Quel enjeu pour le « Cloud for Sustainability » de Microsoft ?

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L’usage du numérique est aujourd'hui largement diffusé dans notre quotidien. Que ce soient pour des utilisations personnelles (YouTube, Google, Whatsapp, Tik Tok, Netflix, médias, etc.) ou professionnelles, la consommation de produits et services numériques n’a jamais été aussi importante. Cette consommation, qui ne semble pas avoir de limite, génère aujourd’hui des inquiétudes quant à son impact sur l’environnement. De nombreuses organisations se sont lancées dans cette lutte contre le dérèglement climatique. Parmi celles-ci, Microsoft a lancé un cloud durable qui ambitionne de maîtriser l’impact environnemental de l’hébergement dans le cloud. 

Quels sont les impacts du cloud sur l’environnement ?

Le cloud computing génère un impact non négligeable sur les émissions de gaz à effet de serre et sur la consommation électrique mondiale ; le cloud pourrait ainsi consommer 20 % de l’électricité mondiale et émettre 5 % de CO2 d’ici à 2025

Dans le détail, le cloud pollue pour diverses raisons. En premier lieu, à cause des nouveaux usages numériques qu’il entraîne. Le cloud donne l’illusion d’une capacité infinie grâce au fait que tout peut être accessible tout le temps et en tout lieu. Ces possibilités (réelles) tendent à faciliter l’infobésité : un état dans lequel on peut dupliquer, copier et stocker des quantités toujours croissantes de données qui ne sont pas nécessairement et toujours utiles. 

Ces nouveaux usages incitent également à davantage d’activités qui sont elles-mêmes génératrices d’émissions de CO2 supplémentaires. En effet, depuis la crise du Covid-19, de très nombreuses entreprises ont été poussées à adopter le télétravail pour pérenniser leurs activités. Ce faisant, le recours au cloud a été massif et continue aujourd'hui de l’être. 

Enfin, les data centers sur lesquels reposent les architectures cloud sont de plus en plus nombreux et constituent un véritable défi dans l'utilisation des ressources. Leur consommation électrique est gigantesque puisqu’elle représente aujourd’hui 4 % de la consommation totale d’électricité dans le monde. C’est plus que le transport aérien civil. Afin d’illustrer, l’énergie utilisée par un data center équivaut à peu près à la consommation électrique de 30 000 habitants en Europe. 

Cloud computing

Qu’est-ce que le cloud durable de chez Microsoft ?

Microsoft a initié depuis une dizaine d’années une politique de cloud responsable et durable. En quoi cela consiste-t-il ? Plusieurs éléments composent cette offre de service dénommée « Cloud for Sustainability ». 

Une data intelligence unifiée

Sous la pression du réchauffement climatique et des objectifs de réduction qui lui sont liés, les entreprises du monde entier doivent aujourd’hui intégrer une politique durable dans le développement de leurs activités. Pour cela, Microsoft a mis au point des outils et des rapports sur l’ensemble de ses solutions Azure dans le but de piloter efficacement les objectifs environnementaux de leurs clients. 

Ainsi, le processus de collecte et de calcul des données est rationalisé. Les données qui sont saisies manuellement, importées par des fichiers ou émises par les systèmes d’information hébergés sur le cloud sont converties dans un format unique. Ces données unifiées sont ensuite converties grâce à des formules dédiées de calcul environnemental. Le Sustainability Calculator permet alors d’afficher les différents rapports de suivi de l’empreinte écologique des activités d’une société. Celle-ci est alors en capacité de piloter son impact carbone en temps réel et de visualiser clairement si les objectifs sont atteints et/ou sur la bonne voie.


Une architecture cloud durable

Le Cloud for Sustainability de Microsoft repose sur une architecture qui vise la neutralité carbone. Les matériels utilisés (serveurs, réseaux, câblages, etc.) sont sourcés auprès de partenaires et de fabricants respectant les normes environnementales et sociales. De plus, ces matériels sont recyclables et choisis pour leur durabilité dans le temps.

Microsoft affiche des taux d’efficacité carbone pouvant aller jusqu’à 98 %. La société communique également sur un taux d'efficacité énergétique supérieur à 93 % aux options locales (hébergement interne). 

De plus, l’architecture cloud proposée par Microsoft est optimisée (configurations au plus juste, contrôle des ressources, processus de supervision, etc.) ce qui permet de minimiser l’impact énergétique de la maintenance.


La réduction de l’impact environnemental des opérations

Microsoft collabore avec plusieurs partenaires pour fournir des solutions capables d’optimiser les systèmes et les processus hébergés dans le cloud. Concrètement, ces solutions permettent de contrôler des systèmes en vue d'en faire des systèmes optimisés dans la gestion de l’empreinte écologique. Ces solutions commerciales sont basées sur le machine learning (apprentissage machine) et des modèles virtuels. 

Le déploiement de solutions d’infrastructure intelligentes autorise des gains d'efficacité dans le domaine de l’énergie. Il est par exemple possible de gérer les ressources énergétiques (renouvelable et fossile) au sein d’un même réseau et d’en optimiser la consommation. 

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La création de chaînes de valeur durables 

Les entreprises qui souhaitent se tourner vers un développement durable de leurs activités sont confrontées à un problème d’échelle. Afin d’atteindre des objectifs ambitieux, elles doivent intégrer dans leurs engagements tout l’impact environnemental de leurs produits et ce, sur l’ensemble de leur chaîne de valeur. Autrement dit, il faut considérer l’impact écologique en partant de l’approvisionnement jusqu’à l’utilisation finale du produit. 

Ainsi, Microsoft met à disposition des technologies et des outils capables d’intégrer des flux de données d’origines multiples. Ces données sont centralisées dans un silo unique à partir duquel sont affichées les données souhaitées. 

De plus, il est possible d’intégrer des logiciels de planification (ERP) aux solutions Azure afin d’optimiser encore plus les consommations d’énergie et d’émission de CO2.

En somme, l’explosion du numérique ces dernières années fait peser un risque sur l’environnement. À l’instar de Microsoft, la plupart des fournisseurs cloud proposent des solutions dites de « Green Cloud » basées sur des architectures et des processus qui visent à atteindre les objectifs environnementaux qu’ils se sont fixés. 



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Commentaire (1)

Therese Poulain
Merci pour cet article.

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