Grande démission - Tracances
Bonjour,
J'ai vu plusieurs fois un membre du forum(que je ne citerai pas....@DevAndOps 😄) utilisé cette expression: Grande démission.
Je crois qu'on y est là. 470 000 démissions au T1 2022.
J'ai vu un extrait des GG où un restaurateur s'en plaignait. C'est juste aberrant vu certaines conditions de travail dans ce domaines.
Du coup je comprends mieux pourquoi l'explication qu'à donné @DevAndOps dans un autre sujet, concernant les TJMs bas.
Et autre expression, les Tracances : Travailler sur son lieu de vacances...
Vous en pensez quoi?
Les gens de ma génération (j'ai la quarantaine) ont été élevés dans la peur permanente du chômage et de ses conséquences supposées : déclassement social, divorce, ruine personnelle puis vie sous les ponts.
Les jeunes aujourd'hui n'ont absolument plus cette crainte, et le travail n'est plus forcément synonyme d'intégration sociale (aujourd'hui on ne cherche pas un travail, on cherche un salaire). Pour notre génération c'est très déroutant.
Oui pareil. On a était un peu conditionné à rester dans notre zone de confort.
On cherche un salaire pour payer ce qu'il faut et pouvoir profiter à côté. La qualité de vie devient la norme et c'est une bonne chose.
Beaucoup de jeunes s'imaginent gagner 3k voire plus en sortie d'école et la réalité les rattrape rapidement!
Certains ont la chance de faire un travail qui leur plaît mais ce n'est pas le cas de la majorité. Donc un travail ça reste un travail et si il faut en changer, ce n'est plus vraiment un problème.
BornToBeFreeJe partage cet avis (46 ans 😝).
J'ai toujours été salarié non-stop,dès que je quittais une boite, je démarrais dans une autre sans jour de repos entre les 2.
Je n'ai jamais connu le chômage, et, pour mes 45 ans je me suis offert ce "plaisir" car je ne savais pas ce qu'était ce truc qui faisait si peur.
Maintenant, ça fait un an, ça m'a permis de ralentir mon rythme de dingue prendre du recul et prendre les infos pour me lancer en freelance tout en marquant la moitié de mon XP avant retraite😁
Et ça ne fait pas peur finalement.😇
Mais recabler son cerveau de salarié en Freelance ça m'a pris du temps alors que le statut freelance c'est ce qui ce qui me correspond le plus.
- Utilisateur supprimé
La clef de tout ça : le partage et l'affectation de la valeur ajoutée.
Il y a quelques années, je bossais dans une société de BTP. Je rappelle que dans le BTP, le budget alloué à l'informatique est de 1% du CA alors que dans le secteur bancaire, il est de 6% du Produit Net Bancaire.
Nota : Le Produit Net Bancaire est l'équivalent du CA pour une banque. Ben oui, comme une banque vend de l'argent, c'est totalement débile de compter le CA réel. Ca n'a aucun sens.
Donc, cette boite de BTP.
Chiffre d'affaires : 120 M€
Effectif 280 personnes.
Budget IT : 1,2M€
Résultat net : 5M€
Le boss avait 40% des parts. Donc, un dividende proche de 2M€ chaque année.
Evidemment, si je passe le budget IT à 5%, son bénéfice est de zéro. Donc, il faut arbitrer entre "prendre 2M€" et "avoir une informatique au service de la performance de l'entreprise".
Evidemment, l'IT se faisait taper sur la tête parce que :
Les imprimantes et tireuses de plans format A0, qui font partie du cœur de métier du BTP, ne fonctionnaient qu'épisodiquement. (pas de contrat d'entretien, c'est trop cher).
La téléphonie mobile, qui fait partie du cœur de cœur de métier du BTP avec 80% des personnels en déplacement chaque jour, n'avait pas la performance attendue. (Pas de Mobile Device Manager, donc, pas de contrôle sur les usages, donc, terminal toujours sous-dimensionné.).
Etc....
Ca, c'est une première vision de l'affectation de la valeur ajoutée, à bon escient, au service de la performance de l'entreprise.
La deuxième vision, c'est que tout simplement, 2 M€ (déduits des 5M€) répartis sur 280 salariés, ça fait quand même 600 balles par mois pour chaque employé. Je pense que personne ne peut dire qu'il s'agit d'un détail. Pour le boss, il ne resterait alors que 40% de 3M€. Pauvre de lui.
Je conclus :Comment aller prendre 600 balles supplémentaires par mois ? La réponse est dans le titre de ce fil de discussion.
Par contre, il y a un gros problème de budget alloué à l'IT en France et encore pire dans le public. Niveau cyber sécurité on n'est vraiment pas terrible.
D'ailleurs il y a pas mal de recrutement dans le domaine, mais le salaire ne suit pas en france. Je ne parle mm pas ds propositions dans le public!
Aujourd'hui, on est dans un monde digitalisé, il est indispensable pour les sociétés de mettre un budget conséquent pour l'IT.
Beaucoup de petits commerces se sont lancés dans la vente en ligne pendant le covid.
L'intérêt pour l'IT grandit.
Sinon, pour nuancer un peu, je ne suis pas forcément en désaccord avec ton analyse : quand on rentre dans le détail, on s'aperçoit que cette grande démission est essentiellement localisée sur quelques secteurs, qui au fil des décennies se sont paupérisés :
l'aérien. Avant tout le monde rêvait d'y faire carrière, on voulait tous être pilote, les jolies filles s'imaginaient hôtesses de l'air. Les grèves de cet été ont montré au grand jour qu'avec le low cost c'était devenu un secteur essentiellement pourvoyeur de jobs d'étudiant, qui ne fait plus rêver grand monde ;
la restauration. Avant les serveurs étaient commissionnés, les places étaient chères. Maintenant ce sont juste des boulots harassants et payés au Smic, où les pourboires ont quasiment disparu ;
les aides à la personne. Idem, les dames de compagnie d'autrefois, qui nouaient de vraies relations de confiance avec la famille sont devenues des auxiliaires de vie anonymisées aux horaires rentabilisés au maximum.
Et malheureusement j'ai l'impression que notre secteur (en tout cas pour certaines spécialités) prend le chemin de cette paupérisation rampante, avec en plus un statut d'indépendant qui est devenu une obligation plutôt qu'un choix personnel. Quand je vois sur Malt des webdesigners se vendre à moins de 200€/j une fois la commission déduite, je me dis qu'il y a clairement un problème😒. Un tel tarif ne couvre absolument pas les risques encourus (aucune protection, revenus précaires, client de mauvaise foi ...), autant prendre un emploi salarié même payé proche du Smic.
Le confinement a mis un grand coup de pied dans la fourmilière. Dans les secteurs cités plus haut, beaucoup en avaient besoin de sauter le pas et se réorienter. Je n'ai pas l'impression que ce soit forcément le cas pour nous. Nous profitons tout de même du télétravail, et puis ce travail peut encore être considéré comme intéressant (voir passionnant😄) pour certains d'entre nous.
Le boss peut choisir d'externaliser l'IT à l'étranger, comme ce fut le cas pendant pas mal d'année.
Je me rappelle une période, où les ESN ne recrutaient et ne formaient que des profils fonctionnels et manager. Ils ne voulaient plus de développeurs, car les dévs étaient envoyés en Inde, Argentine et maintenant aussi en Europe. Et ça leur coutaient moins chers.
Mais la mise en place pouvait s'avérer longue, surtout si les données étaient sensibles et donc devaient être anonymisées avant d'être envoyées au presta!
Certains grands comptes le regrette aujourd'hui. La crise COVID a permit de voir les limites et la nécessité d'avoir des "devs-pompiers"!
Par contre les indép qui se vendent à 200e/jour, c'est vrai que ce n'est pas à notre avantage. Mais peut-être qu'ils ne connaissent pas le tarif du marché
Utilisateur suppriméIl y a 10 ans, l'externalisation était très en vogue un moment en Belgique, notamment avec une société indienne basée à Londres. Si Freesas peut confirmer que c'est encore le cas chez son client belge?
Perso, je viens de terminer un contrat de 2 ans et 9 mois chez un client belge qui l'a fait également. Ils s'en mordent les doigts, déjà avant que le contrat d'utilisation soit mis en route. Dans 3 ans, fort à parier que ce contrat ne soit pas renouvelé. J'ai pu voir le salaire des indiens en Belgique, car ils sont tellement tête en l'air qu'ils laissent trainer leurs extraits de compte sur la photocopieuse.
Mais le client belge n'est pas content. Dans ce même projet, il y a eu un consultant qui a osé expliquer et démontrer les dangers de la sécurité informatique avec la manière de travailler de l'externalisation. Il a été viré sur le champs, car il a osé faire comprendre que la décision de la direction pour l'externalisation était dangereuse pour l'entreprise.
C'est une tendance, mais elle tend à s'arrêter dans les prochaines années. Pourvu que la France comprenne plus vite que la Belgique.
En fait, c'est pareil en France!
Reste à espérer que ça va effectivement s'arrêter!
Le turn over en Inde est hallucinant, les dévs veulent devenir manager ou fonctionnel au bout de 2 ans.
Dans certaines sociétés, ils leur font limite du chantage à la démission!
Pour faire de l'offshore il faut accepter une délégation totale de son informatique (y compris la partie conception/AMOA, ce qui au niveau de la politique d'entreprise est un choix très impactant). En pratique la plupart des expériences offshore se terminent par un échec parce que seul le développement a été délocalisé, dans une logique assez méprisante pour cette spécialité.
Culturellement aussi il y a beaucoup de méprises. Les Indiens ne vous contrarieront jamais frontalement car ce n'est pas dans leur culture d'aller au conflit. Mais il ne faut pas croire qu'ils soient corvéables à merci pour autant. La plupart des Indiens qui travaillent dans l'informatique sont des fils de bonne famille, ils n'ont aucune envie de se tuer à la tâche et d'être pris pour des subalternes.
Utilisateur suppriméCulturellement aussi il y a beaucoup de méprises. Les Indiens ne vous contrarieront jamais frontalement car ce n'est pas dans leur culture d'aller au conflit. Mais il ne faut pas croire qu'ils soient corvéables à merci pour autant. La plupart des Indiens qui travaillent dans l'informatique sont des fils de bonne famille, ils n'ont aucune envie de se tuer à la tâche et d'être pris pour des subalternes.
Je confirme absolument. En occident, il y a des procédures (iso ou autres) qu'il faut suivre.
Il y a des sérieuses différences culturelles avec le fonctionnement des indiens. L'indien, il chipote, il voit que cela marche, et donc pour lui le résultat est bon. Il ne regarde pas aux conséquences éventuelles.... Je ne vous raconte même pas la diplomatie que j'ai du utiliser pour que les choses soient faites comme stipulé dans le contrat du style "Hey XXX I need your help because..."
D'un autre côté j'avais une force, c'est moi qui autorisait le paiement des KPI. Donc je les prévenais, si tu fais pas ce qu'il doit d'être fait comme le contrat le stipule, je ne donne pas l'autorisation du paiement. Je le disais gentiment, mais au bout de quelques mois, ils avaient compris qu'avec moi aucun compromis ne pouvait être fait. Pour moi, les délivrables devaient concorder avec le contrat.
Tous ces dysfonctionnement ont été rapporté (d'une manière diplomatique) à la direction, et qui je sais déjà, ne renouvellera pas le contrat. En attentant, beaucoup de frustration auprès des project managers, des responsables.
J'espère sincèrement que les occidentaux vont se rendre compte qu'il vaux mieux payer des nationaux un peu plus cher et être conforme que d'utiliser l'externalisation.
Vous dites plein de choses très justes.
Personnellement, je ne pense pas que la nouvelle génération soit si en faute qu’on pourrait le penser. Notre génération (j’ai à peine plus de 40) est entre deux feux, comme une sorte de transition. Et je ne crois pas que nous ayons plus raison que ça, en tout cas certainement pas en adoptant le raisonnement de vieux c@& à dire que c’était mieux avant et que les jeunes maintenant ne savent plus bosser, etc. C’est ce qu’on disait de nous, je vous rappelle :)
La génération de mon père, paix à son âme, est celle qui a pris le plus gout à l’argent. Il me disait souvent : « quand ta génération comprendra ce qu’on lui a laissé, vous viendrez cracher sur nos tombes ». Et il avait un peu raison. Les boomers ont pris gout à leur confort, à la découverte de la classe moyenne et, surtout, à critiquer celles et ceux qui ne leur permettraient pas de maintenir ce confort. C’est dur comme propos, mais je pense que c’est quand même très vrai.
La nouvelle génération est peut-être une source de leçons : non, la richesse n’est plus liée à la quantité de travail. Non, la création de richesse n’est plus liée à la quantité de travail. Et, oui, avec l’automatisation de masse et la singularité qui se rapproche, il nous faudra repenser un travail où… personne ne travaille.
Alors peut-on leur reprocher de ne rien faire ? Peut-être. Les réseaux sociaux donnent de très mauvaises habitudes et n’invitent en rien à une meilleure santé mentale. Mais comme disait NC_EB, la restauration est un excellent exemple de « travaille et ferme-là ».
Pour reprendre ce que tu disais Paul92, c’est très juste, mais il ne faut pas oublier d’autres démissions plus inquiétantes : le métier d’infirmières et les proches santé. Donc, d’une manière générale, ça élargit la question à « pourquoi je m’inflige tout ça ». Et c’est peut-être la marque d’une élévation de conscience.
Quant à l’élévation de compétence, ça reste à voir. Je n’ai jamais vu auparavant des chefs de projet développeurs, ce qui est aberrant comme concept. M’est avis que le mouton à 5 pattes a encore de beaux-jours devant lui.
Bref. Les salaires en France sont atroces. La condition au travail pas beaucoup mieux. Si un électrochoc permet de nous faire passer à un niveau de conscience plus élevé, je suis prêt à dire que la nouvelle génération a raison, et que travailler n’est plus une raison d’être. Ça ne l’a jamais été, mais on nous l’a bien fait croire. La question est : jusqu’à quand allons-nous y croire ?
Oui je n'ai pas abordé les métiers de la fonction publique, qui subissent une crise pire encore que dans le privé.
Tous ces métiers au contact du public au sens large (personnel soignant, policier, gardien de prison, enseignant, assistante sociale ...) sont de plus en plus durs, et logique les vocations diminuent. Face à cela les RH de la fonction publique, qui durant plusieurs décennies n'avaient qu'à promettre la sécurité de l'emploi pour voir les candidats affluer aux concours, sont totalement désemparées.
Bonjour,
ça me fait penser, quand j'étais en ESN, ils ont eu une période où ils ne recrutaient que des managers, team lead et autres termes en tout genre.
Quitte à créer un nouveau poste...Au lieu de recruter des dévs et/ou fonctionnels, dont ils avaient besoin!
Mais je pense que c'était en vue de faire de l'off shore!
Pour les infirmiers/ères, il y en a qui ont décidé d'aller travailler ailleurs, notamment en Suisse, pour être mieux payés. D'autres ont démissionné mais passent par des agences d'intérims. (certaines ne réclamaient pas le pass vaccinal pour travailler).
Et il y a celles et ceux, qui ont changés de métiers, au vu des conditions dans lesquels ils pratiquaient.
- Utilisateur supprimé
Je crains de ne pas comprendre votre raisonnement : s'il y a une grande démission (je me demande d'ailleurs où sont passés tous ces démissionnaires), comment se fait-il qu'il y ait une baisse des TJM ? Ça devrait plutôt être le contraire...
J'ai des appels quotidiens d'ESN pour des missions sur Paris qui pleurent sur la pénurie de main d'oeuvre dans l'IT et à côté de ça des tarifs 20 à 30% en-dessous de ceux de 2019 (ils veulent conserver les tarifs de mi 2020 où de nombreux indépendants se sont retrouvés sur le marché à cause du Covid,provoquant une chute des TJM). Pourtant la situation est aujourd'hui inversée, les TJM devraient donc être au moins au niveau de 2019 voire au-dessus.
J'ai plein de collègues qui étaient en CDD depuis des années qui ont été passés en CDI par leur boite sans aucune négociation possible alors qu'elles peinent à recruter et passent les CDD en CDI de peur qu'ils s'en aillent.
En bref j'ai le sentiment que les entreprises ne sont vraiment pas en position de force dans de nombreux secteurs (dont l'IT) mais ne veulent rien lâcher (salaire, TJM, télétravail, tracances,...).
Utilisateur suppriméAh, pas d'accord sur le tout premier point.
Le TJM affiché, c'est côté demande. C'est comme le prix de vente de maisons. Va voir sur la base de données des transactions (impots.gouv.fr). Il y a un décalage certain entre la demande initiale et la transaction réelle.
Cependant, je ne nie pas qu'il y a des contrats qui se concluent avec des TJM très bas. Mais soyons sincères. Quand tu embauches un DEV react.js à 32000€ et quand tu embauches un DEV react.js à 58000€, tu n'as clairement pas la même compétence en face. Il y a un intervenant qui témoignait sur ce forum du fait qu'il remplaçait 3 développeurs. Je n'ai aucun doute sur ce qu'il a dit. J'ai déjà eu le cas. Le DEV en question donnait des conseils à l'architecte logiciel, au Product Owner pour les features et au DG pour la mise en place du Crédit Impôts Recherche. Ben, on n'est pas sur la même planète.
Je ne peux que conseiller à tout le monde :
de se former
de passer des certifs, de faire reconnaitre sa compétence.
d'avoir un réseau humain très étoffé autour de lui.
de travailler son branding personnel.
C'est la seule manière de se démarquer du fameux DEV à 32000€.
Bonjour,
Attention : vous avez une vision déformée par vos expériences.
La grande majorité des entreprises en France sont des TPE et un grand nombre de salariés travaillent pour elles. Dans ces TPE, la variable d’ajustement c’est le dirigeant et souvent ces entreprises ont du mal à finir le mois sans être dans le rouge. 600€ net en plus dans un restau à un serveur ou cuisinier, c’est plus de 1200 à financer (avec congés et cotisations). Ces 1200, le dirigeant les prends dans sa poche. S’il ne peut pas, il fait quoi ? Soit il fait sans, soit il arrête son activité.
C’est d’ailleurs la même chose en pire (car non décidé par Le dirigeant) d’augmenter le salaire minimal.
J’ai connu des entreprises où des salariés gagnaient plus que les dirigeants.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
Bonjour,
Merci pour les précisions.
Dans ce cas, c'est peut être le gouvernement qui devrait réagir et baisser les charges sur ces métiers ou autre chose?
Bonjour,
Complexe de baisser pour certains métiers car il existe des cas très différents les uns des autres. Certains profitent, d'autres dégustent.
Où placer la limite ? Quand une décision est prise, elle impacte plusieurs choses.
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Imaginons que l'on augmente le SMIC pour augmenter le niveau de vie, cela entraine un coût plus important pour les entreprises donc une augmentation des prix pour maintenir un revenu stable au dirigeant (souvent en TPE qui gagne +/- comme ses salariés ou un peu plus mais sans garantie du type chômage et de fortes responsabilités). Du coup, le niveau de vie pour ceux qui ont un smic plus important n'augmente pas autant qu'ils le voudraient. Même s'il y a un chiffre plus fort sur leurs paies.
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Imaginons que l'on baisse les charges sociales pour augmenter le net, cela entraîne une baisse des ressources pour des organismes sociaux dont les besoins ne baissent pas. Donc pour compenser les déficits, l'Etat doit trouver d'autres sources et augmentent impôts/taxes/cotisations ailleurs. Or, il n'y a pas beaucoup d'ailleurs. Si cela touche les dirigeants vus plus haut, les importations, les taxes locales, les impôts des entreprises... Bref, les entreprises doivent augmenter leurs prix car autre chose a augmenté. Au final, là encore, le niveau de vie n'aura pas une si grande augmentation.
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Je pourrais donner d'autres exemples. Il n'y a pas de solutions miracles.
L'idéal serait de trouver un marché extérieur qui apporte du travail, des revenus sans entraîner une augmentation en France car c'est sur un autre marché. Mais cela ne concerne pas tous les secteurs.
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Au final, les décisions prises ou non : il y aura souvent que des insatisfaits au final quelques mois après.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
Il n'y a pas forcément de corrélation entre le niveau de rémunération et la productivité qu'on va vous réclamer.
Par contre ce qui est certain, c'est que lorsque la facturation est très bonne, on est prêt à accepter beaucoup plus de choses que lorsqu'on est payé au ras des pâquerettes.
Alors grande démission on pas, on en revient toujours à la même problématique : à moins d'être passionné (et encore) c'est en grande partie la thune qui va déterminer vos choix.
Bonjour,
En fait, la "thune" est surtout un facteur de démotivation.
Si je n'ai pas ce que j'estime mérité (ce qui n'a rien à voir avec la valeur réellement produite), alors je suis démotivé.
Si j'ai ce que j'estime mérité, c'est normal. Il faut d'autres facteurs pour me motiver (intérêt de la mission, ambiance, avantages ...)
Si j'ai plus que ce que j'estime mérité, ça peut ponctuellement me motiver (coup de bourre sur un projet par exemple, avec prime à la clef). Mais à long terme, ce plus va devenir la normalité, et ne sera donc plus un facteur.
Dans l'exemple de Paul92, ok, au début, j'accepte une(des) contrainte(s) car j'ai un TJM plus important que d'habitude. Au bout de quelques mois, ce TJM sera devenu ma norme, et je commencerai à revoir certaines des contraintes initiales.-- Yann EURL IS depuis 2019
Je serais intéressé de comprendre dans quelle direction ces démissionnaires sont allés, car le taux de chômage n'a pas fortement augmenté, donc on pourrait exclure que ces personnes ont démissionnées pour aller à Pôle Emploi.
Retraite anticipée ?
Congé sabathique ?
Formation en vue d'une reconversion ?
La grande majorité des entreprises en France sont des TPE et un grand nombre de salariés travaillent pour elles. Dans ces TPE, la variable d’ajustement c’est le dirigeant et souvent ces entreprises ont du mal à finir le mois sans être dans le rouge
=> Si tu dois exploiter/sous-payé tes salariés pour que ton entreprise soit rentable, c'est peut-être qu'il y a un problème avec le business plan de la boîte.
Peut être dans la création d'entreprise :
https://www.creation-entreprise.fr/les-chiffres-sur-la-creation-dentreprises-en-2021-en-france/
https://www.insee.fr/fr/statistiques/2015204
Sachant que ça implique les indeps
-- Yann EURL IS depuis 2019
Bonjour,
Je rebondis sur un poste ancien. J'avais entendu ça je ne sais plus où ... Connaissez vous la pyramide de Maslow ? Les "vieux" sont typiquement là dedans : ils cherchent la sécurité avant tout.
Les jeunes ont changé de paradigme, ils sont dans une pyramide de Maslow inversée ne cherchent plus la sécurité, mais à s'éclater (et une bonne paye).
Les "vieux" sont fidèle à leur boite. Les "jeunes" sont fidèles à leur équipe mais n'hésitent pas à papillonner.
De plus, avec tous les influenceurs et best-seller sur l'entreprenariat, beaucoup osent se lancer et ne supportent pas la hiérarchie imposée dans une entreprise. Et puis, on sait maintenant qu'on peut gagner sa vie sans être employé.
Pour ma part (30 ans), ma question première en CDI était le salaire et l'évolution de poste. Quand j'essayais de discuter avec mes parents : ils étaient focus sur la sécurité de l'emploi, quitte à toucher des clopinettes. Inutile de vous dire que quand j'ai voulu me lancer en freelance, j'ai entendu que les risques mais 0 encouragement LOL
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Utilisateur suppriméOui, il y a vraiment un changement de perception.
Sur le fond, c'est ce que décrit Marx dans "le capital". Une des thèses du bouquin c'est que le "propriétaire" spolie les "travailleurs" en captant une partie la valeur ajoutée qu'ils produisent. Je pense que c'est tout à fait exact, mais qu'une entreprise doit également rémunérer les apporteurs de capital. Donc, c'est un équilibre entre 2 forces qui apparemment s'opposent, mais en réalité sont complémentaires.
La grande démission est réellement un rééquilibrage de cette réalité.
Ce qui est paradoxal, c'est qu'à l'époque de nos parents ils n'avaient aucun problème de précarité et que trouver un travail était nettement plus facile qu'aujourd'hui. Donc c'est la génération avec le plus de facilité qui avait le plus peur alors que la génération d'aujourd'hui s'éclate à la no future alors qu'elle devrait, sur le papier, chercher des choses stables et concrètes. Les réseaux sociaux n'aident pas puisqu'ils déforment la réalité en faisant miroiter des réussites incroyables dans un monde qui justement segmente de plus en plus la richesse. Bref. C'est très... paradoxal.
Utilisateur supprimé@Fred, là, il faut être tout à fait clair. La France a fait des choix qui ont apporté structurellement un fort chômage et des prix faibles. Ce virage s'est fait graduellement entre l'ère Pompidou et l'ère Chirac (inclus).
On a baissé les barrières douanières.
By the way, on a fermé les usines textiles.
By the way, on est passé du modèle constructeur de voiture au modèle assembleur de voitures.
On a importé des biens qui étaient produit dans des pays ne respectant pas les droits humains et les critères sociaux européens. En 2004, j'ai acheté des chaussures de sport à un enfant de 3 ans pour 5 euros, chez Décathlon. Trois ans avant, ça m'aurait couté 30 euros. J'étais sidéré.
On a décidé qu'on avait quelques industries leaders, dont
Airbus (Rappelle moi, la dernière fois que tu as acheté un avion ?)
Dassault (Rappelle moi, la dernière fois que tu as acheté un avion de combat ?)
Safran (Rappelle moi, la dernière fois que tu as acheté un moteur d'avion ?)
STX France (Rappelle moi, la dernière fois que tu as acheté un paquebot?)
Thales (Rappelle moi, la dernière fois que tu as acheté un système d'armes ?)
question : a quelle catégorie de population ces industries fournissent-elle du travail ?
Ouvriers hautement qualifiés, agents de maitrise, ingénieurs.
Pour finir, regarde ça, c'est FA-SCI-NANT !! Tout est dit.