leo-fisca
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Réponse postée il y a 2 jours
Pas évident comme question, je n'ai malheureusement pas de conseils particulier ou retour d'expérience, surtout sans connaître la nature des investissements.
Peut-être une piste à creuser : si vous optez pour l'IR avec option Micro, vous éviterez les CS minimales mais vous serez logiquement taxé au barème après abattement sur vos gains... et ça peut vite devenir compliqué.
Sur les cotisations minimales : il y a bien autour de 1250 / 1350 € de CS obligatoires, dont les prestations peuvent se cumuler avec celles du régime général, à condition de ne pas être plafonnées (comme cela est le cas avec vos 4 trimestres de retraite).
Réponse postée 12 mars 2026 13:43
Bonne nouvelle !
C'est imposable en tant qu'avantage en nature et déductible en tant que cotisation déductible (sauf si non déductible), comme toute cotisation payée par la société.
Sinon, visiblement il y a des obligations réglementaires spécifiques par rapport à un PER classique, ou peut-être des process internes... en définitive, il vaut mieux prévenir son banquier avant d'utiliser un PER avec déduction spécifique du revenu professionnel propre aux travailleurs indépendants (art. 154 bis du CGI).
Hello,
Voici le retour de Bourso :
Nous faisons suite à votre email ainsi qu’à notre entretien téléphonique concernant votre souhait d’effectuer des versements sur votre PERIN MATLA depuis le compte bancaire de votre société.
Nous vous confirmons que des versements peuvent être effectués depuis un compte professionnel.
Toutefois, ils ne relèvent pas du régime fiscal “Madelin”, mais sont considérés comme des versements individuels sur un PERIN.
Pour être traités correctement et répondre aux exigences fiscales et réglementaires, certaines pièces justificatives sont nécessaires afin d’identifier l’origine professionnelle des fonds.
Afin de permettre la prise en charge de votre demande, nous vous invitons à nous transmettre les éléments suivants :
Formulaire de versement libre (pièce jointe, également disponible depuis votre Espace Client : Services → Documents → Formulaires & guides pratiques)
Attestation d’information (pièce jointe)
RIB du compte professionnel
Extrait Kbis de moins de 3 mois
Ces documents doivent impérativement être transmis par voie postale à l’adresse suivante :
BoursoBank – Assurance Vie
44 rue Traversière
CS 80134
92772 BOULOGNE-BILLANCOURT CEDEX
Le document à remplir que j'ai reçu est celui-ci : DOC
La phrase stipule que le versement est un avantage en nature, et qu'il sera vu comme une rémunération imposable et soumis à cotisations.
Je pensais justement (à tord ?) que l'intérêt du versement de la société sur le PER était que ce n'était pas chargé ?
Un avis éclairé ? :)
Edit : Pour le coup si c'était viable, tout faire par voie postale... :|
Cordialement.
Réponse postée 8 mars 2026 09:25
Ok merci, je pensais que l'argent de la société ne pouvait pas être dans différents établissements bancaires comme ça pourrait être le cas à titre personnel, c'est cool ça merci, je vais voir le meilleur Cat.
Ah non, pour les particulier aussi, vous pouvez avoir autant de compte bancaires que vous souhaitez. C'est que le livret A qui est limité à 1 par personne de mémoire.
Ok merci, je pensais que l'argent de la société ne pouvait pas être dans différents établissements bancaires comme ça pourrait être le cas à titre personnel, c'est cool ça merci, je vais chercher alors le meilleur Cat.
Après, pendant qu'on y ait, si vous avez des conseils pour placer de l'argent pro pour avoir des intérêts durant 1 an, je suis preneur 🙂
Réponse postée 8 mars 2026 09:02
Bonjour,
S'ils ont une offre CAT destinée aux entreprises, selon toute vraisemblance, vous devriez pouvoir ouvrir un compte avec votre entreprise.
Réponse postée 6 mars 2026 10:09
Bonjour,
Concernant la déductibilité des CS datant de l'époque Micro-Entreprise, je suis d'accord avec hmg, même si cela paraît contre-intuitif. J'ai rien trouvé qui irait contre leur déduction.
C'est assez logique finalement puisque si vous réglez d'autres charges relatifs à cette même période, vous pouvez les déduire. De la même manière, si vous encaissez des produits relatifs à la période Micro-Entreprise, vous êtes imposable dessus.
Réponse postée 28 février 2026 10:53
Oui, c’est tout à fait possible d’ouvrir une SASU (à l’IS) tout en conservant une micro-entreprise. Il n’y a pas d’interdiction à cumuler deux structures, tant que tout est déclaré correctement.
Cette phrase n'est pas un cadeau, si vous avez des connaissances juridiques modestes, n'hésitez pas à tempérer vos affirmations.
Comme dit plus haut, il faut des activités distinctes, économiquement, sinon, quelle raison légitime explique que x % du CA soit dans une Micro et le reste dans une SASU ?!
onjour,
Oui, c’est tout à fait possible d’ouvrir une SASU (à l’IS) tout en conservant une micro-entreprise. Il n’y a pas d’interdiction à cumuler deux structures, tant que tout est déclaré correctement.
En revanche, il faut bien réfléchir en amont :
– s’assurer que les activités sont cohérentes et bien séparées si nécessaire ;
– éviter que cela soit perçu comme un moyen de contourner les plafonds de la micro ;
– anticiper les impacts sociaux (cotisations en micro + éventuelle rémunération en SASU) ;
– et regarder la question de la TVA selon les activités exercées.
C’est donc faisable, mais à mon sens ça mérite une petite simulation globale pour vérifier que l’intérêt est réel par rapport à ton chiffre d’affaires et à ton projet.
Réponse postée 19 février 2026 13:50
C'est le principe de base de l'opti par l'IS. 👍
Effectivement, pas de revenu, pas d'impôt. 😂
Non, pas de versement systématique en salaire. C’est surtout un levier psychologique et une gestion de trésorerie.
Comme je l'évoquais, je me verse en rémunération uniquement ce dont j'ai besoin pour mon train de vie. Tout le surplus, ainsi que les bénéfices générés par mes placements, restent dans la société pour être réinvestis.
L'intérêt est là : même quand je suis en vacances ou que je ne facture pas, la société continue de générer ses propres bénéfices. Cela crée une autonomie financière qui déconnecte mon revenu de mon seul temps de travail. Je capitalise au maximum à l'intérieur de la structure pour éviter le frottement fiscal ( hors IS) et social immédiat.
Réponse postée 19 février 2026 11:23
En complément, j'utilise le PER pour placer environ 10% du PASS (4 600 € par an environ ). L' intérêt est d'investir des sommes qui ne seront jamais été soumises aux cotisations sociales.
Bonjour,
Petite précision, la déduction concerne uniquement l'IR et non les CS (qu'il s'agisse du plafond madelin spécifique aux TNS ou du plafond classique).
Bonjour à tous,
Je partage mon expérience car je suis dans cette configuration depuis 5 ans. Tout a commencé ici : c’est sur ce forum que j’ai appris à faire ma comptabilité moi-même, il y a déja près de 15 ans.
Mon parcours et ma stratégie boursière
Après m’être formé à l’investissement, j’ai choisi la bourse pour placer les bénéfices de ma société. Pour rester serein, j’applique une stratégie "Value" : je cible des sociétés sous-évaluées par rapport à leur actif comptable, avec des bénéfices réguliers. Aujourd'hui, avec le recul, mes revenus boursiers ont fini par dépasser ceux de mon activité de consulting an partant de 0 capital en 5 ans.
L'EURL comme outil de sécurité
Psychologiquement, ce matelas financier dans la société change tout. Je me verse uniquement ce dont j'ai besoin pour mon train de vie et je laisse le reste capitaliser. C’est cette réserve qui me permet de me payer mes congés.
Le levier du PER
En complément, j'utilise le PER pour placer environ 10% du PASS (4 600 € par an environ ). L'intérêt est d'investir des sommes qui ne seront jamais été soumises aux cotisations sociales. On est fiscalisé à l'IR à la sortie, mais entre-temps, on fait travailler du brut pendant des décennies sans frottement social. ( Somme investi en bourse évidemment chez de bons gérants)
Pour moi, l'EURL est vraiment l'outil idéal pour prendre sa retraite en main et s'auto-sécuriser, à condition de savoir différer sa rémunération. 😅
Réponse postée 17 février 2026 13:11
A priori c'est pas possible, contrairement aux descendants qui peuvent être ajoutés au contrat.
Réponse postée 16 février 2026 20:07
Effectivement, j'ai bien cet élément en tête, maintenant je pense que le risque est négligeable pour mon activité.
Alors il faut foncer
Bonjour,
Curieux de savoir ce que font les autres membres du forum qui investissent en pro. Cela peut effectivement être une bonne solution. L'alternative pour éviter de trop payer d'impôt peut être un PER, mais dans ce cas, les versements restent soumis à cotisations (mais pas à l'IR, qui n'est que reporté). Un élément à avoir en tête est que le patrimoine de votre société est saisissable par vos créanciers (ex : litige client).
Sinon, maximiser la tranche d'IS à 15% correspond à un bénéfice net à réinvestir de 36 125 € (42.5k - 15%). Mais vous pouvez faire moins en restant dans cette tranche.
Réponse postée 16 février 2026 14:48
Bonjour,
Curieux de savoir ce que font les autres membres du forum qui investissent en pro. Cela peut effectivement être une bonne solution. L'alternative pour éviter de trop payer d'impôt peut être un PER, mais dans ce cas, les versements restent soumis à cotisations (mais pas à l'IR, qui n'est que reporté). Un élément à avoir en tête est que le patrimoine de votre société est saisissable par vos créanciers (ex : litige client).
Sinon, maximiser la tranche d'IS à 15% correspond à un bénéfice net à réinvestir de 36 125 € (42.5k - 15%). Mais vous pouvez faire moins en restant dans cette tranche.
Réponse postée 10 février 2026 21:42
Vous avez le droit d'affirmer que c'est légal en vous citant vous même, c'est ce que font les avocats. Vous n'apportez par contre comme source qu'une réponse ministérielle hors sujet et un arrêt de cour administrative qui serait "analogue" (sans toutefois donner les références).
Parfait, mais dans ce cas, ayez l'honnêteté d'indiquer que ce dont vous parlez est "légèrement" plus complexe qu'une option à exercer par le biais d'une case de formulaire. En effet, jusqu'à preuve du contraire, personne à part vous n'a entendu parlé d'un tel régime.
Je ne connais pas le but de votre intervention, mais elle me semble assez éloignée de l'idée d'entraide propre au forum.
Bonjour,
Non c'est impossible du point de vue de l'urssaf de cumuler le statut de travaileur indépendant classique (TNS) avec celui de micro-entrepreneur (Micro-social).
Mais vous pouvez avoir plusieurs activité, à titre perso (EI) ou sur l'EURL à l'IR option Micro : micro-bic pour l'activité vtc et micro-bnc pour l'activité en info.
Il faut juste déclarer le CA dans une case différente.
Pour l'Acre si cela fait plus de 3 ans et qu'il s'agit d'une nouvelle activité, c'est possible, à condition de respecter les autres conditions. Mais les conditions de nouveauté de l'activité et de délai de 3 ans sont remplies. Toutefois, il faudra peut-être contacter l'urssaf directement puisque votre cas sort de l'ordinaire.
Réponse postée 10 février 2026 14:31
D'accord, donc le droit social est bâlant, et en tant qu'avocat, vous en profitez pour obtenir des choses qui semblent logique pour un juriste (en l'occurence, le choix d'un régime par entreprise, et non par contribuable).
Ca reste intéressant, mais on dépasse très largement le cadre de la question.
Bonjour,
Non c'est impossible du point de vue de l'urssaf de cumuler le statut de travaileur indépendant classique (TNS) avec celui de micro-entrepreneur (Micro-social).
Mais vous pouvez avoir plusieurs activité, à titre perso (EI) ou sur l'EURL à l'IR option Micro : micro-bic pour l'activité vtc et micro-bnc pour l'activité en info.
Il faut juste déclarer le CA dans une case différente.
Pour l'Acre si cela fait plus de 3 ans et qu'il s'agit d'une nouvelle activité, c'est possible, à condition de respecter les autres conditions. Mais les conditions de nouveauté de l'activité et de délai de 3 ans sont remplies. Toutefois, il faudra peut-être contacter l'urssaf directement puisque votre cas sort de l'ordinaire.
Réponse postée 10 février 2026 13:09
C'est une mauvaise interprétation de votre part, j'ai la réponse ministérielle devant les yeux, ça dit simplement qu'en EURL à l'IR, possible d'opter pour le micro-social et / ou le micro-fiscal.
https://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-11036QE.html
Bonjour,
Non c'est impossible du point de vue de l'urssaf de cumuler le statut de travaileur indépendant classique (TNS) avec celui de micro-entrepreneur (Micro-social).
Mais vous pouvez avoir plusieurs activité, à titre perso (EI) ou sur l'EURL à l'IR option Micro : micro-bic pour l'activité vtc et micro-bnc pour l'activité en info.
Il faut juste déclarer le CA dans une case différente.
Pour l'Acre si cela fait plus de 3 ans et qu'il s'agit d'une nouvelle activité, c'est possible, à condition de respecter les autres conditions. Mais les conditions de nouveauté de l'activité et de délai de 3 ans sont remplies. Toutefois, il faudra peut-être contacter l'urssaf directement puisque votre cas sort de l'ordinaire.
Réponse postée 10 février 2026 11:40
On ne peut pas cumuler Micro-social et affiliation classique à la sécu des indépendant (TNS).
Après pour le cumul micro-fiscal et affiliation classique à la sécu des indépendants, je ne sais pas si c'est un statut réellement disponible, mais cela se pratique pour certaines professions réglementées.
Bonjour,
Non c'est impossible du point de vue de l'urssaf de cumuler le statut de travaileur indépendant classique (TNS) avec celui de micro-entrepreneur (Micro-social).
Mais vous pouvez avoir plusieurs activité, à titre perso (EI) ou sur l'EURL à l'IR option Micro : micro-bic pour l'activité vtc et micro-bnc pour l'activité en info.
Il faut juste déclarer le CA dans une case différente.
Pour l'Acre si cela fait plus de 3 ans et qu'il s'agit d'une nouvelle activité, c'est possible, à condition de respecter les autres conditions. Mais les conditions de nouveauté de l'activité et de délai de 3 ans sont remplies. Toutefois, il faudra peut-être contacter l'urssaf directement puisque votre cas sort de l'ordinaire.
Réponse postée 10 février 2026 10:49
Bonjour,
Non c'est impossible du point de vue de l'urssaf de cumuler le statut de travaileur indépendant classique (TNS) avec celui de micro-entrepreneur (Micro-social).
Mais vous pouvez avoir plusieurs activité, à titre perso (EI) ou sur l'EURL à l'IR option Micro : micro-bic pour l'activité vtc et micro-bnc pour l'activité en info.
Il faut juste déclarer le CA dans une case différente.
Pour l'Acre si cela fait plus de 3 ans et qu'il s'agit d'une nouvelle activité, c'est possible, à condition de respecter les autres conditions. Mais les conditions de nouveauté de l'activité et de délai de 3 ans sont remplies. Toutefois, il faudra peut-être contacter l'urssaf directement puisque votre cas sort de l'ordinaire.
Réponse postée 9 février 2026 19:35
Effectivement, j'apprends qu'il faut désormais passer devant une instance paritaire régionale pour solliciter les 40% d'ARE restant, afin d'attester de l'absence de revenus, ça ne rigole plus du tout.
https://www.economie.gouv.fr/entreprises/creer-une-entreprise/entrepreneur-avez-vous-droit-lallocation-chomage-are#:~:text=Pour%20b%C3%A9n%C3%A9ficier%20de%20la%20poursuite,revenus%20issus%20de%20cette%20activit%C3%A9.
Est-ce que la parade des dividendes en SASU continuera à marcher ? Le cas échéant, perçu pendant / ou après la période d'indemnisation ?
Avec le maintien des ARE, le montant total de l'ARE sera plafonné au montant de l'ARCE et donc ça ne sert plus a rien de s'embêter avec les ARE chaque mois
Réponse postée 5 février 2026 11:55
Je pense pas que ça soit dans social et santé, sauf si vous installez aussi des pacemakers.
La deuxième catégorie me paraît bien, de toute façon cela n'a pas d'incidence juridique directe et vous avez la possibilité de décrire avec des mots (de mémoire), afin que l'agent qui traite le dossier vous inscrive dans la bonne catégorie.
Réponse postée 4 février 2026 10:33
Oui en fait à l'IS, il y a 2 contribuables (la société, qui est à l'IS, et le gérant, qui est en traitement et salaires pour la rém et en revenus de capitaux mobiliers pour les dividendes), tandis qu'à l'IR, il n'y a qu'un seul contribuable (société transparente), et c'est l'associé / l'entrepreneur individuel qui déclare des revenus de nature différente selon le type d'activité (BNC/BIC/BA/revenus fonciers).
Mais pour l'urssaf, tout le monde est TNS (travailleur indépendant ou "non-salarié"), sauf le Président de SASU, qui est salarié (et sauf les Micro-Entrepreneurs qui sont aussi travailleurs indépendants mais au micro-social).
Enfin, les règles relatives aux entrepreneurs individuelles gardent une grande importance car c'est la structure historique pour entreprendre (la loi s'y réfère souvent).
Bonjour,
Attention : quand vous reprenez les infos, il faut bien faire attention au cadre.
Ici dans la vidéo, si la personne parle de "travailleur non salarié" (TNS), il ne parle pas d'entreprises individuelles (EI). Même si les EI sont des TNS, le titre de la vidéo indique bien qu'elle aborde les problématiques des sarl/eurl.
Peluche, puisque vous avez abordé la question, petit rappel pour les EI :
Les EI BNC ont expressément le droit d'utiliser les barèmes ik et carburant des salariés. C'est même repris dans un tableau de la déclaration fiscale 2035 (ce serait un comble d'avoir des cases prévues sur la déclaration et de ne pas pouvoir déduire).
Les EI BIC (et BA sauf erreur) ne peuvent pas. Elles peuvent uniquement utiliser le barème carburant. Généralement, ces entreprises ont des véhicules utilitaires ou l'entreprise loue directement ou achète le véhicule. Dans les 3 cas, il n'y a de tout façon aucun barème à utiliser.
Rappels :
Dans tous les cas, il est possible de passer les frais réels.
Il faut un agenda où vous notez les km pro parcouru.
Il faut des éléments justifiant les km au compteur dans le courant de l'année (entretien du véhicule avec kilométrage à faire indiquer si oublié)
Il faut récupérer tous les frais pour compter le pourcentage pro et le perso.
Erreur classique : passer en frais uniquement le carburant payé par l'entreprise et pas celui payé par vous. Vous devez prendre la totalité des frais et ensuite appliquer le pourcentage pro (idem pour la tva sur le carburant : seulement sur la part pro). Ne pas tout prendre, c'est risquer soit de prendre trop en ne calculant pas de pourcentage pro, soit pas assez en appliquant le pourcentage pro que sur ce qui est payé par l'entreprise.
Réponse postée 4 février 2026 08:07
Par rapport au sujet initial je parlais bien des gérants majoritaires de SARL/EURL en BNC (mon cas en tant que freelance de l'IT), pas des EI.
Gérant majoritaire vise une société à l'IS (régime de l'article 62 du CGI), et donc pas en BNC (Traitements et Salaires sur la rémunération).
Oui c'est ça.
Bonjour,
Attention : quand vous reprenez les infos, il faut bien faire attention au cadre.
Ici dans la vidéo, si la personne parle de "travailleur non salarié" (TNS), il ne parle pas d'entreprises individuelles (EI). Même si les EI sont des TNS, le titre de la vidéo indique bien qu'elle aborde les problématiques des sarl/eurl.
Peluche, puisque vous avez abordé la question, petit rappel pour les EI :
Les EI BNC ont expressément le droit d'utiliser les barèmes ik et carburant des salariés. C'est même repris dans un tableau de la déclaration fiscale 2035 (ce serait un comble d'avoir des cases prévues sur la déclaration et de ne pas pouvoir déduire).
Les EI BIC (et BA sauf erreur) ne peuvent pas. Elles peuvent uniquement utiliser le barème carburant. Généralement, ces entreprises ont des véhicules utilitaires ou l'entreprise loue directement ou achète le véhicule. Dans les 3 cas, il n'y a de tout façon aucun barème à utiliser.
Rappels :
Dans tous les cas, il est possible de passer les frais réels.
Il faut un agenda où vous notez les km pro parcouru.
Il faut des éléments justifiant les km au compteur dans le courant de l'année (entretien du véhicule avec kilométrage à faire indiquer si oublié)
Il faut récupérer tous les frais pour compter le pourcentage pro et le perso.
Erreur classique : passer en frais uniquement le carburant payé par l'entreprise et pas celui payé par vous. Vous devez prendre la totalité des frais et ensuite appliquer le pourcentage pro (idem pour la tva sur le carburant : seulement sur la part pro). Ne pas tout prendre, c'est risquer soit de prendre trop en ne calculant pas de pourcentage pro, soit pas assez en appliquant le pourcentage pro que sur ce qui est payé par l'entreprise.
Réponse postée 4 février 2026 08:05
J'imagine qu'ils pensent que les IK sont une situation juridique permise par les règles urssaf à laquelle s'adapte le droit fiscal, mais la rédaction du bofip ne laisse pas de doute. C'est un mode admis d'évaluation des frais kilométrique pour les dirigeants.
Après vu le tissu de bétises raconté dans cette vidéo, il vaut mieux passer son chemin, on n'est pas loin de l'influenceur gourou
Effectivement, beaucoup d'éditeurs de contenu juridique disent n'importe quoi sur le sujet (qui n'est pas le plus simple).
Il est bien possible de passer des indemnités kilométriques en tant que gérant d'EURL à l'IS.
En fait il n'y a pas de source qui dit expressément : "les gérants majoritaires sont admis à se rembourser via le barème des IK", mais ce n'est pas pour autant que ce n'est pas permis.
Le plus simple c'est de partir de cette page du bofip :
"L'exonération des allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à la fonction et à l'emploi et effectivement utilisées conformément à leur objet prévue à l'article 81-1° du CGI en matière de traitements et salaires (cf. BOI-RSA-CHAMP-20-50-50-10) est désormais susceptible de s'appliquer pour la détermination du montant imposable des rémunérations visées à l'article 62, lorsque ces allocations prennent la forme d'un remboursement de frais réels."
Puis en se laissant guider via BOI-RSA-CHAMP-20-50-50-10, on apprend que les IK sont considérées comme des remboursements réels (et non forfaitaires).
Enfin, l'élément qui ne trompe pas un bon juriste (mais potentiellement un mauvais comptable), est le bofip suivant (relatif à l'IS) :
'En raison de leur caractère estimatif, les indemnités kilométriques allouées par certaines entreprises et destinées à couvrir les frais exposés en cours de route (essence, huile, graissage, dépenses de menu entretien, sablage des bougies, réparation des pneus, etc.) devraient strictement être considérées comme des allocations forfaitaires.
Cependant, compte tenu de la difficulté qu'il y a en général à exiger des factures pour cette catégorie de dépenses, il y a lieu de considérer que les indemnités de l'espèce accordées aux dirigeants et aux cadres à raison de l'utilisation de leur voiture personnelle à des fins professionnelles constituent des remboursements de frais réels sous réserve qu'elles soient effectivement calculées en fonction du nombre exact de kilomètres parcourus et que leur taux ne dépasse pas celui résultant du tarif publié annuellement par l'Administration (cf. BOI-RSA-BASE-30-50-30-20-I).'
Cela signifie ni plus ni moins qu'une évaluation "forfaitaire" des frais kilométriques, qui respecte le barème, est considéré comme un remboursement de frais réel, dû à la difficulté de procéder à une évaluation réelle.
Donc on a bien d'un côté le gérant majoritaire qui est admis à percevoir des allocations exonérées pour frais prenant la forme d'un remboursement de frais réel, et de l'autre, on sait que les indemnités kilométriques sont considérées comme un remboursement réel et non forfaitaire, et que c'est autorisé de manière générale, vis-a-vis des salariés et des dirigeants.
Enfin, étant donné qu'on a uniquement abordé l'aspect fiscal, s'agissant du social, il convient de rappeller que jusqu'à il y a peu, il n'y avait qu'une seule assiette (le revenu imposable servait de base à l'assiette des cotisations), et qu'en aucun cas, la réforme de l'assiette sociale des indépendants n'y change quoi que ce soit (voir la rédaction du nouvel article Article L136-3).
Réponse postée 3 février 2026 20:55
C'est effectivement le problème d'évaluation qui rend le barème applicable, par contre pour les BNC, il existe un texte spécifique, mais pas en EURL à l'IS, dont le régime n'est pas aussi bien défini.
Je suis en Entreprise Individuelle donc TNS depuis 18 ans et j'ai toujours appliqué le barème kilométrique.
Ma compta est validée chaque année par mon expert-comptable puis par une AGA puis par le Fisc et l'URSSAF, j'ai déjà eu des contrôles sur pièces et personne n'a rien trouvé à redire.
Si on supprimait le barème, cela permettrait de faire passer tous les frais de voiture au prorata du kilométrage pro, y compris toutes les réparations, l'entretien dont le lavage, l'assurance, le contrôle technique, le carburant, et même la décote à l'argus. Et ils devraient vérifier tout ça. :o)
Réponse postée 3 février 2026 17:25
Effectivement, beaucoup d'éditeurs de contenu juridique disent n'importe quoi sur le sujet (qui n'est pas le plus simple).
Il est bien possible de passer des indemnités kilométriques en tant que gérant d'EURL à l'IS.
En fait il n'y a pas de source qui dit expressément : "les gérants majoritaires sont admis à se rembourser via le barème des IK", mais ce n'est pas pour autant que ce n'est pas permis.
Le plus simple c'est de partir de cette page du bofip :
"L'exonération des allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à la fonction et à l'emploi et effectivement utilisées conformément à leur objet prévue à l'article 81-1° du CGI en matière de traitements et salaires (cf. BOI-RSA-CHAMP-20-50-50-10) est désormais susceptible de s'appliquer pour la détermination du montant imposable des rémunérations visées à l'article 62, lorsque ces allocations prennent la forme d'un remboursement de frais réels."
Puis en se laissant guider via BOI-RSA-CHAMP-20-50-50-10, on apprend que les IK sont considérées comme des remboursements réels (et non forfaitaires).
Enfin, l'élément qui ne trompe pas un bon juriste (mais potentiellement un mauvais comptable), est le bofip suivant (relatif à l'IS) :
'En raison de leur caractère estimatif, les indemnités kilométriques allouées par certaines entreprises et destinées à couvrir les frais exposés en cours de route (essence, huile, graissage, dépenses de menu entretien, sablage des bougies, réparation des pneus, etc.) devraient strictement être considérées comme des allocations forfaitaires.
Cependant, compte tenu de la difficulté qu'il y a en général à exiger des factures pour cette catégorie de dépenses, il y a lieu de considérer que les indemnités de l'espèce accordées aux dirigeants et aux cadres à raison de l'utilisation de leur voiture personnelle à des fins professionnelles constituent des remboursements de frais réels sous réserve qu'elles soient effectivement calculées en fonction du nombre exact de kilomètres parcourus et que leur taux ne dépasse pas celui résultant du tarif publié annuellement par l'Administration (cf. BOI-RSA-BASE-30-50-30-20-I).'
Cela signifie ni plus ni moins qu'une évaluation "forfaitaire" des frais kilométriques, qui respecte le barème, est considéré comme un remboursement de frais réel, dû à la difficulté de procéder à une évaluation réelle.
Donc on a bien d'un côté le gérant majoritaire qui est admis à percevoir des allocations exonérées pour frais prenant la forme d'un remboursement de frais réel, et de l'autre, on sait que les indemnités kilométriques sont considérées comme un remboursement réel et non forfaitaire, et que c'est autorisé de manière générale, vis-a-vis des salariés et des dirigeants.
Enfin, étant donné qu'on a uniquement abordé l'aspect fiscal, s'agissant du social, il convient de rappeller que jusqu'à il y a peu, il n'y avait qu'une seule assiette (le revenu imposable servait de base à l'assiette des cotisations), et qu'en aucun cas, la réforme de l'assiette sociale des indépendants n'y change quoi que ce soit (voir la rédaction du nouvel article Article L136-3).
Réponse postée 2 février 2026 22:40
Personnellement, je considère avec constance que nul ne devrait travailler, et encore moins en freelance, s'il ne sait quoi faire de son argent.
Bonjour,
Moi ce qui m'embête c'est ça :
Je précise que je n'ai pas à court terme de projet pour utiliser ces dividendes.
Du coup comment répondre à une telle question ?
Personnellement je considère avec Ccnstance qu'on ne prend pas de dividende si on n'a pas d'usage de cet argent...
Réponse postée 2 février 2026 10:02
En disant cela, je me rend compte que je peux voir aussi la chose "à l'envers" et que mes dividendes 2025 pourrait me permettre de compléter ma rémunération chaque année pour justement flirter avec la tranche 30% jusqu'à leur liquidation totale.
Effectivement, c'est un peu la direction vers laquelle j'allais (mais possibilité de les verser en une fois).
Pour pouvoir faire une simulation, il me faut aussi le montant des dividendes à verser (via DM si vous préférez)
- 3 parts fiscales
- Bénéfice avant rém (CA - dépenses déductibles) : 100k
- pas d'autres revenus du foyer
- montant des dividendes à verser cette année : ???
@Vincent Ribaudo : non, je confirme que les CS sur dividendes restent déductibles du résultat fiscal soumis à l'IS, même si in fine, le résultat fiscal est à 0 € (dividendes uniquement en n mais pas en n+1)
Bonjour,
Si on met de côté la protection sociale (qui reste un avantage important pour les dividendes en EURL), c'est probablement plus rentable de prendre des dividendes en EURL car dans tous les cas, les cotisations sur dividendes restent déductible de l'IS. C'est ta rémunération qui va devoir baisser si tu souhaite réaliser 0 € de résultat fiscal (à cause des CS sur dividendes), ce qui génère une économie d'IR sur une TMI probablement à 30%.
Après, il faut savoir qu'en EURL, verser des dividendes est très souvent plus rentable que de ne pas en verser (même sans faire 200k de CA), mais c'est juste que l'écart se creuse vraiment à compter de 110k de CA environ pour une personne célibataire sans enfants (TMI d'IR élevée). Etant donné que tu as des dividendes à distribuer en EURL, il faut donc voir si tu préfère optimiser ou faire au plus simple.
Si tu veux me donner plus d'infos, je peux te faire une simulation chiffrée.
Réponse postée 1 février 2026 17:45
Bonjour,
Si on met de côté la protection sociale (qui reste un avantage important pour les dividendes en EURL), c'est probablement plus rentable de prendre des dividendes en EURL car dans tous les cas, les cotisations sur dividendes restent déductible de l'IS. C'est ta rémunération qui va devoir baisser si tu souhaite réaliser 0 € de résultat fiscal (à cause des CS sur dividendes), ce qui génère une économie d'IR sur une TMI probablement à 30%.
Après, il faut savoir qu'en EURL, verser des dividendes est très souvent plus rentable que de ne pas en verser (même sans faire 200k de CA), mais c'est juste que l'écart se creuse vraiment à compter de 110k de CA environ pour une personne célibataire sans enfants (TMI d'IR élevée). Etant donné que tu as des dividendes à distribuer en EURL, il faut donc voir si tu préfère optimiser ou faire au plus simple.
Si tu veux me donner plus d'infos, je peux te faire une simulation chiffrée.
Réponse postée 1 février 2026 17:02
Oui c'est bien ça, par 'automatiquement" il faut entendre "aux yeux de la loi", mais comme tout est basé sur du déclaratif, c'est à vous de faire les démarches pour "bien déclarer". A noter que les erreurs de déclaration peuvent être sanctionnées.
Le texte dit : « entre en vigueur automatiquement »
Donc automatiquement sur le plan légal et fiscal, PAS sur mon espace URSSAF. Est ce que je dois déclarer la sortie du régime micro sur le guichet unique (INPI)? Ou contacter le DGFIP ? Merci d'avance
Réponse postée 27 janvier 2026 18:21
J’en sais rien, il faudrait voir avec un avocat fiscaliste ou un expert comptable, mais vous croyez bien que si c’etait legal et open, tout le monde le ferait et en parlerait, il y a des gens dont c’est le métier d’optimiser.
Donc je pense pas trop m’avancer en disant que non, c’est pas possible, au meme titre que pour l’Acre, impossible de « recharger » ses droits tous les 3 ans en changeant de statut puis en rouvrant une micro.
Qu'on se comprenne bien, je ne prétends à aucun moment que le fait qu'un comportement soit adopté par une masse le rend pour autant légal. Le contre-exemple SASU à l'IR cité le prouve bien. Sur le fond d'ailleurs, il faudra sans-doute un jugement sur le sujet avant d'avoir une conviction définitive.
Ce que je dis c'est que le montage évoqué ici me parait très limite, mais qu'il n'y a à ma connaissance aucun redressement. De votre coté avez-vous connaissances de redressements?
Et effectivement, peut-être que d'ici quelques années il y aura plein de redressements.
Réponse postée 27 janvier 2026 15:29
beaucoup le fond, donc c'est peut-être toléré
Justement non. Vous pouvez demander aux personnes ayant choisi la SASU à l'IR et à qui l'urssaf réclame désormais 17% de leurs revenus au titre des 3 denières années. Plus il y a de gens qui ont commis un abus, plus le redressement est rentable pour l'administration.
Le montage que vous aviez en tête est tout aussi intéressant si ce n'est plus avec votre CA initial. A tort ou à raison ca me donne plus l'impression que vous avez découvert le montage et décider qu'il pouvait être intéressant.
Suite aux remarques de Hmg, il me semble moins pertinent pour vous qu'il y a quelques années. Sur le plan juridique c'est pas très loin de l'abus de droit, mais comme vous dites beaucoup le fond, donc c'est peut-être toléré. Je n'ai pas souvenir d'avoir entendu parler de redressement à cause de ça. Après des personnes plus au fait du sujet auront peut-être un retour d'expérience.
Réponse postée 20 janvier 2026 13:10
Le Bofip n'est pas clair sur le sujet :
https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/1688-PGP.html/identifiant%3DBOI-BIC-CHG-40-20-10-20190717 point 175 et 180
175
La prise en charge du loyer de l'habitation personnelle d'un salarié ou d'un dirigeant de société soumise à l'IS peut s'analyser en un avantage en espèce ou en nature constituant un complément de rémunération.
180
Le Conseil d' État a également jugé que lorsqu'une propriété appartenant au patrimoine privé de l'exploitant est affectée à son activité industrielle, commerciale ou artisanale, le loyer fictif constitue une charge du résultat professionnel et peut à ce titre être déduit. L'exploitant doit soumettre à l'impôt sur le revenu le revenu fictif correspondant, dans la catégorie des revenus fonciers (CE, arrêt du 8 juillet 1998, n°164657, 8° et 9° s.-s.).
Les mots employés indiquent qu'il n'ont pas d'avis tranché, ils ne disent pas "s'analyse" mais "peut s'analyser". Idem pour la JP du Conseil d'Etat, "il a jugé que", sans plus d'affirmations.
Thx!
Maintenant mon CGA admet que je peux déduire une quote part de mon loyer en frais pro mais pense que cela créer un revenu foncier.