Mettre en place un cloud hybride : 3 étapes incontournables

6 min
203
0
0
Publié le

Selon une étude récente d’IDG, société spécialisée dans les technologies informatiques, près de 43 % des entreprises de la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) utilisent des structures de cloud hybride. La raison principale de ce recours massif à cette forme d’architecture informatique est la recherche d’un équilibre entre les performances et l’optimisation des coûts. La gestion et la sécurité des différentes charges applicatives, l’amélioration de la continuité d’activité, de l’agilité et de la flexibilité participent également au recours massif au cloud hybride. En utilisant simultanément des plates-formes de cloud public et privé, les entreprises peuvent profiter des avantages du cloud computing tout en gardant un contrôle renforcé sur leurs données, leur système et leurs applicatifs.

Cependant, cette architecture est aussi la plus complexe à mettre en œuvre notamment pour conserver une cohérence du SI et éviter la fragmentation. Voici 3 étapes incontournables pour mettre en place un cloud hybride.

Comprendre comment fonctionne une architecture cloud hybride

La première étape pour réussir la mise en place d’un cloud hybride est de comprendre concrètement et en détail de quoi il s’agit. C’est à cette condition que le plan de migration, les étapes et les éléments à migrer ou non pourront être clairement définis et planifiés.

Un cloud hybride est un service d’informatique en nuage intégré qui utilise à la fois des clouds publics et privés pour stocker des données et exécuter certaines fonctions au sein de la même organisation.
Le plus souvent, les services de cloud public sont employés pour toutes les opérations non sensibles et font appel au cloud privé pour accéder aux données et autorisations si nécessaire.

On distingue 3 grands modèles de cloud hybride :

  • une configuration où les services de fournisseurs de cloud distincts sont combinés pour offrir des services privés et publics en tant que solution intégrée. Mais dans ce cas, on parle davantage du multi-cloud .

  • une solution où des prestataires de cloud individuels proposent un package hybride complet. C’est le cas par exemple des Services cloud hybride AWS common AWS Wavelength ou AWS Snow.

  • une organisation où les entreprises gèrent elles-mêmes leurs clouds privés et souscrivent à un service de cloud public qu’elles intègrent dans un second temps à leur infrastructure.

Avec un cloud hybride, il n’est donc pas nécessaire d’avoir recours à un stockage hébergé dans le cloud pour les données. Celles-ci peuvent rester sur site. Le cloud public va ensuite permettre de les utiliser de manière flexible et agile et depuis n’importe où dans le monde. Comme pour une stratégie de cloud externalisé, il est donc crucial de bien choisir son fournisseur.

Bien choisir son fournisseur de cloud 

Lors de la conception et de la mise en œuvre d’une configuration de cloud hybride, les organisations exploitent les services d’un ou plusieurs fournisseurs de cloud public.
Cette modification structurelle et organisationnelle peut apporter de nombreux avantages, mais elle représente aussi un lourd investissement en temps et en ressources.

Pour rentabiliser cet investissement, le choix du fournisseur de cloud public doit être une décision soigneusement réfléchie. Il ne s’agit pas d’opter par défaut pour les grands noms du cloud computing comme AWS, Azure ou Google Cloud. Pour mettre en place un cloud hybride efficace, il faut d’abord évaluer de manière approfondie les services offerts par chaque fournisseur et, surtout, leur adéquation avec les besoins et enjeux liés à la mise en place du cloud public.

Un autre critère décisif lors du choix du fournisseur du cloud public est de vérifier ses engagements en termes de qualité et de disponibilité de services (SLA). La validation du SLA est particulièrement importante dans les environnements des cloud hybride puisqu’elle détermine le temps de fonctionnement, la disponibilité et les performances de l’architecture.

Enfin, il est aussi important de comprendre les exigences de conformité avant la transition vers le cloud hybride. Si des données sensibles entrent dans les systèmes de cloud public, les entreprises ont la responsabilité de s’assurer que le fournisseur de cloud dispose des certifications requises pour se conformer à toutes les politiques de protection des données.

Pour approfondir votre lecture et bien sélectionner votre prestataire de cloud, consultez notre article dédié : Comment choisir son fournisseur de cloud ?

Mettre en place un cloud hybride cohérent

La perte de cohérence est la fragmentation des applicatifs et des ressources sont les risques majeurs qui pèsent sur les architectures de cloud hybride.

Pour éviter cela, voici 3 conseils clés : 

  1. Segmenter les charges de travail et les applications

L’intérêt majeur de recourir à une configuration de cloud hybride est de pouvoir tirer parti de l’évolutivité et de la flexibilité du cloud public. Cela permet de réduire la charge des systèmes « sur site » et de réduire le coût de l’infrastructure informatique.

Mais, pour exploiter pleinement cet avantage, il faut planifier et équilibrer les charges de travail des applications. Pour ce faire, il faut définir les applications qu’il est judicieux d’héberger sur des clouds publics et celles qui doivent rester sur un cloud privé.

Pour cela, la méthode la plus efficace est de segmenter les applications en identifiant celles qui nécessitent le plus de surveillance, de contrôle et de gestion des performances ou encore celles qui stockent et utilisent des informations personnelles.Ce sont ces applications qu’il est préférable de conserver dans un cloud privé.

Les applications moins sensibles et qui sont, par exemple, sujettes à des montées en charge fréquentes ou qui doivent garder de fort taux de disponibilité seront, elles, plus performantes et efficaces dans une architecture de cloud public.

  1. Migrer par phases

Une fois la segmentation définie et l’architecture de cloud hybride mise en place, identifiez les processus, applications et outils les plus faciles à migrer vers le cloud public. Ces workflows initiaux pourront ainsi servir de projets pilotes pour :

  • tester la migration ;

  • détecter de potentiels incidents ;

  • rectifier si besoin la stratégie de migration avant de déporter les autres éléments du SI vers un fournisseur de cloud public.

À chaque phase de migration, les entreprises doivent également penser à vérifier son impact sur l’application, mais aussi sur celles avec lesquelles elle communique. Il est possible de détecter d’autres applications à migrer ou d’opérer des modifications et mises à jour au niveau des protocoles et modes de communication des applicatifs.

  1. Déterminer une stratégie de mise à l’échelle

Avec une configuration de cloud hybride, il est très facile d’étendre les capacités informatiques en exploitant plus de ressources auprès du fournisseur public lorsque vos besoins de stockage ou de calcul augmentent. Les clouds privés sont donc très évolutifs, mais pour éviter des coûts supplémentaires qui ne seraient pas forcément nécessaires, définir une stratégie de mise à l’échelle est indispensable.

Les entreprises doivent notamment planifier une stratégie de mise à l’échelle qui intègre :

  • les coûts anticipés ;

  • la sensibilité des données ;

  • le besoin de contrôle nécessaire. 

L’évaluation de ces facteurs permet de déterminer s’il faut faire évoluer les données et les applications particulières vers le cloud public ou vers le cloud privé.

En tant que professionnel de l’IT avez-vous participé à la mise en place d’un cloud hybride ? N’hésitez pas à nous partager vos conseils (ou vos questions !) sur le forum IT.

 

 

Par Laura Pouget, Rédactrice Web SEO & Développeuse Informatique.

Boostez vos projets IT

Les meilleures missions et offres d’emploi sont chez Free-Work

Continuez votre lecture autour des sujets :
# Cloud
# Outils
# Conseils

Commentaire

Dans la même catégorie