Freelances : qu’est-ce qui est le plus difficile au quotidien ?
Free-Worker-1475944
Bonjour,
Je réfléchis sérieusement à me lancer en freelance et j’aimerais mieux comprendre la réalité du quotidien.
On entend souvent parler de liberté, mais aussi de beaucoup de stress selon les personnes.
Pour celles et ceux qui sont freelances :
qu’est-ce qui vous pèse le plus au quotidien ?
Est-ce plutôt la gestion administrative, les paiements, les impôts, l’irrégularité des revenus, les clients… ou autre chose ?
Merci beaucoup pour vos retours d’expérience, ils m’aideront vraiment à comprendre la réalité du métier.
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probe
Nombre de posts : 767Nombre de likes : 364Inscrit : 26 novembre 2007Bonjour,
Déjà c'est bien de savoir si on parle à un néophyte ou un confirmé.
trouver une mission, ou plusieurs (avec de vrais diplômes et de vrais certifications)
être dans "le move", en gros on apprend tous les jours, mais il faut continuellement faire de la veille technologique, s'autoformer, et être force proposition
oublier ses problèmes persos quand on est chez le client
respecter le client, même si celui-ci n'est pas correct
subir des analyses continuelles des internes sur ses skills (souvent on est plus "caper" que les internes, mais ce n'est pas nécessaire d'en faire état)
les moyens de transport pour se rendre sur le site client.
savoir que l'on compte pour de la viande (pas de copil, de qrqc, alors que vous pourriez monter le niveau de l'équipe)
une gestion hors norme (pas agile, pas scrum, tout à l'arrache)
obliger de manger avec les collègues qui vous prennent pour une bille devant tout le monde
promis j'arrête à 10 !
Fatigué de recadrer, écoutez : <a href="https://www.dailymotion.com/video/x61ed23" rel="nofollow noopener">https://www.dailymotion.com/video/x61ed23</a> OrelSan - Basique
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Vincent Ribaudo
Nombre de posts : 293Nombre de likes : 142Inscrit : 16 juin 2020trouver une mission, ou plusieurs (avec de vrais diplômes et de vrais certifications)
être dans "le move", en gros on apprend tous les jours, mais il faut continuellement faire de la veille technologique, s'autoformer, et être force proposition
oublier ses problèmes persos quand on est chez le client
respecter le client, même si celui-ci n'est pas correct
subir des analyses continuelles des internes sur ses skills (souvent on est plus "caper" que les internes, mais ce n'est pas nécessaire d'en faire état)
les moyens de transport pour se rendre sur le site client.
savoir que l'on compte pour de la viande (pas de copil, de qrqc, alors que vous pourriez monter le niveau de l'équipe)
une gestion hors norme (pas agile, pas scrum, tout à l'arrache)
obliger de manger avec les collègues qui vous prennent pour une bille devant tout le monde
promis j'arrête à 10 !
N'en jetez plus !
Dans les points positifs :
1. Penser vite à la prochaine mission quand l'environnement te gave ou la mission est inintéressante.
2. Etre assez loin de toute la politique interne. Tu n'es pas trop dans les jeux de pouvoirs et de carrières.
3. Etre dans "le move" c'est une contrainte mais c'est aussi un avantage car ça te force à devoir te remettre en question par rapport à parfois des internes qui semblent "dépérir" sur leur job.
4. Sur le point 7, ça dépend. Un interne n'est pas forcément mieux vu. Dans mes missions respectives, j'ai souvent été davantage écouté par les managers que des salariés internes (qu'on mettait quelque part car il faut bien leur trouver de quoi s'occuper).15 ans d'exp. dans le Portage - Winki Portage
Contacter en MPKalio99
Nombre de posts : 11Nombre de likes : 3Inscrit : 16 avril 2012Bonsoir,
Je rejoins Vincent sur le point 7 car la plupart de mes clients me déléguent l'animation des COPILS (d'ailleurs c'est moi qui rédige les supports). Notre force de Freelance est que nous avons vu plusieurs cas de figures et cela nous donne une adaptation et résilience (même en présence des big boss ! Où un interne aurait bafouillé au sommaire du COPIL 😀).
Hormis les COPILS, les internes ont peur de perdre leurs places. Je vous raconte une anecdote récente chez mon client actuel où le DSI a posé une question d'architecture avec les internes en destinataires principaux et moi en cc.
Je ne suis pas Architecte (mais Chef de projet Senior). Par respect aux internes, j'ai attendu 1 jour puis 2 et au 3eme jour j'ai pris mon courage à 2 mains et j'ai répondu. Le DSI m'a répondu en 30 min en approuvant ma réponse/proposition 😜.
Je ne dis pas que je suis le plus fort mais à un moment j'ai pris ma responsabilité de Chef de Projet Senior pour rallier tout le monde (y compris le DSI).
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Free-Worker-807170
Nombre de posts : 2Nombre de likes : 2Inscrit : 15 mars 2024Pas le moment. TJ en chute libre totale. Marché à plat. Pas de mission sauf si très grosse expertise technique sur outil demandé.
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Free-Worker-807170
Nombre de posts : 2Nombre de likes : 2Inscrit : 15 mars 2024Je trouve que le marché se disloque. Intermédiaires sur intermédiaires qui polluent complètement le marché. des centaines de milliers de personnes sur le carreau (profils issus de la vague pos-covid + marché contracté). L'heure est à la crise sur ce marché. c'est évident. les missions très devalorisées + système de salariat précaire-deguisé (nouvel intérim) coté client. Traités comme des chiens et même plus payé correctement. A fuir mon ami !
- Free-Worker-542869
Bonjour pour répondre à la question posée ce qui me pèse le plus c'est l'intercontrat. Pas d'argent qui rentre. ZERO. C'est une contrainte forte qu'il faut bien comprendre et que l'on vit à chaque fin de mission. On sait ce que l'on quitte mais on ne sait pas ce que l'on va retrouver .... si on retrouve. Le marché est bizarre les clients finaux ont peur ils préfèrent une ESN avec un presta en CDI plus sur moins volatil. Et puis il faut oublier qu'il y a quelques années la ESN prenait 50/jour minimum de marge sur toi aujourd'hui c'est 100/jour. Donc si tarif de vente = 550 cela fait 550-100=450 pour toi. Si tu es en CDI reste-y.
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vericosty
Nombre de posts : 162Nombre de likes : 107Inscrit : 17 mars 2009Perso je suis en dépression, j'ai fait 4 mois de chomage, 6 mois de mission, 5 mois de chomage puis j'ai retrouvé depuis mai 2025 et j'aimerais bien faire autre chose mais impossible de bouger pour le moment. Je n'ai aucune piste serieuse donc je serre les dents.
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hmg
Nombre de posts : 27459Nombre de likes : 606Inscrit : 9 janvier 2005Bonjour,
Les retours sont très divers.
Ce qui ressort en principal chez mes clients :
peur de l'intercontrat / difficultés à trouver le contrat suivant.
lourdeur administrative / incompréhension mutuelle avec les agents des administrations.
incertitude au niveau des revenus en cas d'arrêt de travail.
relationnel avec le chef de service (c'est plus rare).
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
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itconsult
Nombre de posts : 162Nombre de likes : 44Inscrit : 20 février 2014les intercontrats , manques de mission. et les freelance ont pas droit au chomage car independant. maintenant si tu es presta en SSII la pression va monter en intercontrat et on va t'obliger a accepter n'importe quoi
les TJM qui ont pas beaucoup evolué depuis 25 ans. le salaire ou le tjm c'est une element important
obligation de mobilité meme europe pour skills niche. pour certains ca peut poser probleme quand tu as une famille, parfois soucis avec les langue. (allemand par exemple, a une epoque on me proposait des missions en allemagne)
les clients qui traitent les freelance comme des salariés lambdas , t'obligent a aller aux seminaires le soir (sans pouvoir facturer ca) etc les clients qui ont pas de respect pour freelance et prestas (SSII) car c'est du jetable.
Certains clients bas de gamme (meme principe avec interim) qui font appel a des freelances ou interimaires a cause du turnover ou du fait que personne veut travailler chez eux. Ou certains clients dont le personel en fixe est incapable et qui fait appel a des freelance pour sauver la miseJe crois que les interimaires c'est le meme principe en pire, on leut fait faire le sale boulot physique que personne veut faire
les salariés en fixe, parfois des gars mediocres et moutonniers, qui sont jaloux des freelance (reputation de freelance qui roule su l'or) et c'est delicat a gerer. bien sur rien ne les empeche de devenir freelance. un freelance senior tu t'achetes en general une voiture correcte car ca rentre en frais et tva recuperable
les SSII et agents pas serieux et les magouilles des SSII, j'ai jamais eu trop de problemes
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rkim
Nombre de posts : 5Nombre de likes : 1Inscrit : 6 janvier 2011Bonjour à tous,
Je partage les même constats sur la difficulté du marché.
Je suis freelance depuis près de 20ans dans le domaine Mainframe (expert en mainframe).
J'ai cherché une nouvelle mission depuis plusieurs mois et rien de concret.
Je n'ai obtenu que 3 entretiens clients en 4 mois sans résultat.
On se retrouve vite dans une situation compliqué financièrement au bout de 2 ou 3 mois sans mission. Car le freelance n'a pas de chômage.
Les clients sont en position de force sur les prix et les exigences . Des fois le client a déjà fait leur choix sur un candidat issu d'un autre service interne avant même la publication de l'appel d'offre. Mais il doit quand même fixer quelques RDV d'entretien aux autres candidats externes issu de l'appel d'offre juste pour se conformer à la procédure et au règlement.
Ce sont des appels d'offres déguisés.
Cdt,
Bien à vous.
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Free-Worker-685793
Nombre de posts : 437Nombre de likes : 195Inscrit : 13 avril 2023Pour moi les aspects les plus difficiles :
Le stress de perdre sa mission et donc ses revenus (surtout en moment) donc on fait souvent plus que ce qui est demandé
Au début c'est aussi de se forcer à budgétiser des jours de repos pour ne pas culpabilisé de perdre de l'argent en prenant du repos ou du temps en maladie
Le stress de l'administration : mauvaise déclaration, échéance raté, trouver le statut qui nous convient le mieux, etc
La fausse promesse que l'on est maitre de son temps. ça peut être le cas pour une mission au forfait mais en régie c'est entièrement faux car on dépend des rituels du client (daily, one2one, ...) mais si ça s'apparente à du salariat déguisé mais en régies ce sont aussi les missions ou les revenus sont les plus stables si on a une mission
Toujours être au top de veille dans sa technos pour pas se retrouver à la ramasse
En positif, je dirais :
La liberté de postuler pour toutes les missions sur le marché, on est plus limité par les commerciaux des ESNs
La possibilité de choper les opportunités d'évolution de carrière plus vite (je suis passé de Tech Lead à Product Owner, à Engineering Manager aujourd'hui)
Avoir uniquement le bien de la mission en tête et ne pas devoir gérer les besoins sont ESN où ses propres objectifs pour les entretiens annuel en parallèle.
Les pièges :
Adapter son niveau de vie avec ses nouveau revenus (en cas de baisse d'activité, ce qui est inévitable au bout d'un moment, on peut vite se retrouver en difficulté. Je penses que le mieux est de vivre avec l'équivalent de la moitié, garder 6 mois en épargnes et le reste en placement facilement déblocable.
Attendre sa fin de mission avant de chercher une autre. Quand on se sent que le climat change en mission, toujours chercher une nouvelle opportunités (meilleur poste, meilleur mission, meilleur rémunération, ...)