En quoi consiste la semaine de 4 jours ?

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L’adage « travailler moins pour travailler mieux » rencontre de plus en plus de succès. La Belgique a adopté la semaine de quatre jours en 2022. Des expérimentations similaires ont lieu un peu partout dans le monde depuis la crise sanitaire. Et en France, qu’en est-il ?

La semaine de quatre jours en Belgique, en quoi cela consiste ?

La nouvelle semaine de quatre jours, dont on parle dans les médias depuis l’adoption en Belgique en novembre 2022 d’une loi sur la flexibilisation du marché du travail, ne consiste pas en une réduction du temps de travail.

Elle consiste à répartir la durée hebdomadaire légale de travail (38 ou 40 h en Belgique selon les conventions collectives) sur quatre jours au lieu de cinq et donc à faire des journées de travail plus longues, soit 9 h 30. Le salaire reste donc inchangé.

Cette semaine de quatre jours ne concerne que les volontaires, qui peuvent en faire la demande pour une période test de 6 mois, renouvelable. Le salarié du secteur privé ou public en fait la demande à son employeur qui accepte ou refuse, avec obligation de motiver son choix.

Les salariés séparés avec des enfants en garde alternée se verront calculer leur temps de travail sur deux semaines, cela leur permettant de travailler plus la semaine où ils n’ont pas leurs enfants et moins la semaine suivante.

La semaine de 4 jours s’inscrit en Belgique dans le cadre d’une loi qui vise à atteindre un taux d’emploi de 80 % au lieu des moins de 70 % actuellement. 

La semaine de 4 jours expérimentée dans d’autres pays

Réduction du temps de travail en Islande et en Espagne

L’Islande a été le premier pays européen à adopter la semaine de quatre jours (35 à 36 heures par semaine contre 40 heures auparavant), testée de 2015 à 2019. A cette date, le test est concluant et la semaine de quatre jours est généralisée dans tout le pays. Les chercheurs constatent une diminution du stress au travail et un meilleur équilibre entre vie personnelle et professionnelle.

En Espagne, en 2022, 200 PME (Petites et Moyennes Entreprises) espagnoles ont commencé une expérimentation sur trois ans de la semaine de 32 heures au lieu de 40, sur quatre jours et sans perte de salaire. Les chercheurs vont analyser la productivité avec attention.

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Des expérimentations sur plusieurs années dans le monde anglo-saxon

Au Royaume-Uni, une expérimentation de la semaine de quatre jours dans plus de 70 entreprises (3 300 salariés au total) a lieu depuis le mois de juin 2022. Selon un sondage réalisé auprès de ces entreprises, 86 % déclarent qu’elles envisagent « probablement » ou « extrêmement probablement » de conserver la semaine de quatre jours à l’issue de cette période d’essai.

En Irlande, un test a lieu dans une petite vingtaine d’entreprises.

En Nouvelle-Zélande, un essai chez Unilever pendant dix-huit mois a été jugé positif. Les salariés affichaient un engagement plus élevé et des performances commerciales supérieures. Le temps passé en réunion était réduit. Les salariés d’Unilever Australie et Argentine sont donc passés aussi à la semaine de quatre jours.

La semaine de quatre jours séduit de plus en plus d’employeurs en France

La semaine de 4 jours séduit salariés et employeurs français.

En France, la semaine de 4 jours a déjà séduit de nombreuses entreprises :

● La société Yprema, leader dans le recyclage de matériaux de déconstruction, a mis en place la semaine de 35 heures sur quatre jours, en 1997, avant l’instauration des 35 heures, pour le personnel d’exploitation.

● En 2019, la start-up Welcome to the jungle a fait l’expérience de la semaine de 4 jours pendant 5 mois et a décidé de l’adopter définitivement.

● La société informatique lyonnaise LDLC est passée à la semaine de 32 heures sur 4 jours, en janvier 2021.

Mais aussi : Bizay, Elmy, MV group, Systemes B, IT Partner, Love Radius, etc.

A en croire un sondage Robert Half réalisée en juin 2022 (sur un panel de 300 entreprises tous secteurs d’activités confondus), 35 % des employeurs envisagent d’expérimenter la semaine de quatre jours dans l’année à venir. Les entreprises en manque de talents, qui cherchent à valoriser leur marque employeur, y réfléchissent sérieusement.

La semaine de quatre jours augmenterait la productivité

Du côté des salariés, le « travailler moins pour travailler mieux » semble être plébiscité. De manière générale, la semaine de quatre jours semble augmenter la satisfaction des salariés et donc leur productivité. Cela permet aux travailleurs d’être mieux organisés et de travailler plus efficacement et plus qualitativement, avec moins de pauses.

Du côté des employeurs, il s’agit de trouver une nouvelle organisation du travail, afin qu’il n’y ait pas de jours off où personne ne travaille et que les clients aient toujours un interlocuteur.

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Et la semaine de 4 jours pour les free-lances...

La question de la semaine des 4 jours ne se pose pas pour les free-lances. C’est à eux de choisir leur temps de travail en fonction de leur charge de travail.

En revanche, elle peut se poser pour ceux travaillant en régie et payés à la journée. Tout dépend de la charge de travail que l’entreprise demande de faire à l’indépendant en free-lance. Si ce travail représente une charge de travail de 5 jours, la facturation se fait sur 5 jours. C’est aussi simple que ça. La semaine de 4 jours n’y change.

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La semaine de 4 jours

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