Green Computing : découvrez les bonnes pratiques

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Avec le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources naturelles, les préoccupations environnementales sont devenues des enjeux majeurs aussi bien au niveau sociétal, politique que technologique. Le secteur du numérique générerait notamment plus de 3 % des gaz à effet de serre mondiaux soit plus que le secteur aéronautique. Pour limiter cette pollution digitale, des référentiels de Green IT et pratiques écoresponsables se développent et s’intègrent dans la Responsabilité Sociétale et Environnementale des Entreprises (RSE).

En tant que professionnel de l’IT découvrez toutes les bonnes pratiques de Green Computing

Qu’est-ce que le Green Computing ?

Avant de voir les bonnes pratiques, il est important de bien comprendre ce que désigne le Green Computing. Ce concept relativement récent aussi connu sous le terme de Green IT ou informatique verte a pour objectif de réduire la consommation d’énergie et de ressources du secteur digital au niveau :

  • des équipements et terminaux physiques (avec en tête les datacenters) ;

  • de l’utilisation du réseau (optimisation du nombre d’aller/retour serveurs notamment) ;

  • de la programmation (avec les pratiques d’écoconception de logiciels et sites web) ;

  • de la gestion des déchets électroniques.

Un autre enjeu majeur de l’informatique verte est de réduire l’utilisation d’énergie provenant de combustibles fossiles. Cette intégration des considérations énergétiques dans le cycle de développement des systèmes informatiques et des applications intègre un ensemble de référentiels et labels. L’un des plus connus est le logo Energy Star qui est une mesure importante lors de la sélection d’équipements informatiques et d’éléments de centre de données. Mais le Green Computing repose aussi essentiellement sur un ensemble de bonnes pratiques mises en place par les entreprises et professionnels de l’IT.

3 bonnes pratiques de Green Computing 

1) Augmenter l’efficacité énergétique des datacenters

Selon un rapport de la Commission Européenne publié en 2020, la consommation énergétique des datacenters est passée de 53,9 TWh/an à 76,8 TWh/an entre entre 2010 et 2018. En 2015, la consommation en énergie des datacenters équivalait déjà à environ 4 % de la consommation globale d’énergie dans le monde…

Les centres de données arrivent donc en tête des préoccupations lorsqu’on s’intéresse à l’informatique verte. Pour diminuer leur consommation énergétique tout en optimisant leur fonctionnement :

  • monitorez l’utilisation des serveurs pour identifier notamment ceux qui ne sont pas utilisés ou en sous-utilisation ;

  • étudiez le pourcentage de données stockées sur site par rapport au stockage dans le cloud (il peut être opportun de déplacer certains éléments sur site et de réduire vos besoins de stockage dans le cloud) ;

  • comparez les besoins énergétiques des différents serveurs en optant si possible pour des équipements plus économes en énergie ; 

  • déployez des sources d’énergie alternatives (refroidissement géothermique, énergie hydroélectrique et éolienne, etc.).

Pour les professionnels et entreprises de l’IT, l’enjeu est de choisir un fournisseur de data center véritablement vert en vérifiant notamment ses notes ESG (performances Environnementales, Sociales et de Gouvernance) ou le classement de l’EPA (Environmental Protection Agency).

2) Privilégier la sobriété numérique pour les sites et applications

Le concept de sobriété numérique a été défini dès 2008 par le Green IT, une association regroupant des professionnels de l’informatique engagés pour un numérique responsable. Pour ce collectif, la sobriété numérique désigne « la démarche qui consiste à concevoir des services numériques plus sobres et à modérer ses usages numériques quotidiens ».

Elle repose sur de bonnes pratiques de consommation des données et applications, mais aussi, et surtout sur la conception des pages web et logiciels. Ces bonnes pratiques concernent aussi bien :

  • la création du site ou du logiciel (définition précise des besoins et fonctionnalités) ;

  • l’optimisation sur le mobile first (choix des technologies et framework adaptés) ;

  • le templating (optimisation des fichiers css et autres éléments visuels) ;

  • le code client (utilisation d’Ajax, validation du code JavaScript, etc.) ;

  • le code serveur (optimisation du système de cache, utilisation de modèle de templating) ;

  • l’hébergement et le stockage (minification des fichiers css, js, serveurs virtualisés, etc.).

3) Établir des politiques d’entreprise qui mettent l’accent sur le green Computing

Si jusqu’à récemment, les directions informatiques ne se sentaient pas réellement concernées par le sujet de la RSE, la crise économique et sanitaire les a poussées à s’intéresser à l'informatique verte. La RSE s’inscrit en effet une démarche de performance globale de l’entreprise et représente un fort outil de communication.

Le système et les services informatiques représentent souvent un poste de dépense et d'investissement majeur chez les entreprises, que ce soit au niveau des équipements, des ressources humaines ou simplement de l'électricité consommée. En rationalisant leur usage, les organisations peuvent réduire ces frais tout en développant une image d'organisation engagée pour l’environnement.

Pour mettre en place une informatique plus verte, les organisations investissent et adoptent d’autres modes de fonctionnement qui incluent davantage les DSI et aux experts de l’informatique. 

La RSE des organisations peut désormais inclure :

  • la formation et la sensibilisation des salariés à la pollution numérique et aux bonnes pratiques pour la réduire ;

  • la mise en place du télétravail ;

  • l'optimisation des stratégies de cloud computing et de virtualisation ;

  • la mutualisation des ressources entre les services voire entre les entreprises ;

  • l’utilisation d’énergies renouvelables dans les locaux ;

  • la mise en place d’une filière de recyclage des déchets numériques.

Cependant l’IT n’est pas qu’un domaine à optimiser et contrôler. Elle peut également aider les organisations à réduire leur empreinte écologique. L’exemple le plus ancien et le plus parlant est probablement celui de l’impression papier remplacée par les documents numériques. Même si la numérisation a un coût énergétique, il reste inférieur à l’achat de consommables et équipements. Avec l'avènement du cloud computing et notamment des SaaS qui permettent de partager et modifier la même version d’un document en ligne, cette empreinte numérique est encore diminuée.

Enfin, de nombreuses alternatives plus vertes se développent au niveau des centres de données, mais aussi des boites mail, systèmes d’hébergement de fichier, navigateurs internet, etc.


Et vous, en tant que professionnel de l’IT avez-vous remarqué une évolution des entreprises et systèmes d'informations vers le green computing ?

Quelles actions mettez-vous en place en entreprise ou au niveau personnel pour renforcer votre sobriété numérique ? Partagez-nous vos conseils sur le forum IT !




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