne FFF € de cotisations.
A cela, je dois rajouter la rémunération du gérant déjà déclarée en 1GB (la rémunération + la CSG/CRDS non déductible soit CCC €).
Je n'ai pas d'avantages en nature ou en espèces, ni d'épargne salariale. Donc je compte rien pour ces parties.
J'ai donc un total de GGG € pour cette case DSEC.Je reste à votre entière disposition pour toutes questions, et pour effectuer les corrections nécessaires en cas d'erreur.
J'espère avoir bien compris et déclaré les bons montants.
Je vous tiendrais au courant si j'ai des retours.-- Yann EURL IS depuis 2019
Bonjour,
Je rebondis ici au sujet de la régularisation des cotisations provisoires 2025.
De ma compréhension, la nouvelle assiette sera utilisée pour la régularisation des cotisations 2025, qui devrait être pour simplifier : net perçu en 2025 + cotisations (provisoires) payées en 2025
Je suis dans le cas où ma rémunération a fortement diminué par rapport à 2024. Donc les cotisations provisoires 2025 sont très élevées par rapport au net perçu.
La rémunération brute serait donc gonflée artificiellement par ces charges provisoires, et donnerait donc un montant de cotisations sociales surélevé pour la régularisation 2025.
L'an prochain, la rémunération brute 2026 incluant également des charges sociales surélevées... sera également surélevée, et ainsi de suite sans fin.
Est-ce que mon raisonnement est valide... ? Et si oui y'a-t-il des solutions ?
Est-ce qu'il y a d'autres personnes dans cette situation ?
J'ai effectué une demande à l'URSSAF par écrit, car ils n'ont pas su me répondre au téléphone, ci-dessous pour info
Objet : Application de la réforme de l'assiette sociale à la régularisation 2025 – Gérant majoritaire SARL à l'IS
Madame, Monsieur,
Je suis gérant majoritaire d'une SARL soumise à l'impôt sur les sociétés et cotisant au régime des travailleurs indépendants.
L'article 18 de la LFSS 2024 (loi n° 2023-1250 du 26 décembre 2023), dans sa rédaction issue de l'article 13 de la LFSS 2025, prévoit que la réforme de l'assiette sociale s'applique aux travailleurs indépendants non agricoles « à compter de la régularisation … appliquée aux cotisations dues au titre de l'exercice 2025 ».
Cette formulation soulève une ambigüité d'interprétation : la nouvelle assiette s'applique-t-elle à compter de cette régularisation en l'incluant, ou seulement aux cotisations postérieures à celle-ci, c'est-à-dire aux seules cotisations provisionnelles 2026 ?
Ma première question est donc :
1) La nouvelle assiette sera-t-elle utilisée pour le calcul de la régularisation des cotisations dues au titre de l'exercice 2025, ou uniquement pour les cotisations provisionnelles 2026 et suivantes ?
Si la nouvelle assiette s'applique dès la régularisation 2025, une deuxième question se pose.
L'objectif affiché de l'article 18 de la LFSS 2024 est que ce changement « ne doit pas entraîner d'augmentation globale du montant des cotisations et contributions sociales dues par les travailleurs indépendants », les taux ayant été ajustés en conséquence pour maintenir cette neutralité financière. Or ma situation crée un effet contraire à cet objectif :
- Ma rémunération 2025 est significativement inférieure à celle de 2024
- Mes cotisations provisionnelles 2025 ont été réajustées en cours d'année sur la base de mon revenu 2024, nettement supérieur à mon revenu réel 2025
- La rémunération brute 2025 intégrant ces cotisations provisionnelles élevées serait donc artificiellement gonflée au regard de mon revenu réel 2025, entraînant une hausse des cotisations définitives sans lien avec mon niveau de revenus effectif
Ce gonflement ne se limiterait pas à la seule régularisation 2025 : les cotisations provisionnelles 2026 étant calculées sur la base du revenu brut 2025, elles se trouveraient à leur tour surdéterminées, reproduisant et pérennisant l'effet de base artificiel sur les années suivantes.
2) Existe-t-il un mécanisme permettant de corriger cette situation, par exemple en recalculant les cotisations provisionnelles 2025 sur la base de ma rémunération réellement perçue en 2025, afin que la rémunération brute 2025 reflète fidèlement mon revenu effectif ?
Je vous remercie de bien vouloir me préciser le traitement applicable, idéalement en indiquant les textes ou instructions de référence.
L'an prochain, la rémunération brute 2026 incluant également des charges sociales surélevées... sera également surélevée, et ainsi de suite sans fin.
Bonjour,
Une piste que vous avez peut-être omis est que vous allez prochainement avoir une régularisation négative pour 2025, laquelle va diminuer votre assiette pour 2026, par imputation sur les cotisations à régler.
Le mieux reste tout de même de faire une déclaration de revenu estimé (même vers la fin d'année), de préférence avec un comptableCertes la régularisation va être négative. Mais pas autant que si le calcul avait été fait avec l'ancienne assiette. D'où l'effet de gonflement au moment de l'application de cette réforme.
Je suis d'accord que déclaration de revenu estimée peut aider à atténuer pour les prochaines années. Mais pour complexifier le calcul, la déclaration est maintenant une rémunération brute qui intègre donc aussi les charges sociales... Donc si on intègre les charges payées en cours d'année, il vaudrait mieux le faire au début qu'à la fin, non ?
Je ne suis pas spécialiste des règles pré-réforme, mais en théorie la réforme ne change rien à votre situation (si vous avez un peu de temps, lire l'article L 131-6 V pre-réforme). En clair, si vous aviez payé (et donc déduit) trop de cotisations par rapport à votre rémunération, l'administration calculait déjà une assiette à partir du brut, et donc vous aviez une assiette plus élevée que simplement votre rémunération imposable.
Moi non plus, c'est pour cela que je galère, mais de ma compréhension, non. L'assiette brute "recalculée" ne concernait que la CSG/CRDS.
Pour ceux-ci, les barèmes indiquaient par exemple "9,70% du revenu professionnel + cotisations sociales obligatoires". Pour avoir décortiqué le simulateur, il prenait les cotisations sociales calculées pour la même année à partir du net.
Alors que maintenant il faut fournir un brut, comprenant, et c'est le problème, les cotisations de l'année précédente.
@Florent, ce que vous soulevez est exactement ce qui m'embête depuis le début de cette déclaration.
Je ne trouve pas ça logique. Déjà, calculer les cotisations sur un total qui inclus les mêmes cotisations, j'ai du mal. Mais là, le décalage possible me fait un peu peur. En cas de grosse baisse de revenu, il faudra bien anticiper la modulation des provisions, pour éviter le deuxième effet kiss cool.J'ai compris sur le principe les explications de Léo, mais c'est vrai que ça aurait été plus réaliste de partir sur l'estimation des cotisations dans le bilan, basé sur la rémunération réelle.
-- Yann EURL IS depuis 2019
Il suffirait de regarder sur un échéancier 2025, la base de calcul doit pouvoir différer du montant déclaré en 1GB (même en l'absence de cotisations madelin), à cause d'un montant de CS provisionnelles trop faible ou trop important, ce qui indiquerait qu'il n'y a rien de nouveau avec la réforme.
Les simulateurs officiels ne gèrent pas l'aspect déclaratif et raisonnent "au réel", sans tenir compte du décallage dans le temps.
@Yann ça serait logique mais c'est certain qu'on ne peut raisonner en comptabilité d'engagement pour un gérant à l'ISOui effectivement j'ai regardé et j'ai des échéanciers où la base de calcul CSG/CRDS est différente et correspond à l'année N-1. Donc cela ne change pas pour cette partie.
Reste que les cotisations CSG/CRDS ne représentent grosso modo qu'1/3 du total des cotisations...
Ok mais je parlais de la base des cotisations et non de la CSG/CRDS, puisque vous dîtes qu'avec l'ancien système vous n'auriez eu comme base que votre rémunération imposable déclarée, or cela semble contre-dire l'ancienne version de l'article 131-6
Si on parle bien de la régularisation (cotisations définitives) pour l'année N, pour moi la base de cotisation était :
rémunération nette de l'année N pour tout sauf CSG/CRDS
rémunération nette de l'année N + cotisations versées l'année N (= cotisations provisoires basées sur la rémunération N-1 +/- solde de régularisation de l'année précédente)
Et sauf erreur, c'est ce que je vois sur mes régularisations URSSAF.
Hmm ok, en fait dans le tableau qui donne les CS définitives pour 2024, la question est de savoir si la colonne qui indique la base pour les cotisations est exactement ce que vous aviez déclaré en case 1GB pour la déclaration des revenus de cette année là (faite en 2025).
A priori oui, mais en théorie cela ne devrait pas être le cas car pour la case 1GB on additionne les CSG/CRDS non-déductibles (comme expliqué plus haut dans ce fil).
Mais j'ai l'impression que mon EC l'a fait certaines années, d'autres non, selon l'interlocuteur... Par exemple en 2024 oui, en 2025 non.
Bonsoir
Meme si trop tard pour vous
dans un cas comme le votre le mieux est d aller sur le site de l urssaf l'année de la baisse du revenu pour réduire les prélèvements des acomptes provisoires ...
Ensuite meme si les avis des experts comptables divergent,
a défaut d'ajustement des acomptes il est possible sous réserve de votre statut social de provisionner le remboursement de cotisations à venir et donc de baisser le superbrut ...
Bon we à tous
Michel Bohdanowicz Expert-comptable / commissaire aux comptes <a href="https://compta.net" rel="nofollow noopener">https://compta.net</a> Un cabinet ultra connecte <a href="https://compta.net/cabinet-connecte" rel="nofollow noopener">https://compta.net/cabinet-connecte</a>
mbohda> c'est ce que je v faire (reculer pour mieux sauter) mais je trouve ça franchement ridicule, et surtout ca déplace la complexité chez les déclarants qui vont devoir jongler et changer leurs méthodes de provisioning....
sinon je viens de recevoir ma regul 2025 suite à ma déclaration des impots.... en gros à salaire égal, entre avant réforme et après réforme, je paye 10% de plus, super, c'est pour mon bien parait-il.... je n'avais pas mesuré les impacts de cette réforme, qui fait exploser mes cotisations sociales.... j'espère que c'est juste transitoire....
En ce qui concerne les chèques vacances, ces derniers sont entièrement soumis à CSG-CRDS.
Or la case DSEC est abattue forfaitairement de 26% pour le calcul de l'assiette CSG-CRDS.
En toute logique les chèques vacances ne doivent donc pas être inclus dans la case DSEC mais ont un "traitement particulier" avec une case DSCN
Application par l’Urssaf d’un abattement forfaitaire pour déterminer l’assiette des cotisations sociales et de la CSG-CRDS Un abattement forfaitaire remplace la déduction des cotisations sociales et de la part de CSG déductible.
Un traitement particulier est prévu pour les chèques-vacances attribués au chef d’entreprise, intégralement soumis à la CSGCRDS mais déductibles, dans limite de 30% du SMIC brut mensuel, de l’assiette des cotisations sociales.CHÈQUES VACANCES DU TRAVAILLEUR INDÉPENDANT (DSCN/DSDN) Quel que soit le régime d’imposition de l’activité (y compris pour les travailleurs indépendants relevant du régime micro-fiscal), déclarez le montant des chèques-vacances versés au travailleur indépendant, déductible fiscalement, dans la limite d’un SMIC brut mensuel (1802 € au 01.01.2025). Le montant déclaré dans DSCN/DSDN est ajouté dans la base de calcul de la CSG-CRDS et seule la part excédant 30% du SMIC brut mensuel (541 € en 2025) est soumise à cotisations sociales.
L'urssaf avait montré un diagramme de la séquence de calcul:
https://www.youtube.com/live/fnOnnZC55EQ?si=9aN5ppduQzfxe77J&t=720
--- Paix sur terre aux femmes et aux hommes de bonne volonté.
Le retour écrit URSSAF partagé plus haut me semble assez déterminant.
Si je le comprends bien, pour un gérant de société à l’IS, les chèques-vacances sont inclus dans le revenu brut social DSEC, puis déclarés aussi en DSCN pour permettre à l’URSSAF de les retraiter : CSG-CRDS due, mais exonération de cotisations sociales dans la limite de 30 % du SMIC.
La notice 2041 n’est pas très intuitive sur ce point, car elle distingue DSEC et DSCN sans expliquer clairement la mécanique. Donc je suivrais l’écrit URSSAF, tout en conservant la notice, le détail du calcul et l’appel de cotisations.
À mon sens, vu l’ambiguïté, le vrai enjeu est surtout de pouvoir démontrer une méthode cohérente et de bonne foi, plus que de craindre une qualification de mauvaise foi. (Sauvegarder la notice )
Mais alors c'est contradictoire avec la séquence de calcul donnée par l'URSSAF elle-même sur sa chaine officielle:
https://www.youtube.com/live/fnOnnZC55EQ?si=9aN5ppduQzfxe77J&t=720
Assiette sociale = Cheque vacances + assiette CSG-CRDS
Assiette sociale = Cheque vacances + ( 0.74 * Revenu brut social en DSEC )
Ce qui voudrait dire que si on ajoute les Chéques vacances dans le revenu brut social ( celui déclaré en DSEC avant abattement ), l'assiette sociale intègrerait : Chèques vacances + 0.74 * Chéques vacances = 1,74 * Chèques vacances
Je ne vois aucune raison logique pour que l'assiette sociale intègre 174% du montant des chèques vacances.
En tous cas pour la part exonérée de cotisations ( 30% du SMIC brut mensuel )
--- Paix sur terre aux femmes et aux hommes de bonne volonté.
j'ai eu une réponse écrite de l'URSSAF+ confirmation par téléphone.
j'ai reçu mon appel de cotisation et il est bien déduit les chèques vacances des cotisations.
les chèques vacances sont a noté avec le dsec et en dscn.
seul la CSG CRDS est a payer pour mes chèques vacances.
je ne peux pas vous dire mieux.
même si certains ici doutent, je peux envoyer mon appel de cotisation
Avant de répondre, je pense qu’il faut distinguer deux choses : la logique du moteur URSSAF et la lecture des documents officiels.
La notice 2041-DRI distingue bien DSEC pour les rémunérations et DSCN pour les chèques-vacances. Elle dit aussi que les chèques-vacances sont à déclarer en DSCN/DSDN, avec soumission CSG-CRDS et exonération de cotisations dans la limite de 30 % du SMIC.
Le support du webinaire URSSAF/DGFiP (Page 11) va dans le même sens conceptuel : revenu brut social abattu de 26 % pour obtenir l’assiette CSG-CRDS, puis chèques-vacances traités comme situation particulière pour passer à l’assiette sociale.
Donc si un déclarant met les chèques-vacances uniquement en DSCN, je vois mal comment on pourrait lui reprocher une mauvaise foi : il applique une lecture raisonnable des documents officiels. Si l’URSSAF attend en réalité DSEC + DSCN, il faudrait surtout qu’elle le dise plus clairement.
À mon avis, le bon réflexe est de sauvegarder la notice, le support du webinaire, le calcul retenu et l’appel de cotisations reçu ensuite. Le vrai sujet me semble être une éventuelle correction technique, pas une mauvaise foi.
Si c'est avéré il y a clairement eu un raté, à moins d'être devin, je ne vois pas comment quelqu'un peut raisonnablement se dire qu'il faut ajouter les chèques vacances dans les 2 cases, à la seule lecture de la notice.
Wil76,
Confirmez-vous avoir recalculé et retrouvé les cotisations Maladie, CAF, IJ, retraites B1 B2 C1 C2, invalidité, à partir d'un revenu brut social déduit des ANCV (jusqu'à 546€) ?
Attention les taux ont changé et le taux maladie est compliqué à présent à calculer car il est progressif avec une petite formule sympa ;-)
Désolé d'insister, j'ai du mal à le croire, bien que ce soit clairement indiqué dans slide à 15'30 de la vidéo !
Merci encore,
Gérant maj. EURL IS clot 30/09
"Assiette sociale = Cheque vacances + assiette CSG-CRDS
Assiette sociale = Cheque vacances + ( 0.74 * Revenu brut social en DSEC )"
--> Non Kariboo, il faut suivre le sens de la flèche violette.
Assiette CSG-CRDS - ANCV 540€ max = Assiette sociale.
Et donc Wil76 qui a déjà son estimation urssaf le constate bien.
Pfff, y'aura bcp d'erreurs je pense...
Remarque quand on voit la formule de calcul du taux maladie, on pourrait penser que tout est fait pour qu'on ne puisse pas contrôler que eux aussi n'en font pas 😱
Gérant maj. EURL IS clot 30/09
Hello
evidemment le sens de la flêche ne m'avait pas échappé mais je ne l'avais pas compris dans ce sens.
Le fait de placer l'opérateur après la variable à laquelle elle s'applique c'est s'affranchir de toute convention mathématique que l'on emploi pour écrire des équations. Du jamais vu, sauf à écrire de droite à gauche comme si c'était en arabe.
La magie du "en même temps".
PS: Personnellement je ne me verse pas de chèque vacances
--- Paix sur terre aux femmes et aux hommes de bonne volonté.
Bonjour,
Pour information, je viens d'appeler les impôts car je trouvais les choses pas très claires après lecture de ce fil.
Après avoir précisé ma situation (EURL à l'IS, je ne fais que de la prestation et ne me verse pas de dividendes), ils me disent aussitôt que dans ce cas c'est très simple : dans la case DSEC, je dois reporter mon CA 2025 tel quel.
J'en reste perplexe...
Cela n'ajoute que 2% par rapport au calcul que j'avais fait (c'està-dire case 1GB + CSG déductible + cotisations obligatoires et facultatives), donc foncièrement ça ne doit pas avoir un énorme impact, mais ça me paraît quand même très approximatif comme réponse.Non, c'est n'importe quoi, le bénéfice (et non CA) c'est pour les sociétés à l'IR.
Moi ils m'ont renvoyé par message "NOTICE RELATIVE A LA DECLARATION FISCALE ET SOCIALE UNIFIEE" (cerfa 52348#06) page 18 (voir plus haut)
Rémunérations brutes (DSEC/DSED) : déclarez le montant des rémunérations brutes perçues, y
compris les avantages personnels (prise en charge des cotisations et/ou contributions sociales par la
société, avantages en nature etc..), sans aucune déduction :
- ne pas déduire les cotisations sociales et la part de CSG déductible fiscalement,
- ne pas déduire les montants exonérés fiscalement (montants perçus au titre de l’intéressement,
participation et abondement à ces montants dans un plan d’épargne retraite, cotisations Madelin
etc...).
Attention, la case 1GB peut comprendre déjà une part de cotisations...
Bon, tout le monde a déjà probablement rempli ses déclarations et s'en fiche maintenant...
L'URSSAF a répondu aujourd'hui à ma demande copiée plus haut. Ils m'ont juste renvoyé ce document sans répondre aux questions posées: https://www.urssaf.fr/files/live/sites/urssaffr/files/outils-documentation/formulaires-modeles/Independant-Notice-revenus-2025.pdf
J'avais anticipé et pris RDV physique hier. C'était complètement inutile. La "gestionnaire" que j'ai vu ne savait même pas que toutes les cotisations (pas seulement la CSG/CRDS) étaient maintenant calculées sur le brut. Elle m'a sorti un mail qui nous a été envoyé en disant qu'elle n'avait rien d'autre. A la question de savoir comment étaient calculées les cotisations, elle m'a renvoyé vers les impôts (!).
Son collègue d'à côté n'était guère mieux renseigné. Le seul conseil valable a été de demander une modulation des cotisations, mais trop tard car pour 2026 (ils ne peut pas revenir sur les provisionnelles 2025)Il paraît qu'on peut ouvrir une réclamation et un conseiller juridique nous expliquera ce qui est écrit dans la loi.
La dernière piste qu'il me reste c'est d'essayer de revoir la provision de mes cotisations dans mon bilan 2025 (qui a été clôturé), si mon expert-comptable daigne vouloir me répondre et traiter le sujet... (pour info, c'est Keobiz, et je ne recommande pas: beaucoup d'erreurs, d'oubli, et que des réponses vagues et minimalistes aux questions posées)
Pour info également, (contrairement a ce qui est écrit plus haut dans ce fil), depuis 2022, il n'y a plus de pénalisé si l'on demande une modulation trop importante à la baisse des cotisations: l'article 19 de la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 (JORF n°0299 du 24 décembre 2021) a supprimé les deux dernières phrases de l'alinéa de l'article L. 131-6-2 prévoyant la majoration de retard en cas de sous-estimation du revenu de plus d'un tiers.
De là à penser que l'on peut y recourir pour baisser son brut de l'an prochain...
Suite et fin: mon EC m'a indiqué que la seule chose que je pouvais faire tout en restant dans la légalité était de déduire la provision des cotisations (montant important dans mon cas) du montant DSEC. Apparemment chaque année ils ajoutaient une provision aux cotisations au titre de la "prudence fiscale", ce qui a pour effet de diminuer l'IS.
L'autre solution serait de mettre une provision très négative, mais il faudrait renvoyer une liasse fiscale avec un montant d'IS plus important et les impôts appliqueraient une pénalité de 10% sur la différence.Il m'a aussi indiqué que l'URSSAF allait soustraire 1GB de DSEC pour calculer les cotisations, mais je ne comprends pas pourquoi... Pour moi c'est DESC-26% qui sert d'assiette.
Suite et fin: mon EC m'a indiqué que la seule chose que je pouvais faire tout en restant dans la légalité était de déduire la provision des cotisations (montant important dans mon cas) du montant DSEC. Apparemment chaque année ils ajoutaient une provision aux cotisations au titre de la "prudence fiscale", ce qui a pour effet de diminuer l'IS.
Il vous conseille de garder la même méthode comptable au niveau urssaf, mais après de là à dire que c'est l'unique manière de rester dans la légalité, c'est original, sachant qu'il s'agit d'une liberté prise avec la loi dès le départ. En effet, aucune comptabilité d'engagement n'est possible au titre des traitements et salaires, peu importe que la société elle-même pratique la compta d'engagement, il faut en principe dissocier les 2.
Vous avez raison, il n'y a pas l'air d'y avoir de sanctions spécifiques en cas de sous-estimation trop importante, après la loi dit que l'indépendant déclare "son revenu estimé", donc cela implique 0 notion d'option de paiement en mode provisionnelle ou via régularisation par exemple (vu qu'on est sur un forum, autant le préciser). Mais en terme de "gains" à sous-estimer, il ne peut être que temporaire.Bonjour
Je vois que ce post date un peu mais le sujet de la ligne DSEC de la déclaration des impots me fait souci.
Je suis une EURL soumise à l'IS. C'est ma société qui paie les cotisations sociales (retraite, retraite complementaire, ursssaf, csg, crds). Pas de dividendes, pas d'avantages en nature.
Ma remuneration nette en 2025 a été de 12 000. Ma question est de savoir quel montant mettre sur la ligne DSEC.
Dans le guide l'URSSAF, il est écrit ceci : Reportez dans cette rubrique le montant des rémunérations brutes perçues, y compris les avantages personnels (prise en charge des cotisations sociales par la société, avantages en nature etc…)
J'ai envoyé un message aux impôts pour poser la question et voici la reponse :
-Ce qui doit être déclaré :
le montant brut de la rémunération perçue , ainsi que la CSG/CRDS afférente (ces montants sont à reporter dans la case1GB formulaire 2042).
-Ce qui n’est pas à déclarer : les cotisations retraite (base ou complémentaire Madelin) ne sont pas reportées séparément dans la rubrique DSEC ; elles sont déjà incluses dans le calcul du salaire brut.
Il me semble que la reponse des impôts est differente de celle du guide de l'URSSAF. Dois je rajouter à la ligne DSEC les cotisations de la retraite ? Comment avez vous procédé ?
Merci de vos reponses
Il me semble que c'est tout à fait clair, toutes les cotisations sont à inclure dans le brut, qui correspond à la case DSEC. La réponse que vous a fait les impôts n'est pas géniale, mais elle signifie cela.
Toutes les docs ont été posées dans ce fil: "NOTICE RELATIVE A LA DECLARATION FISCALE ET SOCIALE UNIFIEE" (cerfa 52348#06) page 18
et
Bonjour,
Le superbrut (dans votre cas d’après les infos que vous donnez) comprend :
net imposable (net + crds + csg non déductibles + part cotisations facultatives non déductibles + avantages en nature)
Cotisations payées (voire provisionnées : attention toujours garder la même méthode) à l’URSSAF (hors crds et csg non déductible déjà comptés dans le net imposable)
Cotisations facultatives déductibles (la part non déductible est déjà dans le net imposable).
Pas d’infos sur chèques vacances, intéressement, avantages en nature particuliers…
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
Bonjour à tous,
Je me permets d'écrire aujourd'hui, car il y a quelque chose qui doit m'échapper dans ce nouveau mode de déclaration.En effet, l'année dernière (2025), j'ai touché une rémunération de 0 euros en tant que gérant majoritaire (TNS d'une EURL soumise à l'IS) et aucun dividende ou autre avantage. Pour autant, la société a payé un peu plus de 6 000 euros de cotisations en 2025 dont environ 4 000 euros à titre provisionnel pour 2025.
Suite à la déclaration dans la case DSEC de la somme des cotisations versées en 2025, l'URSSAF fait un remboursement de 1 700 euros. Cela fait pour l'année 2025 des charges sociales pour mon compte d'environ 2 300 euros, alors qu'on devrait, d'après moi, être au minimum des cotisations sociales dans mon cas (rémunération de 0 euro).Est-ce que j'ai fait une erreur dans ma déclaration ? Aurais-je dû faire différemment ?
Merci d'avance pour vos réponse.
Bonjour,
je suppose que ce n'est pas la première année d'activité et que la rémunération était supérieure les années d'avant ?
Si oui, bienvenue au club de ceux qui se font enfiler par la réforme. Les calculs sont maintenant faits sur l'assiette brute (incluant cotisations), ce qui n'était utilisé précédemment que pour CSG/CRDS.
Par acquis de conscience, vous pouvez vérifier les calculs avec le simulateur de l'URSSAF, et et poser une réclamation si jamais le calcul est douteux.
Le simulateur me donne 2046€ de cotisations pour 6000€ de brut. Mais le détail est fourni sur votre appel à cotisations...
La raison pour laquelle vous ne retrouvez pas les cotisations minimales est que vos cotisations définitives 2025 incluent des cotisations sur une régul de 2 000 € au titre de 2024, qui n'a pas été soumise à cotisations sociales au titre de 2024. La régul créé un décalage des cotisations sur cotisations : cette année, vous allez avoir -1700 € de revenu brut, et donc économiser environ 500 € (30% de 1 700 €).
Bonjour leo-fisca.
Votre réponse m'interpelle. Vous mentionnez des cotisations sur cotisations. Mais en 2024, la réforme n'était pas en place, donc les cotisations pour l'année 2024 se basent sur le net perçu en 2024. Parce que le net était supérieur en fin d'année que le prévisionnel, une régularisation a lieu. Cette régularisation 2024 fait que l'ensemble des cotisations + le net 2024 correspondent au brut 2024.
La réforme commence en 2025. Donc le point de départ pour cette logique est de prendre le brut 2025. Y inclure la régularisation ne fait aucune sens (même si c'est ce qui semble se passer). Cela sous entend que les cotisations 2024 n'étaient pas suffisantes, or, c'est faux puisqu'elles se basaient sur l'ancien calcul.
On se retrouve avec une situation absurde. Soit le TNS :
n'a pas eu de régularisation en 2025 sur les revenus 2024. Et donc il démarre la réforme au mieux. Il ne doit rien de plus où de moins que ce que sont brut 2025 exige.
a eu une régularisation négative (trop perçu de l'URSSAF). Et donc son brut 2025 est faussé à son avantage. Il va payer moins que ce qu'il devrait. Cela va se propager l'année suivante (puisque ses cotisations 2025 payées en 2026 ont été injustement minorées), et ainsi de suite.
a une une régularisation positive (cotisation supplémentaires à payer). Cette régule 2024 est là pour ajuster le montant dû au titre de l'année 2024, qui est basé sur un montant de rémunération net. Une fois cette régularisation payée, si la réforme était passée une année plus tard, la présence où non de cette régularisation aurait été indolore. Mais parce que la réforme arrive cette année 2026 (sur les revenus 2025), on lui dit : Ha, ce montant de cotisations sur lequel tu es à jour pour 2024, on va te le charger une 2ème fois. Cela va d'ailleurs gonfler ta rémunération brute 2026, ainsi que 2027, ... Pas de chance, à un an près, tu paies plein pot une charge indue, car on n'a pas pensé qu'il fallait commencer à prendre les régules à partir des revenus 2026. Bonne faillite et à bientôt...
Il reste quelque chose qui m'échappe. On est d'accord que dans ce scénario, si le TNS a une régule en 2023 au lieu d'en 2024, il ne perd pas des milliers d'€ sans raison logique ? Ses cotisations 2024 n'auraient pas été impactées par la régule 2023 ?
Vous vous en doutez peut être, je suis dans la 3ème catégorie, bien dégouté 😝
@misterben oui on se retrouve bien dans cette situation absurde que je décris déjà plus haut dans mon premier post, ainsi que mes échanges avec l'URSSAF. Bienvenue au club !
Perso j'attends mon appel à cotisations, puis je compte poser une réclamation. Mais je m'attends à ce qu'il me répondent juste qu'ils ont appliqué la loi telle qu'elle est écrite...
Je comprends l'idée, nous avions eu un échange sur un autre sujet et cela tournait autour de ce même point.
Personnellement, je préfère (et connais mieux) les règles post-réforme, mais vu qu'on s'intéresse ici aux règles avant réforme, j'aimerais bien savoir si vous êtes tous sûrs d'avoir payé jusqu'en 2024 des cotisations calculées sur votre rémunération imposable telle que déclarée en 1GB.
Car d'après ce que je peux voir, il semblerait qu'avant réforme, pour obtenir l'assiette nette sur laquelle étaient calculées les cotisations définitives, l'Urssaf prenait votre revenu imposable, rajoutait les cotisations déduites, puis appliquait une inversion pour "reconstituer" une assiette nette (reconstitution à partir du brut).
Le mécanisme de détermination de l'assiette nette décrit à l'article 131-6 V du CSS (version avant réforme) : [(Revenu net imposable + cotisations déduites) x taux des cotisations] / (1 + taux des cotisations).
Curieux d'avoir vos retours sur ce sujet, ça a l'air conforme à la loi et personne ne se retrouverait lesé (en théorie).C'est exactement cela Léo.
Jusqu'en 2024, j'ai payé mes cotisations basées sur mon revenu net (1GB). Donc quand je reçois en 2025 une régularisation sur 2024, c'est parce que mon net était plus élevé que 2023 et que mes acomptes URSSAF étaient insuffisants. Donc en payant cette régularisation basée sur mon net 2024 en 2025, je suis à jour de mes cotisations 2024 (basées sur le calcul d'avant réforme).
J'ai repris le détail du calcul de mes cotisations définitives 2024 : Le seul montant dont le calcul d'applique à partir du Net+Charges, c'est le calcul de la CSG/CRDS. Et il est donc normal que je reçoive une régularisation sur ma CSG. Tous les autres montants de cotisations sont basés (Base de Calcul Retenue) sur mon revenu net. Il est donc insensé que l'augmentation de mes charges (régularisation) donne lieu à un nouveau calcul de charges pour 2024.
Les faire rentrer en compte dans le calcul du brut pour 2025 est donc une aberration, car cela induit que ce que j'ai payé pour 2024 n'était pas suffisant.
La logique fonctionne pour les années suivante, c'est vraiment l'année de transition qui pose problème. Imaginons que la réforme soit entrée en vigueur pour 2024 et non 2025. Alors mon brut 2024 (net + prévisions basées sur 2023) aurait été inférieur au réel puisque j'ai dû prendre une rémunération plus élevée. Dans cette situation, il paraitrait normal que ma régul 2024 soit prise en compte en 2025 pour rattraper cet écart. Sauf que voilà, la réforme s'applique à partir des revenus 2025, et il est totalement faux et injuste de considérer que je ne suis pas à jour de mes cotises 2024 en faisant entrer la régule 2024 dans mon brut 2025.
De même que certains chanceux pourrait avoir une régularisation de -10k€ en 2024, ce qui fait que leurs cotisations seront bien moindres que ce qu'ils devraient réellement payer (tant mieux pour eux), et que cela aura un effet sur les années suivantes.
J'attends le retour de l'URSSAF. Je suis curieux et inquiet du retour que je vais avoir, car de mon point de vue il y a ici un gros loupé dans la mise en place du calcul qui nécessite une exception pour la première année, mais comme c'est un raté national, ils sont capable de dire que c'est comme ça et qu'on ne peut pas faire autrement.
Peut être envisager une procédure groupée ?
Merci pour votre retour.
Dernière question : vous ne déduisiez que les CS payées, ou bien aviez-vous pour habitude de déduire les CS dues et non encore payées (pratique théoriquement interdite, mais assez répandue j'ai l'impression).
Donc pour moi, s'il est avéré que l'urssaf n'utilisait que le montant déclaré en 1GB pour déterminer l'assiette, j'avoue que je ne comprends pas comment cela s'articule avec l'article 131-6 ancien du CSS (voir lien ci-dessus) qui prévoyait que l'assiette nette soit reconstituée chaque année à partir du brut, peut-être une liberté prise par l'urssaf...
@lea-fisca auparavant, 2 assiettes étaient utilisées:
assiette nette = 1GB = rémunération nette + cotisations non déductibles (une partie de CSG/CRDS)
assiette brute = rémunération nette + cotisations sociales, utilisée seulement pour calculer la CSG/CRDS
Pour vous en convaincre, vous pouvez effectuer une simulation sur le site de l'URSSAF en cliquant en bas sur la version 2024: https://mon-entreprise.urssaf.fr/simulateurs/ind%C3%A9pendant et en cliquant sur les hyperliens et boutons "déplier" pour obtenir le détail d'un calcul. Avec ceci, mes appels de cotisations, et les barèmes, j'ai reconstitué des feuilles excel qui donnent les bons résultats.
l'article 131-6 I du CSS (version avant réforme) indique bien
"Les cotisations (...) sont assises sur une assiette nette constituée du montant des revenus d'activité indépendante à retenir, (...), diminuée du montant de cotisations calculé selon les modalités fixées au V."
Ce qu'ils désignent "assiette nette" c'est en réalité le brut.
Je suis au courant, le problème c'est que l'article 131-6 avant réforme prévoit un mécanisme de détermination de l'assiette qui n'est pas simplement "le montant déclaré en case 1GB" (cf supra), et qui fait intervenir à la fois le revenu brut de cotisation et le taux des cotisations . Mais il n'aurait pas été utilisé.
Donc pour être clair on peut prendre un exemple : si vous créez une SARL en 2023 et que vous vous rémunérez 40 000 €, vous avez dû payer environ 5 000 € de cotisations forfaitaires de début d'activité. A la lettre de l'article 131-6 pré-réforme, l'urssaf était censé déterminer l'assiette des CS comme ceci :
- Rémunération + cotisations déduites = 45 000 €
- Taux des cotisations : 45%
- cotisations à déduire pour déterminer le net : (45 000 € x 45%) / (1 + 45%) = 13 965 €
- assiette = 45 000 - 13 965 € = 31 034 €
Donc on est loin des 40 000 € déclaré en case 1GB.
Article 131-6 pre-réforme
I.-Les cotisations de sécurité sociale dues par les travailleurs indépendants non agricoles ne relevant pas du dispositif prévu à l'article L. 613-7 sont assises sur une assiette nette constituée du montant des revenus d'activité indépendante à retenir, sous réserve des dispositions des II à IV du présent article, pour le calcul de l'impôt sur le revenu, diminuée du montant de cotisations calculé selon les modalités fixées au V.II.-Les revenus mentionnés au I sont établis avant déduction au titre de l'impôt sur le revenu des sommes suivantes :
1° Les exonérations fiscales ;
2° Les moins-values à long terme prévues à l'article 39 quindecies du code général des impôts ;
3° Les reports déficitaires ;
4° Les déductions du chef des frais professionnels prévues au deuxième alinéa du 3° de l'article 83 du même code ;
5° Les frais, droits et intérêts d'emprunt prévus au dernier alinéa du 3° de l'article 83 du même code ;
6° Les cotisations versées à des régimes obligatoires, de base ou complémentaires, de sécurité sociale et les autres sommes mentionnées au I de l'article 154 bis du même code.
III.-Les revenus mentionnés au I comprennent en outre :
1° Les revenus tirés de la location de tout ou partie d'un fonds de commerce, d'un établissement artisanal, commercial ou industriel muni du mobilier ou du matériel nécessaire à son exploitation, que la location, dans ce dernier cas, comprenne ou non tout ou partie des éléments incorporels du fonds de commerce ou d'industrie, lorsque ces revenus sont perçus par une personne qui réalise des actes de commerce au titre de l'entreprise louée ou y exerce une activité ;
2° La part des revenus mentionnés aux articles 108 à 115 du même code perçus par le travailleur indépendant non agricole, son conjoint ou le partenaire auquel il est lié par un pacte civil de solidarité ou leurs enfants mineurs non émancipés et des revenus mentionnés au 4° de l'article 124 du même code qui est supérieure à 10 % du capital social et des primes d'émission et des sommes versées en compte courant détenus en toute propriété ou en usufruit par ces mêmes personnes. Un décret en Conseil d'Etat précise la nature des apports retenus pour la détermination du capital social au sens du présent 3° ainsi que les modalités de prise en compte des sommes versées en compte courant ;
3° Pour les travailleurs indépendants non agricoles qui relèvent des articles L. 526-22 et suivants du code de commerce et qui sont assujettis à l'impôt sur les sociétés, la part des revenus mentionnés aux articles 108 à 115 du code général des impôts qui excède 10 % du montant du bénéfice net au sens de l'article 38 du même code ou, lorsque ces travailleurs indépendants font application de la section 2 du chapitre VI du titre II du livre V du code de commerce et si ce montant est supérieur, la part de ces revenus qui excède 10 % du montant de la valeur des biens du patrimoine affecté constaté en fin d'exercice. Un décret en Conseil d'Etat précise les modalités d'application du présent 3°.
IV.-Sont exclus des revenus mentionnés au I :
1° Le montant des plus-values professionnelles à long terme prévues à l'article 39 quindecies et au a du I de l'article 219 quinquies du code général des impôts ;
2° La majoration de 25 % prévue au 7 de l'article 158 du même code.
V.-Le montant de cotisations mentionné au I est égal au produit du montant des revenus établi en application des II à IV et de la somme des taux de cotisations en vigueur l'année au titre de laquelle les cotisations sont dues, applicables pour l'assiette nette mentionnée au I, rapporté à cette même somme de taux de cotisations augmentée de un.
En vue de l'établissement des comptes des travailleurs indépendants dont le bénéfice est déterminé en application des articles 38 et 93 A du code général des impôts, les organismes mentionnés aux articles L. 213-1 et L. 752-4 du présent code communiquent à l'issue de la déclaration des revenus énumérés aux II et III du présent article le montant de cotisations calculé selon les modalités fixées au premier alinéa du présent V. Ces organismes mettent en place, avec le concours des organismes mentionnés aux articles L. 641-2, L. 641-5 et L. 651-1, un téléservice permettant de procéder à tout moment à ce calcul.
Si seulement... voici ce que je comprends:
Article I:
assiette nette = revenus - cotisations sociales
Article II:
revenus = rémunération nette + exonérations fiscales + cotisations sociales
Exonérations fiscales comprend CSG/CRDS non déductible.. ou alors c'est la formulation "avant déduction" qui implique que ces prélèvements sont conservés.
Simplifions => assiette nette = rémunération nette + CSG/CRDS non déductible
Il n'y a pas de raison de ne pas utiliser les cotisations sociales de la même année.
L'article V correspond à l'application du barème pour calculer les cotisations sociales, pas de divergence d'interprétation à priori.
Donc dans votre cas l'assiette est clairement supérieure à 40k€.
Petite mise à jour de mon côté.
Contre l'avis de mon comptable, j'ai refait le calcul de mon côté, et pris soin de mettre à jour ma déclaration de revenu avec une ligne DSEC qui n'inclue pas ma régularisation 2024.
J'ai eu entre temps 2 interlocuteurs URSSAF qui m'ont confirmé (à l'oral pour l'instant) que en effet cette régularisation n'a pas à rentrer dans mon brut 2025 pour le calcul de mes charges avec la nouvelle règle de calcul.
J'ai envoyé un message à l'URRSAF avec le détail du calcul qui explique l'écart entre l'ancien et le nouveau montant brut (j'ai laissé le montant associé à la régul CSG, puisque celle-ci se calcule sur le brut même en 2024).
J'ai reçu un nouvel échéancier qui tient compte du nouveau montant brut. Mais je pense que c'est suite à la mise à jour de la part des impôts. J'attends la réponse officielle au message détaillé, mais dans mon cas ça réduit mes charges 2025 de 20%. Je vous dirai si vraiment ils font marche arrière, mais à ce stade tous les interlocuteurs URSSAF comprennent qu'une régul 2024 n'a rien à faire dans la base de calcul de 2025 pour le nouveau mode de calcul.
Bonjour,
Je suis dubitatif.
Il y a deux calculs urssaf chaque année.
Celui de régularisation de N-1 et celui d’acomptes de N.
Personne au sein de l’URSSAF ne comprend les règles exactement aujourd’hui. Donc sans réponse ÉCRITE de l’URSSAF disant clairement que sans la régularisation de 2024 c’est bon : vous n’avez aucune garantie.
Les textes parlent du montant de cotisations dans l’année :
cela peut être juste les décaissements
cela peut être (si bic/is) en tenant compte des provisions.
Dans votre cas, si dans la compta il n’a jamais été tenu compte de provisions, cela devrait être les paiements et remboursement urssaf dans l’année (même si cela concerne 2024).
Si la compta intègre des provisions, cela peut être le montant précédent moins la provision (ou plus le produit à recevoir) de N-1 et plus la provision de N (ou moins le produit à recevoir).
La deuxième méthode semble même obligatoire puisqu’il n’est pas prévu de cotisations négatives en cas de remboursement une année pour une entreprise à l’is.
Dans votre cas, vous restez en territoire inconnu. Par contre : vous avez un conseil. Vous devriez suivre ses indications car il a des éléments que vous ne prenez peut être pas en compte comme l’absence de provision en 2024.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.