Celeri
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Réponse postée 17 octobre 2026 14:44
Je ne pense pas que ce soit majoritairement les freelance qui floodent avec l'IA, mais plutôt les ESN et autres intermédiaires avec qui les freelance sont en relation... ou qui ont récupéré leur CV sur des plate-formes comme celle-ci.
Pour ces structures, les candidats ne sont que des outils pour obtenir des contrats, alors qu'un freelance n'a pas a priori envie de se griller et se retrouver une d'éventuelles blacklists "spammeur avec IA". Mais je peux me tromper, bien sûr...
Réponse postée 30 septembre 2026 12:08
C'est beaucoup trop succinct pour que quiconque puisse t'aider sérieusement à faire un choix qui, quoi qu'on n'en dise, doit rester personnel.
Tu sembles vouloir mettre en avant le TJM, les temps de déplacement et le TT, mais une telle décision implique beaucoup d'autres choses : durée de mission, responsabilités, périmètre, compétences, pertinence dans la carrière, etc.
Tu peux essayer de faire un tableau avantages/inconvénients pour les 2 missions et faire une analyse à partir de là... mais je doute que ce forum soit vraiment à même de t'indiquer "le bon choix".
Réponse postée 28 septembre 2026 20:33
Ce qui m'a poussé à changer de serveur est essentiellement le souhait de pouvoir facilement quitter Synology le jour où je déciderai de le faire. Déjà parce qu'il n'est jamais bon, quand on fait du self-hosting, d'être dépendant d'une technologie fermée et liée à un matériel spécifique, mais aussi par ce que Synology a récemment commencé à montrer une évolution dans sa vision qui ne me plaît guère (restriction de fonctionnalités, voire blocages, avec des disques non-certifiés, notamment).
Pour le choix de ma nouvelle solution, j'ai fait une petite étude de marché et procédé par élimination. Au début, j'avais bien envie d'essayer Mailcow, mais comme je souhaitais que ma nouvelle solution fonctionne sur Docker (là aussi pour pouvoir facilement migrer vers une autre solution un jour), je l'ai rapidement éliminé car ses concepteurs disent explicitement que ce n'est pas possible. J'ai ensuite regardé du côté de Mailu, qui semblait reconnu, mais le fait qu'il faille provisionner plusieurs Go de RAM et déployer une demi-douzaine de conteneurs pour le faire tourner, et donc en assurer la gestion et les évolutions, ça m'a un peu refroidi... et justement, en bas de ma liste se trouvait Stalwart qui, bien que jeune et ne bénéficiant pas vraiment des années de recul affichées par les autres solutions, cochait toutes les cases.
Je l'ai donc installé, pour voir... et pour être honnête, se retrouver un serveur ultra-complet qui tourne de manière hyper-stable dans un conteneur qui ne prend jamais plus que 1-2% de CPU et 500 Mo de RAM, moi j'apprécie. C'est visiblement écrit en rust, donc bien moderne, l'interface utilisateur est agréable et réactive, je n'ai vraiment pas eu besoin de beaucoup de temps pour tout migrer. Et qui plus est, la communauté est très active, et les auteurs de l'appli répondent bien aux questions ou aux incidents : j'ai même pu faire corriger deux bugs qui me gênaient en quelques jours. Aujourd'hui, je n'ai aucune envie de revenir en arrière, même si j'aimais plutôt bien MailPlus Server et n'avais rien à lui reprocher, à part d'être trop intimement lié à la vision de Synology. Bref, si je comprends tout à fait que certains préfèrent largement des solutions plus éprouvées, pour du self-hosting semi-professionnel, Stalwart c'est vraiment l'avenir.
Salut,
Oui, c'est exactement ça : le blocage se fait par plage d'adresses, parfois même par réseau entier de l'hébergeur, tu paies donc pour tes voisins.
Pour le relais OVH, ta remarque sur le filtrage des domaines expéditeurs est juste.
Mon choix tient surtout à la nature des mails. Ce ne sont pas des mails de boîte perso mais des mails applicatifs : confirmations, notifications, demandes de validation envoyées à des clients, réinitialisations de mot de passe.
je suis allé directement vers un relais transactionnel car c'était l'outil fait pour ça.
Côté sécurité, on retrouve la protection dont tu parles. Brevo n'envoie que depuis un domaine authentifié (DKIM chez eux, déclaré en CNAME) ou des expéditeurs validés. L'identifiant SMTP est une clé dédiée, distincte du mot de passe du compte, et révocable à tout moment.
Le reste a compté aussi : société française, données hébergées en UE, accord de sous-traitance RGPD intégré aux CGU (pratique pour tenir mon registre), et mon volume actuel tient dans l'offre gratuite.
Sur les boîtes mail, je te rejoins complètement : c'est typiquement le service que je ne prendrais jamais la responsabilité de gérer pour un client.
Un mail perdu, ça peut être une facture ou un échange important qui passe à la trappe.
Par curiosité, qu'est-ce qui t'a fait choisir Stalwart plutôt qu'une autre solution ? Je suis curieux d'avoir ton retour à l'usage :)
Jean-Marc
Réponse postée 27 septembre 2026 22:03
J'ai fait exactement le même constat avec l'auto-hébergement d'un serveur mail sur un VPS d'OVH : en fait, bon nombre de sites blacklistent directement des subnets entiers dès qu'une adresse IP a un comportement de spammeur, et donc tous ceux qui ont une IP publique dans ces subnets en subissent les conséquences.
Ma question : pourquoi utiliser un relais SMTP externe et pas ceux d'OVH ? Ils fonctionnent bien, et ils ont l'avantage de bloquer tous les envois qui ne proviennent pas réellement des noms de domaine que tu gères, ce qui limite les risques même si quelqu'un parvient à usurper tes identifiants.
Sinon, personnellement j'en suis arrivé à auto-héberger tout ce dont j'ai besoin (et des trucs dont je n'ai pas vraiment besoin, juste pour m'exercer et pouvoir faire des démonstrations à des clients), que ce soit sur mon NAS ou sur mon VPS. Mais le seul truc que j'ai parfois envie d'arrêter, c'est bien la gestion des boîtes mail. J'ai récemment basculé un serveur MailPlus Server vers un serveur Stalwart, pour mes propres besoins, et j'en suis très content... mais ça reste une activité complexe avec le risque permanent de voir des mails se perdre (dans un sens ou dans l'autre). A tel point que ça reste un domaine que je ne prendrais jamais la responsabilité de gérer pour un client. Pour l'instant je continue de gérer mes boîtes, mais je pense qu'un jour je finirai par en avoir assez et basculerai chez un fournisseur externe comme Infomaniak ou autre (surtout pas Gmail ou Hotmail).
Salut Droopyann,
Avec plaisir. En gros : un serveur dédié chez OVH (EPYC 16 cœurs, 128 Go de RAM, 2 NVMe en RAID logiciel) sous Debian 12. Dessus tourne à peu près tout ce dont j'ai besoin pour bosser à côté des missions :
- GitLab self-managed : dépôts, CI/CD et registre Docker. Un push sur la bonne branche construit les images et les déploie en SSH, sans aucun service tiers dans la boucle.
- Les applis en conteneurs Docker, derrière un Nginx en reverse proxy. Staging et prod sont séparés sur la même machine.
- La stack de mes projets : PostgreSQL, Keycloak pour l'authentification (SSO, comptes, login social), MinIO pour le stockage de fichiers (compatible S3) et Redis.
- n8n pour les automatisations (notifications, reporting quotidien).
Ce que j'y gagne : je maîtrise mes données de bout en bout. C'est pratique quand un client pose des questions RGPD : je sais exactement où sont les données et qui y a accès. Le coût est fixe et prévisible. Et la machine est tellement surdimensionnée pour mes besoins que je ne me pose aucune question de perfs.
Ce que ça coûte : du temps. Mises à jour, sauvegardes, surveillance (y'a pleins d'outils open-source pour cela, perso j'utilise entre autres BesZel, Uptime et Grafana) : l'astreinte, c'est toi. Chez moi, les sauvegardes partent tous les jours vers du stockage objet S3 chez OVH, dans une autre région que le serveur.
La leçon qui m'a le plus marqué, c'est le mail. J'avais tout configuré proprement (SPF, DKIM, DMARC, reverse DNS en IPv4 et IPv6). Mais l'IP du serveur traînait la mauvaise réputation de ses voisins chez l'hébergeur. Microsoft refusait les mails dès la connexion, Gmail par moments, et une blacklist listait carrément tout le bloc d'adresses d'OVH. Impossible de corriger ça de mon côté, même en faisant tout bien.
J'ai fini par faire passer le mail transactionnel par un relais SMTP managé (Brevo, données hébergées en UE), et je garde mon Postfix pour le reste. Mon conseil à ceux qui se lancent : auto-hébergez ce que vous voulez, mais pour les mails envoyés à des clients, prenez un relais dès le départ. vous vous épargnerez quelques semaines de prise de tête.
Si tu as un projet en tête ou une question précise (choix d'hébergeur, sauvegardes, sécurisation SSH, Docker ou pas…), n'hésite pas.
Jean-Marc
Réponse postée 25 septembre 2026 16:13
"Est-ce que les ESN cherchent réellement à construire une relation équilibrée avec leurs consultants, ou cherchent-elles surtout à maximiser leur marge ?"
Comme on dit : poser la question, c'est y répondre...
D'une manière générale, les seules ESN qui cherchent à construire quelque chose de pérenne sont celles de taille assez petite pour ne pas avoir de de middle-management entre celui qui a investi son argent dans sa société et les consultants. Et attention, c'est une condition nécessaire, mais pas suffisante.
Dès que cette couche intermédiaire apparaît (commerciaux, practice manager, business partner, senior associate, et autres joyeusetés parasitiques), ça signifie que quelqu'un est personnellement objectivé sur la marge réalisée sur le dos des opérationnels, et c'est là que les ennuis commencent.
Réponse postée 22 août 2026 12:27
Il m'est arrivé plusieurs fois de trouver mes propres missions mais de devoir passer par une ESN de manière purement "administrative", mais leur marge était alors plutôt autour de 40€ par jour, soit 4-5%.
A 110€, soit votre TJM est juste énorme, soit vous feriez mieux de passer par un autre intermédiaire. Même les ESN qui me proposent des missions ne prennent pas autant, c'est dire...
Le problème n'est-il pas de persister à travailler avec des ESN ? Je suis développeur Freelance depuis 6 ans, je ne travail jamais avec des ESN, je suis plein toute l'année et à mon TJM max à chaque fois, entre 900 et 1000 euros par jour
@PseudoDuNet
C'est quasi impossible de bypasser les SSII pour mon plus grand malheur... Même dans une mission ou c'est moi qui ai contacté le client et qui ai apporté l'affaire, je suis obligé de passer par une des SSII référencées chez ce client et de leur céder 110€ de marge par jour.
Les services achats des grandes entreprises refusent de contracter directement avec des indépendants... principalement pour des questions d'économie d'échelle et de réduction du risque juridique (de requalification de contrat en cas de salariat dissimulé).
Réponse postée 21 août 2026 22:06
Vous avez déjà visiblement votre réponse : si vous choisissez de ne pas honorer le contrat, la seule manière de vous en tirer par le haut serait de proposer une personne à votre place. Et si vous ne connaissez personne de disponible dans votre réseau, alors utilisez les outils à votre disposition : LinkedIn, les plates-formes comme Free-Work, etc. D'ici le 14 septembre vous avez encore un peu de temps pour tenter d'arriver à quelque chose.
En dehors de ça, aucun doute sur le fait que ce client ne fera plus appel à vous... et potentiellement vous savonnera la planche à la première occasion.
Réponse postée 21 août 2026 07:31
C'est bien ce que je compte faire si un jour je me retrouve sans activité entre deux missions : aucun de mes clients n'avaient jusqu'à présent exigé ce genre d'habilitation, mais à présent je ferai en sorte d'être tranquille avec ce sujet. Vu que je vends mes capacités techniques en bonus de mes compétences de chefferie de projet d'infrastructure, il ne faudrait pas que ça devienne un obstacle.
Pour le cas présent, j'en ai discuté avec mon client et il semble ouvert à financer la formation pour les missions déjà en cours, car en effet rien ne mentionnait ce besoin dans les contrats signés auparavant. J'attends de voir ce que ça va donner, de toute façon tout est très lent chez eux, donc même l'application de la nouvelle politique ne se fera visiblement pas avant l'année prochaine... 😅
Perso, je paye moi meme l'habilitation, d'ailleurs je l'ai deja fait, souvent c'est une journée. Soit tu t'assoies dessus et tu vises le long terme, soit tu demandes à etre payé la journée, mais pas de financer la certification.
Réponse postée 13 août 2026 11:58
C'est vrai que les accès internet, généralement proxifiés, sont de plus en plus verrouillés. Il n'y a encore pas si longtemps, on pouvait encore monter un VPN vers son infrastructure via WireGuard/Tailscale ou même avec un tunnel SSH, et à partir de là, on pouvait faire énormément de choses... et un peu trop de choses, d'ailleurs : ceux qui ont déjà ouvert un tunnel en C2S depuis leur bureau doivent normalement avoir conscience du fait qu'on crée volontairement une faille de sécurité...
Mais à présent les grosses boîtes utilisent des équipements ou des services de SOC qui vont jusqu'à faire de la DPI (deep packet inspection) pour bloquer ce genre de flux. Il n'y a guère qu'en auto-hébergeant une infra en full HTTPS (applicatifs "pur web" comme Nextcloud) qu'on peut arriver à maintenir accessible un espace de travail à soi... à condition qu'il soit bien répertorié comme outil de travail par des listes comme McAfee sur lesquels bon nombre de proxys se basent pour autoriser/bloquer les sites web !
Et pour ce qui est des clients lourds de synchronisation de fichiers, n'en parlons pas... J'ai déjà réussi à faire fonctionner celui de Nextcloud en version portable chez un client, mais ça tenait plus de l'oubli de la part des administrateurs que d'une réelle volonté de laisser à l'utilisateur le loisir d'utiliser ce genre d'outil !
Je vois le même problème que les autres messages : blocage des ports USB.
Également, les sorties internet sont généralement filtrées, donc pas top pour la synchro/ sauvegarde.
A noter, portableapps.com propose pas mal de choses dans le sens de ce que vous voulez mettre en place.
Réponse postée 5 août 2026 20:56
@Izula
Mon échantillon vaut ce qu'il vaut, mais 100% des entreprises de plus de 1000 employés chez qui j'ai bossé ou dont j'ai entendu parler par des collègues au cours de ces 10 dernières années avaient mis en place un tel blocage.
Réponse postée 5 août 2026 08:35
Une des grandes illusions qu'on peut se faire en tant que freelance, c'est de croire qu'on échappe aux jeux politiques d'un service informatique : c'est plutôt vrai au niveau du système hiérarchique, mais pas du tout au niveau du poste lui-même. Les ressources internes sont soumises aux impératifs liées aux RH, mais pas les prestataires, par définition plus malléables, car il est beaucoup plus simple de ne pas renouveler un contrat que de mettre fin à un CDI.
On peut sûrement trouver de multiples raisons qui pourraient expliquer pourquoi votre collègue a été renouvelée jusqu'à la fin de l'année et pas vous, de la plus factuelle à la plus inavouable, mais je doute que vous connaîtrez LA vraie explication un jour. Je vous encourage à faire le deuil de l'idée de réellement comprendre vraiment ce qui se passe à ce niveau-là.
Dites-vous qu'au moins, vous avez deux mois devant vous pour trouver quelque chose, et que la période de la rentrée est une des meilleures pour changer de mission (le trio gagnant des mois les plus propices étant janvier, avril et septembre). Mettez donc ce temps à profit pour trouver une autre mission dès le mois prochain, en tenant compte du fait que votre préavis est sûrement plus court que 2 mois, et donc que vous pourriez même partir avant la fin de votre contrat actuel - ce qui serait un retournement de situation pour votre client qui devrait alors se débrouiller pour gérer la transition plus rapidement qu'il le prévoyait...
Réponse postée 4 août 2026 21:34
Je vois déjà un obstacle majeur : aujourd'hui, tous les gros clients avec lesquels je travaille bloquent les ports USB de leurs machines pour qu'elles ne puissent plus faire fonctionner les volumes de données externes, par souci de sécurité (pour éviter les virus, vers, et autres vecteurs d'attaque potentiels). Donc ça restreint beaucoup la capacité de fonctionner d'un tel environnement...
Réponse postée 10 juillet 2026 16:40
Wow, j'avoue que comme argument publicitaire, ça se pose là... 😅
Mais enfin vous êtes des glands. paiement à 30, 60 jours. Moi je bosse depuis 10 ans comme freelance aux USA, c''est paiement tous les 15 jours, à réception de facture donc je schématise on est le 15 juillet, j'envoie ma facture, paiement le 15 voir le 16. sinon arrêt du travail.
Mieux de nombreuses sociétés américaines, qui emploient des freelancers, les payent à l'avance.
Mieux chez Upwork.com, la plus grande plateforme de télétravaille et freelance au monde c'est paiement toutes les semaines et en plus c'est automatisée et les mauvais payeurs c'est comme en chine ou aux Usa, on placarde leurs noms sur les murs de la honte et sont blacklistés à vie !!
point à la ligne
Vous êtes désolé des imbéciles et franchement bêtes à manger du foin, et vous méritez de ne pas être payés !!
mon dieu, vive la france !!!
Réponse postée 10 juillet 2026 10:14
Pour être déjà passé plusieurs fois par des intermédiaires, c'est assez variable, et ça s'étale, en gros, entre 20 et 60 jours. Leurs process étant ce qu'ils sont, ils avaient toujours le point commun d'être réguliers, donc j'ai toujours pu m'organiser sans problème.
Je me doute que toutes les ESN ne sont pas comme ça et que certaines agissent mal, mais de ce que j'ai compris, certains clients finaux abusent encore plus face aux petites structures, comme par exemple en faisant seulement 2 campagnes de paiement par an, donc tous les 6 mois !
C'est une des raisons pour lesquelles il faut toujours garder un bon matelas en trésorerie : en plus des périodes sans contrat, il faut AUSSI prévoir le temps pendant lequel on attendra le premier versement.
Réponse postée 8 juillet 2026 22:13
De ce que j'ai compris (l'info est encore un peu fraîche donc difficile d'être sûr...), l'idée sous-jacente est plutôt de ne plus accorder d'accès aux LT aux chefs de projet, sauf s'ils ont une formation qui les rende suffisamment compétents pour ne pas risquer d'accidents ou de dégâts. Plutôt rationnel, je dirais...
Personnellement j'ai un bon background technique en plus de ma casquette de chef de projet donc ça m'a toujours semblé naturel d'aller faire des modifs que je maîtrise dans le périmètre de mes projets, et ne pas tenter le diable pour tout ce que je ne comprends pas, mais ce n'est pas le cas de tout le monde.
Ce n'est donc pas une question légale ou réglementaire, mais plutôt une rationalisation des rôles de chacun, ce que je peux tout à fait entendre. Mais comme ils veulent que la discrimination se fasse sur une certification payante, pour moi il serait logique qu'ils prennent en charge (au moins en partie) cette certification pour les contrats déjà signés.
Bonjour,
Est-ce que le fait d'avoir un diplôme permettant d'intervenir dans un LT doit figurer dans le contrat de mission ou est-il sous entendu ?
Le client pourrait juger que l'indépendant étant expert de son domaine, il doit connaître les obligations légales. Si ce dernier n'est pas au courant des obligations légales touchant une activité pour laquelle il s'est présenté comme qualifié et demande à l'entreprise de lui payer la qualification, ne prend-il pas de risque ? Un avocat pourrait vous indiquer si cela présente un risque.
Et si vous demandiez plutôt si le client peut participer à la mise à jour de vos connaissances en participant au coût d'une formation actualisée.
Réponse postée 8 juillet 2026 10:04
Bonjour à tous,
Mon client actuel va bientôt exiger de la part de tous ses intervenants extérieurs une qualification spécifique ("opérations d'ordre électrique") pour pouvoir intervenir dans ses locaux techniques.
Dans la mesure où il s'agit d'une nouvelle exigence, elle ne figure pas au contrat de la mission : il me semblerait donc relativement logique de refacturer le coût de la formation correspondante au client. Est-ce quelque chose que vous avez déjà fait, ou alors dont vous avez déjà parlé avec d'autres indépendants ?
Merci par avance pour votre aide !
Réponse postée 2 juillet 2026 17:53
J'imagine que si vous souhaitez limiter le plus possible les coûts, c'est parce que vous n'êtes pas sûr de dégager un gros chiffre d'affaires dès le début... Donc pourquoi ne pas partir plutôt sur l'idée d'une auto-entreprise ? Les plafonds sont assez élevés pour démarrer une affaire sans être obligé de passer à une structure plus complexe avant d'être déjà bien lancé... D'où vient votre choix de SASU dès le départ ?
Pour ce qui est de la domiciliation chez vous (gratuit), vous devez regarder deux choses :
que votre commune l'autorise
si vous êtes locataire, que rien ne l'interdit dans votre bail
Pour le reste des frais de lancement, déjà si votre activité n'a pas besoin d'investissements, vous pouvez limiter le capital de départ jusqu'à 1€. Certains frais sont incompressible (dépôt des statuts, annonce légale...), mais on trouve assez facilement des tutoriels pour effectuer un maximum d'opérations par soi-même. Et si vous avez besoin de matériel informatique, vous pouvez toujours donner des appareils à votre société pour ne pas avoir à en acheter.
Réponse postée 23 juin 2026 16:12
Sans oublier que les jours de congés qui ont été demandés (et validés) avant la date de démission décalent d'autant la date de fin du préavis ! ;)
Bonjour,
Vous ne trouverez jamais de mission freelance avec un délai de 3 mois avant le démarrage.
La plupart du temps, le délai est inférieur à 1 mois, voir des fois pour demain (littéralement).
A noter, si vous passez par une ESN, c'est exacerbé car le commercial veut sécuriser la mission. Bien souvent, le délai annoncé (dispo dès demain) n'est pas celui du client. Et des missions qui doivent commencer demain commencent souvent 2 ou 3 semaines plus tard, le temps de régler les sujets "administratifs" (contrats, poste de travail, outils ...).
Créer une boite tout de suite est potentiellement une mauvaise idée. Commencé par du portage salarial pour avoir ensuite une rupture conventionnelle (même si le délai d'indemnisation de la rupture co vient d'être réduit) peut être une piste intéressante.
Attention a bien calculé votre période de démission. Par exemple, démissionner en septembre vous fait arriver en plein dans la période creuse de fin d'année.
Voyez également si vous pouvez réduire votre préavis. Ca peut intéresser certaines boites, dans certains contextes.
Réponse postée 23 juin 2026 16:08
Je ne vois vraiment pas ça comme une pratique illégale, tant que ça concerne deux entités commerciales et qu'on ne demande pas à un salarié de travailler gratuitement. Il faut arrêter de brandir le mot "esclavagisme" quand ça n'a strictement rien à voir : c'est par ce genre de pratique qu'on fait perdre leur sens aux mots et qui minimise la souffrance de ceux qui en sont réellement victimes.
Pour moi, ces fameux "jours de gratuité" portent mal leur nom : globalement les deux principaux cas qu'on peut rencontrer sont concernent une mission qui atteint une certaine durée, ou alors pour du transfert de compétence entre deux prestataires en début de mission.
Je ne suis pas du tout en train de dire qu'il faut les accepter, attention, mais juste qu'à partir du moment où les choses sont claires dans le contrat et que chacune des deux parties les accepte, il n'y a rien d'illégal ni d'immoral. On peut y voir un moyen de "brader" sa prestation, mais ce n'est qu'une des (nombreuses) manières de faire cela...
Bonjour
"Jours de gratuité". Aucune réflexion à avoir. Refusez!
Même si c'était légal, moralement c'est quoi? De l'esclavagisme.
On rappellera d'ailleurs que l'esclavage était légal à l'époque... mais parfaitement immoral, et le sera toujours.
Réponse postée 19 juin 2026 15:22
Ça me rappelle une mission effectuée chez un grand compte via un intermédiaire commercial, il y de ça a quelques années : au bout de quelques mois, le commercial vient vers moi et me demande, tout tranquillement, de ne pas lui facturer 2 jours pourtant travaillés, car il y avait une clause de ce genre dans son contrat avec le client.
Bien entendu, mon contrat à moi n'indiquait nullement ça... Donc le problème venait clairement de lui, puisqu'il avait oublié de reproduire cette clause, mais ça ne l'a pas empêcher de réclamer l'intégralité des deux jours pour ma pomme ! S'il était venu en proposant de partager à 50-50, j'y aurais (peut-être) réfléchi, mais là j'ai dit non tout net et il s'est débrouillé avec le client final pour magouiller ça dans leur coin sans que ça ait d'impact pour moi.
Ah, les intermédiaires commerciaux... 😑
Réponse postée 9 juin 2026 07:56
C'est assez étonnant comme comportement : il y a un désaccord latent entre vous et eux, peut-être ? Documents envoyés en retard ? Des contestations d'honoraires ? Des factures impayées ou en retard ? Ou alors des causes internes de leur côté, comme des difficultés financières, dépôt de bilan, rachat par un concurrent...?
Pour peu que la lettre de mission que vous avez signée avec eux au démarrage indique clairement qu'ils ont la charge de l'établissement du bilan ainsi que la connaissance de vos échéances fiscales (fin d'année notamment), ils connaissent vos impératifs pour les dépôts des comptes et sont censés s'y conformer.
A ce stade, je pense qu'il faut au moins commencer par une mise en demeure d'exécution de leur travail. Et en parallèle, n'hésitez pas à appeler l'administration fiscale pour leur expliquer la situation et leur demander conseil avant de vous retrouver hors-délais.
Réponse postée 8 juin 2026 08:06
Personnellement, c'est en 2023, au moment de la bascule depuis InfoGreffe, que j'ai vraiment galéré avec l'Inpi : rien ne fonctionnait correctement, et c'est au bout de plusieurs mois et un délai légal largement dépassé que le greffe du tribunal de commerce m'a dit au téléphone "écoutez, cette année ils ont trop de problèmes avec leur plate-forme, vous feriez mieux de nous apporter votre dossier directement". C'est ce que j'ai fait, et hop, dépôt bouclé quelques jours plus tard.
Par contre, depuis 2024, ça s'est franchement arrangé : on vérifie les infos administratives, on envoie sa CNI (recto/verso, en effet, comme demandé explicitement), son PV d'approbation des comptes et son bilan annuel, on paye en CB et hop, c'est fini. Après une année de transition vraiment terrible, ils sont presque arrivés à nous faire oublier la simplicité légendaire d'InfoGreffe, c'est dire...
Réponse postée 1 juin 2026 11:19
Je me trompe peut-être, mais pour moi la refacturation du TTC en y ajoutant 20% de TVA concerne les transports et le logement en effet, mais pas les repas.
Je m'étais posé la question au début de mon activité et j'avais compris qu'à partir du moment où la TVA est déductible (cas du repas), alors on refacture le HT et non le TTC. Par contre, les trains et les hôtels, là on n'a pas le choix : et d'ailleurs c'est assez clair, puisque la valeur HT n'apparaît même pas, en général.
Bonjour,
Il faut facturer la TVA "on top".
Je m'explique, une note de resto de 30 euros (TTC), admettons de 5% de TVA, et une hotel de 150 euros (20% TVA), il faut facturer 30 + 150 euros (TTC) plus 20% de TVA.
Ca peut paraître un peu étrange, de refacturer de la TVA sur des frais déjà en TTC, mais ça marche comme ça (sinon c'est toi qui paye la TVA - on aura compris que la DGFIP est le grand gagnant en palpant deux fois la TVA.).
Donc, tu fais une facture à part pour tes frais, et dans ton cas il n' a pas de TVA sur le train mais tu dois ajouter 20%.
Et bien sur joindre les justificatifs.
Voilà, voilà.
Réponse postée 1 juin 2026 11:10
Afin de limiter les "pertes" autant que possible, il faut essayer d'être à la fois rigoureux et régulier. Perso, je gère ces deux éléments ainsi :
Rigueur : chaque facturette papier (repas, par exemple) est stockée dans une poche spécifique de mon portefeuille, et chaque facture online est stockée dans un dossier spécifique pour le mois en cours. A la fin du mois, je numérise les factures papier pour les mettre dans le même dossier que les factures déjà numériques.
Régularité : à la fin de chaque mois, je remplis un tableau avec 3 parties : les paiement mensuels (abonnements...), les achats online et les achats physiques. Pour les achats ponctuels, j'associe un numéro unique à chaque transaction et je renomme les fichiers JPG/PDF des factures avec ce numéro. Une fois le tableau complet, je l'ajoute au dossier et j'envoie tout à mon comptable.
En général, avec ça, je suis proche du 100% de récupération, le seul risque étant d'oublier de demander la facture au moment d'un achat physique. Ca doit m'arriver une ou deux fois par an, et dans ces cas-là j'envoie une preuve de paiement (ticket de CB ou extrait de relevé bancaire) mais sans récupérer la TVA.
Réponse postée 1 juin 2026 08:34
Je suis en SASU sans salarié et j'ai tout juste commencé à me verser des ANCV cette année. J'avais déjà envisagé la chose auparavant, mais c'était franchement compliqué pour acheter les chèques, il fallait passer par des représentants qui imposaient chacun leurs conditions, j'avais lâché l'affaire.
Mais là maintenant, tout se passe directement sur le site de l'ANCV : il y a des frais d'inscription pour la première commande, mais ensuite c'est de l'achat direct : tu peux choisir tes coupures et te les faire livrer par transporteur (Chronopost). Prévois juste une livraison un jour où tu es sûr d'être là, car c'est contre signature.
Pense aussi à prévenir ton comptable (si tu en as un) car ça lui donne du déclaratif à faire de son côté.
Réponse postée 26 mai 2026 09:18
Pour moi ce que tu décris là ce n'est pas de la coordination mais plutôt de l'organisation. Ce serait de la coordination si tous ces clients devaient bosser ensemble dans un but commun, or là ce n'est (visiblement) pas le cas : il s'agit plutôt de pouvoir jongler entre tes différents contrats, indépendants les uns des autres.
Si je me permets de faire ce distinguo, ce n'est pas juste pour pinailler, c'est pour montrer que l'état d'esprit de tes clients n'est, en toute logique, pas celui d'acteurs d'un projet commun : ils ont chacun leur projet et ne voient que lui, et c'est à toi de te débrouiller pour tout gérer en parallèle. Je me doute que c'est inconfortable, et personnellement, j'ai plusieurs fois fait du double-client à mi-temps, et rien qu'avec deux contrats, je rencontrais des situations un peu galère... donc avec 6, je compatis ! Cela dit, il faut garder à l'esprit que ce ne sont donc que des contrats sans lien entre eux, et à ce titre, tu es le seul maître à bord pour gérer la situation, sans pouvoir réellement imposer quoi que ce soit de structurant. Si ça devient trop pesant, tu n'as pas vraiment d'autre choix que de réduire la voilure en mettant fin à un ou deux contrats, histoire de voir comment ça se passe... Mais en tout cas, il me paraît difficile d'attendre de tes clients qu'ils t'aident à ce niveau.
Ensuite, concernant les échanges sur les forums, je pense que c'est assez logique que tu voies peu de messages qui parlent de ça : je pense que ta situation est juste un cas assez rare (la plupart des freelance recherchent avant tout UNE mission à plein temps) et peu généralisable à cause des différences intrinsèques entre chaque client, donc il est difficile de se donner des conseils vraiment pertinents, en-dehors de banalités.
Maintenant, si j'étais dans une situation comme la tienne, je pense qu'en effet j'essayerais de fixer un maximum de choses dès le début, car ensuite les choses se figent assez vite. L'exemple le plus significatif est, selon moi, le critère du présentiel : si on accepte d'être très souvent présent sur site au début de la mission, ça devient vite un acquis et il est alors beaucoup plus difficile de changer par la suite. Donc oui, expliciter ta manière de bosser et les outils que tu emploies dès l'entretien si possible, et montrer la pertinence de ta manière de faire lors des premiers jours autant que tu peux, sinon ce seront les clients qui t'attireront vers leurs solutions et leurs process à eux, souvent bien plus lourds.
Réponse postée 25 mai 2026 12:58
Perso, j'ai toujours considéré qu'adapter mon CV au format spécifique de l'ESN revient à faire son travail à sa place. Ce sont eux qui connaissent leurs clients et leurs besoins et qui doivent trouver des ressources adaptées, et j'estime que dans la mesure où ils vont ensuite marger plusieurs dizaines d'euro par jour de prestation, ils peuvent bien faire cet effort. Après, il ne s'agit pas de ne rien faire : je fournis un CV classique de 2 pages et un autre plus détaillé dans lequel ils peuvent trouver le détail de chaque poste occupé afin d'y récupérer ce dont ils ont besoin, mais c'est bien à eux de faire l'exercice, charge à moi ensuite d'assurer aux entretiens.
Cela dit, je connais des prestas, freelance ou non, qui préfèrent faire l'adaptation eux-mêmes, et ce dans un souci de maîtrise du contenu adressé aux clients. Typiquement, afin d'éviter que l'ESN fasse n'importe quoi et les présente comme des experts dans un domaine où ils ne le sont pas, ou au contraire pour pouvoir insister sur les points qu'ils ont identifié comme essentiels de la mission... C'est un choix, et je le comprends aussi. Les ESN sont de plus en plus gérées par des purs commerciaux qui ne comprennent pas le quart de ce qu'ils vendent que ça devient facile de perdre confiance.
Réponse postée 11 mai 2026 12:37
Difficile d'être absolument catégorique dans ton cas précis, mais à mon avis, l'ESN cherche à faire passer un autre candidat (probablement un interne en CDI ?) à ta place, en laissant croire au client que tu n'es plus intéressé... le fait qu'ils te demandent sans arrêt de baisser ton TJM tend à le confirmer car ils seront alors gagnants dans tous les cas : si tu acceptes de baisser et qu'au final ils te laissent la mission, ils margent plus que prévu, et si tu abandonnes à cause du tarif trop bas, ils seront d'autant plus "légitimes" à prétendre que c'est toi qui as refusé le poste.
D'une manière générale, un commercial qui a gagné une mission n'oublie JAMAIS de donner les informations au consultant qui doit la réaliser, la priorité est toujours de pouvoir facturer au plus vite. Par conséquent, une ESN qui "traîne" sans donner la moindre info est, dans la plupart des cas, en train d'essayer de te la faire à l'envers. Crois-moi, si c'était juste le client qui traînait tout après avoir validé ton profil, le commercial saurait trouver les moyens de te faire patienter.
En bref : fais le deuil de cette mission et continue à chercher ailleurs. Tu n'es pas à l'abri d'une bonne surprise, mais mieux vaut ne pas compter dessus. C'est rageant quand ça arrive, mais ça fait partie du lot de l'indépendant, surtout ces dernières années.
Réponse postée 9 mai 2026 10:04
Désormais, l'ARE est limité à 60% des droits pour les créateurs d'entreprise. Soit le même montant que l'ARCE.
Donc pour moi, plus d'intérêts à l'ARE. Autant prendre l'ARCE et gérer soi même. Cela évite des contraintes de statuts, et il est donc possible de prendre le statut qui semble le meilleur à moyen / long terme (donc être tout de suite dans sa cible).
Je pense que c'est très discutable, les généralités absolues sont rarement de bons conseils.
Déjà, il faut savoir que l'ARCE ne fournit pas 60% des droits acquis, car elle est soumise à la CSG et à la CRDS, ainsi qu'à la contribution au financement des retraites de 3% (prélevée à la source). D'autre part, l'ARCE étant un versement de capital, il n'ouvre pas droit à une protection sociale, que ce soit santé ou prévoyance, et c'est un point à ne pas négliger (on ne sait jamais ce qui peut se passer). Si on opte pour l'ARCE, il est donc vivement conseillé de se verser une rémunération suffisante pour ouvrir les droits... ce qui implique donc de payer les charges sociales qui vont avec.
Le mieux est encore de faire un calcul précis en fonction de ce qu'on souhaite faire dans son cas personnel, mais autant dire que si ça peut éventuellement passer en EURL, j'ai du mal à voir ça comme une stratégie viable en SASU compte tenu des charges salariales et patronales qui entrent en jeu, contrairement aux ARE qui sont nettes de charges et permettent de conserver la sécu, la mutuelle et la prévoyance de France Travail, et cotisent automatiquement pour la retraite.
Bien sûr, le créateur de la structure peut choisir de ne pas se rémunérer, par exemple s'il peut bénéficier de la couverture santé de son/sa conjoint(e), mais ça n'élimine pas les risques liés à la prévoyance. Et pour la retraite, il faut tenir compte du fait que le versement est réalisé en deux fois à 6 mois d'intervalle, ce qui peut limiter la validation des trimestres en fonction du montant versé par rapport au SMIC horaire.
Même si le plafonnement à 60% rend le maintien des ARE moins intéressant, je pense que ça reste la meilleure stratégie, surtout pour quelqu'un qui crée sa première structure et qui n'a pas besoin d'investissement lourd pour lancer son activité :
le revenu est connu à l'avance, régulier et garanti (tant qu'on ne se rémunère pas, évidemment), et ce quel que soit les résultats de la structure
la protection sociale est maintenue par France Travail, ainsi que la cotisation pour la retraite
les ARE peuvent servir de complément de revenus en cas de salaire faible, afin de maintenir une rémunération suffisante, et ce jusqu'à épuisement des droits, donc même au-delà des 2 ans si le capital le permet
En revanche, s'il y a besoin d'investir dès le début (travaux pour un local commercial, véhicule indispensable, gros matériel onéreux, etc.), là oui, l'ARCE peut être une bonne opportunité, surtout si ça permet de se passer d'un emprunt bancaire, ou alors pour l'utiliser comme apport dans le cadre d'un prêt plus conséquent. Cette stratégie dépend de ce que la trésorerie personnelle du dirigeant lui permet d'absorber avant de commencer à se rémunérer.
Bonsoir à tous, j'hésite entre l'ARCE et l'ARE, quels sont vos arguments pour et contre svp ? Merci beaucoup.
Réponse postée 18 avril 2026 00:05
Beaucoup de vos questions me paraissent trop dépendantes de détails concernant votre parcours, et de toute façon c'est plutôt à vous de vous faire votre propre idée pour en dégager une cohérence et le construire le discours allant avec. Je me concentrerai donc juste sur celle relatif au poste d'administrateur système. Et je pense que vous êtes confronté à une double difficulté : celle d'un métier avec assez peu d'offres et une évolution qui n'est pas toujours bien comprise par les candidats.
En préambule, je suppose que quand vous dites chercher un poste, il s'agit de CDI ? C'est juste pour être sûr, dans la mesure où vous êtes ici sur un forum principalement consacrés aux indépendants (ou de salariés souhaitant le devenir).
Par expérience, je dirais que les postes d'administrateurs sont souvent parmi les plus rares, car ils sont tenus par des gens qui privilégient l'idée de s'installer plutôt que d'évoluer vers autre chose. Le turnover est donc faible pour cette raison, mais aussi parce que bien souvent, quand un poste se libère, il est loin d'être toujours ré-ouvert dans la foulée, car bien souvent remplacé par un contrat d'infogérance externe plus "malléable", par une technologie plus ou moins automatisée, par les collègues restants qui absorberont la charge supplémentaire... voire bientôt par une IA ?
Je pense que trouver un poste d'administrateur, quand on n'a pas eu une expérience significative dans le métier auparavant, sans être impossible, est assez difficile. Et si j'en crois les entreprises par lesquelles je suis passé en 20 ans d'expérience, je vous conseillerais de doubler votre narratif d'admin avec celui d'un tech lead / chef de projet, c'est à dire être capable de faire sentir que vous aurez à la fois la capacité et la volonté de mener des évolutions de votre périmètre et de vos tâches pour ne pas être perçu comme "celui qui veut faire son trou" mais comme celui qui saura anticiper les problèmes, identifier des solutions et accompagner les transitions... Après, ce point dépend de la taille des entreprises, bien sûr, on peut plus difficilement tenir un tel discours devant un groupe dont la DSIN de plus de 1000 personnes que devant une startup, et il faut essayer de comprendre la vision du recruteur sur la question.
Autre point, sachez vous montrer intéressé et doté d'un bagage suffisant en réseaux et en sécurité, ainsi qu'en travail en équipe. Aujourd'hui, le bon administrateur système, sans pour autant savoir tout sur tout, sait réagir rapidement aux incidents et aller solliciter les bonnes personnes pour les traiter plutôt que sortir le fameux "désolé, j'ai vérifié de mon côté tout est OK", car de nos jours les problèmes sont souvent multifactoriels et multicouches.