Comment manager la nouvelle génération Z ?

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La génération Z qui arrive sur le marché du travail diverge dans ses attentes des générations Y et Z précédentes. Nés avec Internet, ces jeunes adultes ont aussi une angoisse particulière, une espèce d’épée de Damoclès au-dessus de la tête, liée au réchauffement climatique, aux pandémies, etc. Pour eux, le travail doit rimer avec liberté, sens et plaisir. Free-Work vous en dit un peu plus sur le rapport de la génération Z au travail.

Les différentes générations

Tout d’abord, voici un petit rappel des différentes générations X, Y et Z rencontrées dans le monde du travail. Ces générations se côtoient en entreprise. Les attentes au travail des uns et des autres, les comportements et les mentalités peuvent s’avérer très différentes d’une génération à l’autre.

Des différences d’attentes entre générations

La liberté est le maître mot des « Z ». Ils ne supportent pas les contraintes. Ils veulent pouvoir travailler de n’importe où. C’est la génération Z qui est devenue « digital nomade », à la suite des différents confinements.

Le télétravail les séduit particulièrement. Ils préfèrent un mode de management par objectifs plutôt que par horaires.

Ils ne craignent pas de lâcher un CDI (Contrat à Durée Indéterminée) si les conditions de travail ne leur conviennent pas ou que la mission ne leur plaît plus. Ils sont plus attachés au plaisir d’une activité qu’à l’entreprise en elle-même.

Leurs maîtres-mots sont :

●       Liberté

●       Autonomie

●       Flexibilité en matière d’horaires

●       Polyvalence

●       Quête de sens

●       Mobilité

●       Envie de travailler à l’étranger

●       Equilibre de vie

La génération Z veut donner du sens à son travail

Entre dérèglement climatique, pandémie mondiale, guerre en Ukraine, montée des populismes, la génération Z souhaite s’affranchir des contraintes. Elle cherche à exercer un travail, non seulement qui ait du sens, mais qui se pratique dans une bonne ambiance. Selon une étude de la société YouGov pour le site Monster en 2021, 78 % des 18-24 seraient prêts à refuser un job qui manque de sens pour eux.

La génération Z est très regardante sur l’impact sociétal et environnemental de la mission qu’elle va accomplir au sein d’une entreprise et sur le plaisir qu’elle lui procure.

Avoir un équilibre vie perso-vie pro sans forcément séparer les deux

Avoir un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle est aussi fondamental pour les jeunes adultes. Leur accomplissement passe en effet par cet équilibre.

Si leurs aînés vont bien séparer vie privée et professionnelle, les jeunes ne dissocient pas le côté perso du côté pro. Ils sont donc capables de travailler sur un projet personnel pendant leurs heures de bureau, comme de plancher sur un dossier professionnel un week-end ou un soir jusqu’à minuit. Ce qui les guide, c’est avant tout le plaisir. La flexibilité des horaires est importante pour eux car s’ils travaillent un soir jusqu’à minuit, ils veulent pouvoir rattraper ses heures un autre jour.

 

La jeune génération change souvent de travail

Là où la génération des baby-boomers était capable de rester toute une vie dans la même société, les nouveaux arrivants sur le marché du travail sont très zappeurs. Ils se lassent vite. Ils sont multitâches et aiment changer d’activité souvent, sinon ils s’ennuient. Le millenial accepte un projet, plus qu’un poste. Quand le projet est terminé, il en cherche un autre. Il n’est pas dans une optique de carrière comme pouvait l’être la génération X ou Y.

Les digital natives n’hésitent donc pas à quitter un CDI pour un job plus intéressant. Ce phénomène appelé « la grande démission » montre que le CDI n’est plus le graal absolu. D’après l’étude Future of Work, commanditée par Mazars et réalisée par OpinionWay, sur 2 000 jeunes âgés de 15 à 24 ans, la moitié pense que le CDI est appelé à disparaître au profit du CDD et du travail freelance.

La liberté, le graal suprême

Être son propre patron et être libre font partie de leurs aspirations, pour un quart d’entre eux.

Même si travailler est un moyen pour eux de gagner l’argent pour s’accomplir dans la vie, le salaire n’est pas le critère numéro un pour choisir un job. D’après de nombreuses études, la flexibilité des horaires est un critère hautement important pour la jeune génération. Le télétravail est plébiscité, mais pas à temps plein car les jeunes ont aussi besoin de lien social.

Le bien-être au travail plus important que le salaire

Convivialité, cohésion d’équipe, agilité, management horizontal, sont des paramètres tout aussi importants dans leurs choix d’emploi.

Le bien-être au travail est devenu un critère de sélection des jeunes de la génération Z. D’après une étude ADECCO sur la qualité de vie au travail, 61 % de la génération Z estiment que la QVT (Qualité de Vie au Travail) est plus importante que le salaire.

 

Les entreprises doivent adapter leurs pratiques managériales à la génération Z

Les désirs de la nouvelle génération poussent les organisations à remettre en cause leurs pratiques managériales d’un autre temps.

 

Manager de manière collaborative et transversale

Adieu le « management à la papa » ! Si une entreprise veut faire fuir un digital native ou un millenial, il doit instaurer un bon vieux management vertical.

Le nouveau manager est davantage un coach qu’un chef. Il coordonne les missions de chacun, donne des conseils, forme, accompagne, fait monter en compétences, écoute les recommandations qu’on lui fait, mais il n’est en aucun cas un donneur d’ordre.

Le nouveau paradigme consiste en un management horizontal et collaboratif, dans lequel on pioche les meilleures idées çà et là, on partage les bonnes expériences, on discute des problèmes à résoudre et on trouve des solutions ensemble.

« Bienveillance » est le maître-mot du nouveau management. D’ailleurs d’après l’étude OpinionWay citée plus haut, un tiers des interrogés revendique le droit à l’erreur.

Transmettre du sens à la mission

Le manager est celui qui a une vision, qui montre la voie et les chemins pour y parvenir, et c’est ce qui va donner du sens à la mission. Il transmet les valeurs de l’entreprise, sur lesquelles s’appuyer pour avancer. Il rassemble autour d’un objectif commun.

 

Jouer la transparence

Les nouveaux managers doivent être totalement transparents. Les non-dits et les mensonges sont inacceptables pour un Z. L’éthique du néo manager doit être sans faille.

Instaurer un climat de plaisir et convivialité

Les concours, certifications Great Place to Work ou autres « Awards du bien-être au travail », pour récompenser les meilleures élèves en matière de bien-être au travail, se multiplient. Les entreprises recrutent des CHO (Chief Happiness Officers), dont le rôle est d’améliorer le « bonheur » des salariés. Les plateformes de sondage du bonheur en entreprise se développent.

Les entreprises créent des espaces de travail attractifs et innovants, avec des plantes vertes, de la couleur. Elles offrent des paniers de fruits à leurs salariés, créent des salles de détente avec des poufs, un baby-foot, un table de ping-pong, etc.

Des afterworks ou des semaines de team building sont organisées, avec des défis sportifs, des escape games, des ateliers de dégustation de vin, des cours de cuisine, etc.

Réaliser des entretiens réguliers

Les managers doivent donc mener des entretiens individuels régulièrement pour recueillir les ressentis et organiser des stay interviews pour demander aux collaborateurs qui restent, les raisons de leur choix.

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