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_Fred_

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Réponse postée il y a 14 heures

Je suis complètement d'accord.

Et si c'est le cas, mieux vaudra alors exercer en France sous une filiale dont vous ramenez le CA à 0 et que vous ferez remonter à un établissement mère au Maroc dont vous serez salarié ou autre.

Mais à votre place j'arrêterai de penser que "je ne travaille pas de chez moi, je télétravaille" peut être un argument convaincant. Ça invite juste à une pénalité de majoration...

Donc d'après l'article que vous citez, dès qu'une personne exerce plus de 6 mois au Maroc même à la rue est considérée comme un établissement stable et donc imposable ?

oui

Cela ne contredit-il pas la convention entre les deux pays qui ne fait aucune référence à cela? qui prime la convention bilatérale ou la convention de l'OCDE ?

ce que vous appelez "la convention bilatérale" / "la convention entre les deux pays" et la convention de l'OCDE sont en fait peu ou prou la même chose. La convention OCDE est un modèle type sur lequel s'appuient les états pour rédiger les conventions les liant à d'autres pays, avec la possibilité d'introduire des spécificités le cas échéant

des discussions ont lieu à intervalles réguliers entre les états membres de l'OCDE pour que chaque état puisse faire part de ses remarques, réserves ou commentaires relatifs à telle ou telle disposition du modèle type. Ces interventions sont généralement reprises dans leur propre doctrine fiscale lorsqu'il s'agit de les appliquer à des circonstances de fait qui ne sont pas expressément prévues par une convention fiscale

dans votre cas, la convention France-Maroc ne prévoit pas expressément les dispositions applicables à un télétravailleur. En conséquence, chaque état (la France comme le Maroc) dispose d'une large marge de manoeuvre pour définir si les revenus en cause sont imposables chez lui. A nouveau, je peux vous garantir à 100% qu'en pratique, si la totalité des revenus de votre AE ont été générés pendant que vous étiez au Maroc et que vous y résidez de manière stable, l'état marocain sera fondé à considérer que ces revenus sont imposables en totalité au Maroc

dans le meilleur des cas, vous pourrez imputer l'impôt payé en France, mais dans le pire, vous ne pourrez même pas prétendre à cette imputation et serez doublement imposé; le Maroc vous invitera à demander à la France la restitution de l'impôt que vous avez payé à tort en France. Si vous en arrivez à ce stade, votre seul recours sera de saisir l'instance chargée de trancher les litiges en matière de territorialité fiscale pour tenter de faire valoir votre point de vue mais cela ne vous dispensera pas de payer les sommes que le fisc marocain vous réclame (avec les intérêts de retard, naturellement) en attendant l'issue de votre requête

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Réponse postée il y a 16 heures

Le Maroc n'a pas besoin de prouver de lien avec votre activité. Si vous habitez au Maroc, il y a de grandes chances que vous deviez déclarer tous vos revenus même acquis à l'étranger. Si vous habitez sur leur sol, ils peuvent vous considérer comme résident fiscal, et prendront la somme de vos revenus quels qu'ils soient. C'est là que les accords de non double imposition interviennent (car s'il n'y avait pas d'obligation déclarative des revenus étrangers, ces accords n'auraient pas lieu d'être puisque les pays seraient aveugles à vos autres revenus).

La France tente même le coup en incluant les "habitudes familiales" pour aller chercher les résidents fiscaux, c'est dire s'ils y vont à tâtons.

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Réponse postée il y a 16 heures

Oui tout à fait. Ce qu'il est important de voir, c'est que l'administration française peut venir vous chercher parce qu'elle a trouvé une base fixe à votre activité... peu importe votre activité ailleurs. Donc quoi qu'il arrive vous ne pourrez pas user de l'article 20 qui aurait pu vous permettre de rapatrier ces gains sur votre compte fiscal marocain exclusivement.

Vous allez payer des impôts en France et au Maroc, c'est juste que vous pourrez déduire l'impôt Français de l'impôt Marocain.

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Réponse postée il y a 16 heures

À confirmer par des fiscalistes, mais c'est un peu plus subtil : chaque pays va essayer de considérer vos revenus comme "les siens" s'il trouve un lien entre vous et lui. Les États-Unis sont très forts là-dessus, la France est devenue plus sévère.

Donc, en fait, peu importe l'origine du revenu. C'est plutôt : vous = somme de revenus. Lien avec la France ? Ok, impôts français. Lien avec le Maroc ? Ok, impôts marocains.

C'est là que l'accord de double imposition intervient : celui qui arrive en deuxième réduit de son imposition ce que vous avez déjà payé. Donc si vous avez d'abord payé au plus gourmand, vous n'aurez rien à payer ensuite (normalement), etc.

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Réponse postée il y a 17 heures

C'est un terme flou, visiblement.

Base fixe = "centre d'activités présentant certains caractères de fixité et de permanence"

https://www.lexbase.fr/revues-juridiques/3207290-jurisprudence-les-consequences-procedurales-de-la-reconnaissance-d-une-base-fixe-en-france

Dans l'exemple donné :

"Dans l'espèce ici rapportée, un contribuable exerçait sa profession d'avocat en Angleterre et en France. Toutefois, ayant le siège de son activité professionnelle en Grande-Bretagne, il était considéré comme résident fiscal de ce pays, même s'il disposait, par ailleurs, pendant les exercices concernés et pour les besoins de ses relations professionnelles avec des clients français, d'un bureau situé dans le ressort du centre des impôts de Paris Ouest. Enfin, il détenait un compte bancaire domicilié à cette adresse, sur lequel était versée une partie de ses honoraires provenant de son activité exercée en France. Aussi, à la lumière de la définition esquissée précédemment et de la jurisprudence déjà publiée sur cette notion, le Haut conseil a jugé que ce local parisien était effectivement utilisé pour recevoir les clients et constituait, ainsi, une base fixe d'imposition en France des revenus français de l'activité d'avocat."

On peut donc y voir un appartement, un compte bancaire, et toute preuve démontrant que vous y êtes installé durablement. Mais le siège social de votre entreprise française et le compte bancaire ici joueront clairement en votre défaveur si vous n'avez que ce montage là.

"Rappelons qu'au cas particulier, malgré plusieurs mises en demeure, le contribuable n'avait déposé, dans le délai légal, aucune des déclarations relatives aux revenus tirés de l'activité qu'il avait exercée à partir de la base fixe, dont il disposait en France. Dès lors, l'administration était fondée à mettre en oeuvre à son encontre la procédure d'imposition d'office.

(...) Sur ce dernier point, l'arrêt précise que "la circonstance que les mises en demeure de l'administration fiscale lui auraient été adressées en France et non pas en Angleterre n'est pas de nature à remettre en cause leur régularité, dès lors qu'il résulte [que le contribuable non-résident] doit être regardé comme ayant disposé d'une base fixe en France".

Vous allez payer des impôts en France et au Maroc, c'est juste que vous pourrez déduire l'impôt Français de l'impôt Marocain.

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Réponse postée il y a 17 heures

Il est raisonnable de penser que l'absence de double imposition soit la question la plus simple de votre dilemme. S'il y a un accord de non double imposition, un comptable marocain ou un fiscaliste (ou un agent des impôts) pourra vous le confirmer, mais ça me semble acquis.

Oui par pépinière j'entends domiciliation car les "incubateurs" proposent souvent ce service. Si l'agrément est important pour la micro, ce qui est à confirmer, alors il faudra voir autant chez les "domiciliations collectives" que les "pépinières" amha.

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Réponse postée il y a 17 heures

j'ai modifié mon commentaire précédent avant votre réponse, ce n'était pas très clair

Vous allez payer des impôts en France et au Maroc, c'est juste que vous pourrez déduire l'impôt Français de l'impôt Marocain.

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Réponse postée il y a 17 heures

Je pense que Freelance91 a raison : dans l'article que vous citez, vous ne retirez pas les revenus (versés à une structure française) dans votre état de domiciliation (le Maroc).

Et si vous veniez à vouloir prouver que vous disposez d'une "base fixe pour l'exercice de ses activités" au Maroc, je pense que cela viendrait quand même en contradiction avec les impôts ici qui vous considèreront comme résident fiscal français, à moins que vous ne créiez une structure mère au Maroc et une filiale en France, par exemple (je ne suis pas expert).

Vous allez payer des impôts en France et au Maroc, c'est juste que vous pourrez déduire l'impôt Français de l'impôt Marocain.

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Réponse postée il y a 17 heures

En complément : oui c'est possible de la domicilier mais il est mieux que ce soit fait dans une pépinière qui possède un agrément. Pour les entreprises en nom propre, je crois que c'est moins flexible que les sociétés et personnes morales.

À mon avis, vous feriez mieux de prendre attache avec un fiscaliste, parce que vous allez tomber dans un cas très délicat : votre activité et votre entreprise va clairement amener les autorités françaises à vous rattacher fiscalement ici. Vous serez peut-être non-résident physique, mais vous serez clairement résident fiscal français.

Vous paierez donc des impôts en France, et comme il y a un accord de non double imposition, vous n'aurez normalement pas à payer d'impôts au Maroc mais cela dépend de la convention (d'où l'importance du fiscaliste autant en France qu'au Maroc car chaque pays fixe ses obligations dont les modalités dépassent parfois la convention signée).

Tout ce qu'a dit @calvin est intéressant sur les mesures de changement d'adresse, car vous devez effectivement notifier l'administration en général si vous partez à l'étranger. Mais si jamais vous êtes, comme je le pense, considéré comme résident fiscal français, rien ne vous empêche de conserver une adresse postale ici (voir un système de transfert de courrier) et de continuer à fonctionner comme vous le faisiez avec pole emploi (?). C'est à déterminer.

Peut-être qu'il vous sera aussi conseillé d'ouvrir une structure au Maroc et d'ouvrir une filiale en France pour vos facturations... Le montage n'est pas évident.

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Réponse postée il y a 21 heures

T'es sûr que c'est pas l'effet 15 juillet - 15 aout ?

Pour revenir un peu plus au sujet initial, je suis aussi étonné par le faible nombre de vues de mon CV : moins de 10 par semaine alors que je le remonte régulièrement, ça fait pas lourd. Ce n'est apparemment guère mieux sur Linkedin.

De toute évidence il me manque les mots clé à la mode.

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Réponse postée il y a 21 heures

justement c'est une limite qu'ils ont levée il y a un an, sauf que le site info-retraite empêche toujours de le faire si on pas 55 ans. Ce pays me rend dingue parfois.

Pour l'ACRE : j'en ai bénéficié, mais à lire la réponse ministérielle que vous citez il me semble assez explicite que les 4 trimestres d'ACRE sont bien pris en compte, non ?

quand bien même ils le seraient aujourd'hui, rien ne dit que les règles ne vont pas changer d'ici votre départ en retraite, a fortiori si celui-ci se situe dans un futur relativement lointain (10+ ans). Il est tout à fait possible que d'ici là, les règles changent et que seuls les trimestres cotisés soient pris en compte à la différence d'aujourd'hui où un trimestre peut être validé sans pour autant avoir été cotisé

en théorie, la non-rétroactivité de la loi préserve les intérêts de ceux qui ont bénéficié de modalités particulières précédant un changement législatif, mais lorsque l'on se situe sur des échelles de temps assez longues, cette théorie devient toute relative comme l'expérience l'a montré à plusieurs reprises par le passé, y compris en matière de retraite

de plus, au delà des choix politiques qui auront un impact sur les retraites (réformes à venir, valeur du point fixée par l'INSEE sujette à débat, indexation ou non sur l'inflation réelle, etc), c'est surtout le contexte économique et social de l'époque au cours de laquelle vous prendrez votre retraite et les évènements survenus entretemps qui devraient surdéterminer les conditions de celle-ci : guerre ou non, découverte d'une énergie bon marché et abondante ou non, défaut sur la dette ou non, évolution démographique mondiale, etc

avec toutes ces variables, il est très difficile de prévoir avec certitude de quoi demain sera fait aussi les institutions font sans doute preuve d'une certaine sagesse lorsqu'elles nous proposent d'attendre nos 55 ans avant de revenir les voir pour étudier nos droits

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Réponse postée il y a 2 jours

Moi c'est bien comptabilité, retraite CIPAV.

Est-ce que vous aviez d'autres cotisations salarié en 2020 et 2021 ? Si oui, sachez qu'ils ne compteront que 4 trimestres au max. Si non, et quoi qu'il arrive, vous avez tout intérêt à faire corriger l'erreur. Avant, il fallait attendre 55 ans mais plus maintenant. En fonction de votre activité, contactez directement la caisse de retraite qui s'occupe de votre profession et notifiez-les de l'erreur.

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Réponse postée il y a 2 jours

10% du C.A. ?? Ce serait trop beau...

La déduction forfaitaire c'est 10% de la rémunération du Président avec un plafond à 12k€ (à ma connaissance).

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Réponse postée il y a 2 jours

Oui grave erreur... mais je compatie. Ça me passe tellement au-dessus de la tête ce genre d'âneries.

L'explication est qu'ils passent souvent, de nos jours, par des moulinettes qui ont l'offre d'origine et qui regarde le cv du candidat pour donner un taux de rapprochement par mots clés. C'est complètement délirant, au moins autant que de faire faire un premier tri par les RH au lieu que ce soient les directeurs de BU qui sélectionnent leur propre candidat. Faut pas s'étonner de louper des pierres précieuses quand on demande au gestionnaire de paie de trier le bon grain de l'ivraie.

Quant au B.A., c'est le terme anglais d'origine. Aujourd'hui, il correspond au poste AMOA en France ou Analyste d'affaires au Québec. Par contre, le terme Business Analyst est souvent incompris en France où on le confond parfois avec l'analyste financier, puisqu'on a tendance à comprendre Business comme chiffre d'affaires. En Anglais, l'analyste financier se dit pourtant Financial Analyst ou Data Analyst, c'est selon, vu qu'il existe maintenant le poste de Data Scientist.

Autre drôlerie, l'AMOA est donc un analyste MOA et pas un assistant MOA. Or souvent en France, comme toujours, on ne comprend pas le rôle d'un analyste MOA ni d'une cellule AMOA, qui doit par définition être transverse et ne surtout pas dépendre ni de la MOA fonctionnelle ni de la MOE technique (DSI). Pour être efficace, un AMOA doit être totalement indépendant. C'est ainsi qu'il peut devenir, accessoirement, le meilleur évangéliste de la philosophie Agile, qui malheureusement déclinée en méthodologie SCRUM ou Kanban perd une partie de son intérêt. C'est entre le blasphème et le contre-sens, en fait, de procéder ainsi... 🤫

Si vous souhaitez, la meilleure référence pour comprendre le métier de B.A. est le BABOK, Business Analyst Book of Knowledge, passage obligé pour les perfectionnistes 😁

Et, oui, le cycle en V est d'un autre temps, sauf su des projets très courts. Sur des projets où on voit un à deux ans de specs et autant de développement, faut pas s'étonner que ça échoue et démotive tout le monde. L'Agilité est un truc génial quand on reste dans la philosophie, à la rigueur souplement castrée dans une méthodologie. Dans les certifs, ils nous disent que 73% des projets cycle en V sont soit arrêtés avant l'heure soit tellement déconnectés avec le besoin qu'ils en deviennent obsolètes. Bonjour l'angoisse.... et je pense que la réalité ne doit pas être loin.

Ah oui c'est vrai, je devrais mettre aussi Business Analyst. Encore que je n'ai jamais trop compris ce terme. Pour certains c'est équivalent à AMOA, pour d'autres c'est un développeur++.

L'année dernière je me rappelle avoir été appelé par un commercial qui a eu la gentillesse de m'expliquer que mon CV manquait cruellement de mots clés, notamment orientés Agile (car oui, on vit aujourd'hui dans la tyrannie des notifications et des mots clés, plus grand monde n'est capable de fouiller intelligemment dans une cvthèque et de se donner la peine de comprendre un appel d'offre).

Pourtant je travaille "comme tout le monde" selon ce mode de fonctionnement depuis des années, mais j'estime un peu naïvement que la connaissance d'une méthode de travail ne constitue pas un critère essentiel de recrutement, grave erreur. Sur la méthode en elle-même, on peut comprendre que de nombreux clients aient pu être traumatisés par des projets en mode cycle en V ne débouchant sur rien après avoir cramé tout le budget. La méthode Agile a aussi pas mal de défauts (besoins fluctuants et mal cadrés, développement de maquettes de démonstration plutôt que d'applications robustes, absence de documentation ...), mais c'est la tendance chez les clients et on doit s'y faire.

Réponse postée 8 août 07:39

En même temps, vu les salaires médians historiquement bas en France, pas besoin d'une récession forte pour mettre tout le monde à genoux. Il suffit d'augmenter le budget de l'essence par exemple, 100 à 200€ par mois, pour que le budget vacances disparaisse. Au Canada, la capacité moyenne d'épargne mensuelle est supérieure à 20%. En France, malgré les montants astronomiques stockés sur des livret épargne (à se demander d'où ils viennent...), la moyenne de capacité d'épargne est inférieure à 10%, et n'importe quel incident de consommation quotidienne met plus d'un an à être amorti...

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Réponse postée 7 août 17:35

Je ne pense pas que vos factures encaissées en 2022 soient un problème puisque, que ce soit la micro ou l'EI, vous êtes en compta de trésorerie donc vous pouvez considérer ces opérations au crédit sur votre nouvel exercice. Avec une déclaration annuelle, le problème est effectivement la déclaration de TVA car les impôts sont très stricts là-dessus. S'ils sont indulgents, ils sanctionnent et vous passent de trimestriel à mensuel etc.

Est-ce que vous avez fait vos déclarations de CA 2022 comme vous le feriez avec une micro ? Normalement ça ne devrait pas être possible si les URSSAF vous ont automatiquement passé au statut d'EI.

Bonjour,

Merci pour vos réponses

J ai bien facturé la tva depuis novembre 2019 jusqu aux 23 décembre 2021 ( facture octobre novembre décembre sont encaissé en 2022)

Je vais consulter un comptable , j ai déclarer mon chiffres a l ursaff et la tva comme les années précédents

Je n’ai pas de comptable mais il est grand temps d en prendre un au vu de ma situation.

J espère pouvoir convertir mes factures émises avec les infos de la micro sur une nouvelles structure

Oui le statut micro est vraiment dangereux sur tellement de points à fuir vraiment , même des fiscalistes ont des incompréhensions des règles qui s applique ( sur ce forum également des débats sur les compréhensions des textes )

Si d autres personnes ont des réponses je suis preneur

Bien à vous

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Réponse postée 7 août 17:19

"L'optimisation fiscale, c'est l'arme des riches et la mère des plus grandes inégalités". Quand tu t'adresses aux bonnes personnes, tu te rends compte que les possibilités de montage font baisser exponentiellement ton exposition à la taxe. Entre les opérations internes (immo, amortissements, provisions, balance salaires/dividendes/taux flat/proportionnel, etc.) et les opérations externes (autres structures, holdings, facturations à d'autres structures en compta différée, etc.), il y a un océan de possibilités qui font que retirer son argent directement et s'exposer aux taxations directes n'est pas toujours la bonne solution. C'est la plus simple, c'est sûr, mais pas la plus efficace amha.

Salut @Vincent

 Depuis que j'ai débarqué sur ce forum, j'hallucine complètement en voyant que vous avez tous comme ultime but de percevoir la totalité des revenus de votre activité sans la moindre réflexion quant à l'utilisation que vous comptez en faire...

Ben, en fait, je ne comprends pas ce que tu énonces ici. Quelles sont les alternatives ? Tu sors l'argent ou tu le laisses dans la structure. . Tu sors en salaire ou tu sors en dividendes. Tu fais plus ou moins de salaire différé selon ce que tu choisis. Si tu te mets en EI, tu déplaces un peu les curseurs, mais pas tant que ça.

Peux-tu expliciter ton point de vue ?

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Réponse postée 6 août 15:25

Et t'es plutôt double-sim ou deux téléphones avec lesquels tu jongles ?

Bonjour à tous,

Dans le même thème :

J'ai un forfait mobile et un forfait internet a mon nom (propre).

Depuis que j'ai créé ma société (SASU), je fais payer mon forfait mobile par la société directement (le no sur le contrat mobile est toujours le mien).

Par contre pour le forfait internet, je réalise une quote part de 1/4. en gros sur 40e payée par moi même, je me rembourse 10e avec ma société.

Est-ce correct de faire comme cela ?


Merci par avance,

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Réponse postée 6 août 15:21

C'est clair...

Et ne surtout pas croire les commerciaux d'ESN. Dernier entretien pour un début de mission le 8 aout. Je suis hyper surpris, lui dit qu'un onboarding en pleines vacances c'est de la facturation en l'air pour le client. Il insiste. Résultat : le client ne prendra pas de décision avant septembre 🤦‍♂️

Réponse postée 6 août 15:17

Cher Paul92,

Ce n'est pas de la décroissance, c'est nous qui les avons récupérés au bassin d'Arcachon.

Désolé. 😁

On est déjà en décroissance en réalité. J'habite une région touristique et la baisse de fréquentation par rapport à la saison dernière est flagrante : les parkings des résidences sont clairsemés et il n'y a plus besoin de réserver pour aller au restaurant (qui ont renoncé à faire 2 services).

Pour notre secteur, l'euphorie n'aura duré que de la fin de l'été 2021 au printemps 2022, ça fait pas beaucoup au final.

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Réponse postée 5 août 18:24

Je plussoie. Idem pour les charges de coiffeur et autres, même pour les commerciaux. Il semblerait que des abus aient été tellement nombreux que la sanction soit tombée avec extrémisme.

Mon comptable de l'époque m'avait indiqué que ne pouvaient être considérés comme dépense pro dans ce domaine que ce qui ne pouvait être transposé à une autre profession (cf. l'exemple de VincentB) mais aussi tout ce qui pouvait être utilisable dans la vie courante. Chaussures, vêtements, coiffeur... même les bleus de travail ont été mis sur la sellette.

Et évidemment si on ne peut les acheter dans le cadre de ses fonctions, on ne peut les entretenir ni les remettre en état aux frais de l'entreprise.

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Réponse postée 4 août 19:53

https://www.la-retraite-en-clair.fr/parcours-professionnel-regimes-retraite/retraite-travailleurs-independants/chef-entreprise-statut-retraite

Il y a un tableau synthétique assez complet.

Je pense comprendre qu'on cotise plus (en forfait de base) en tant que salarié mais aussi que les revenus sont potentiellement plus importants. Maintenant cela reste de la retraite par répartition.

Je pense aussi comprendre que c'est pour cela, conscients de cet aspect disparate, que les législateurs ont autorisé des plafonds de cotisation au PER tellement plus élevés pour les TNS.

Certes, les cotisations aux complémentaires des TNS au-delà du PASS sont très élevées (24% au lieu de 10), mais aucune idée de comment elles se retranscrivent en points ou en rente mensuelle. Personnellement, je ferais davantage confiance à de la capitalisation (PER ?), et il me semble que c'est par là qu'on veut nous emmener.

+1 avec Droopyann, pour la retraite de base: on est tout sur le régime général, donc droit limité à 50% du PASS tant que le revenu dépasse le PASS (41136€) aujourd'hui, ça devrait être le cas pour tous qui font 80K€ CA.

Pour la retraite complémentaire, il faut sortir les chiffres pour comparer, je ne suis pas certain qu'on cotise beaucoup plus en tant que salarié / SASU car les revenus est logiquement moins élevés que celui de l'EURL. Quelqu'un peut sortir les chiffres pour le portage / SASU? (CA, frais, montant cotisé pour la retraite complémentaire & le nombre de points agirc-arrco)

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Réponse postée 4 août 12:50

C'est une excellente question. J'ai cru entendre que 50% des faillites d'entreprises étaient dues à des problèmes de non-paiement, ce qui est énorme si c'est vrai.

Néanmoins, je suis à peu près persuadé que les problèmes de paiement n'existent pas avec une entreprise qui se "permet" de solliciter une ESN pour lui trouver un prestataire. Cela dit, il y a aussi le coup (coût) des sortes de rétrocommissions qui peuvent être assez élevées et que les gros clients exigent des ESN. Mais je ne pense pas que cela puisse justifier toute cette marge. Ils font vivre un écosystème entier, certes, mais ils font aussi des bénéfices, et là je trouve ça un peu plus difficile à avaler.

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Réponse postée 4 août 11:22

@Droopyann bien vu

@Paul92 j'ai peur que les bas salaires ne soient pas du tout protégés malheureusement. Quand tu vois les dégâts de l'inflation énergétique, aucune mesure gouvernementale ni revalorisation salariale n'a effleuré le dommage causé. Et comme les charges exorbitantes écrasent les dynamiques de concurrences à l'embauche, on ne verra pas d'augmentation de salaires à la hauteur des impacts de l'inflation, car même une entreprise qui profiterait de ces augmentations à la vente ne peut échapper aux inflations énergétiques avec lesquelles elle produit. Quand bien même elles le compenseraient à la vente, comme les entreprises de service, les gloutons de la taxe et de l'avarice en boufferaient une partie trop importante pour que le salaire net ne le compense sur la conso personnelle des salariés. Il y a donc double peine pour les salariés (immobilisme salarial, faible augmentation du net et incitation de la rémunération du capital vs travail) qui explique pourquoi les salaires sont tellement à la traine en France.

Et l'État pourrait effectivement se désendetter mais il ne le fait pas. Au contraire, plus les taux sont bas, plus il en prend. C'est à se demander si...

D'accord avec le reste.

Bonjour,

Je pense qu'il ne faut pas mélanger 2 choses :

  • L'inflation qui touche les entreprises dans leurs charges (par exemple le boulanger qui paie sa farine 50% plus cher)
    Je pense que nous sommes relativement peut concernés en tant qu'entreprise, même s'il y a quelques charges (ex RC Pro citée plus haut) qui augmente. Sur l'ensemble du CA, c'est très faible.

  • L'inflation qui nous touche personnellement (Ex le McDo qui augmente, mais plus généralement l'énergie, le logement, la nourriture ...)

Cette dernière concerne tout le monde. Ca justifie des augmentations de rémunération. Néanmoins, on est bien d'accord que jusqu'à présent, les salariés n'ont pas obtenu d'augmentations égales ou supérieures à l'inflation. Donc je ne pense pas qu'on puisse demander une augmentation du TJM sur cette base là.

Mais on est bien d'accord qu'in fine, c'est une baisse de pouvoir d'achat pour tout le monde.

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Réponse postée 4 août 11:12

Allez, petite anecdote : je passe, il y a presque dix ans maintenant, un entretien chez un client à Paris 12 avec une ESN. Ça se passe bien même si la mission ne m'intéresse pas plus que ça, et le commercial de l'ESN est, comment dire, plutôt "souple sur les pattes arrières". Il me dit sans rougir, une cigarette au bec et le pied posé sur un scooter qui ne lui appartenait même pas, qu'il prend 35% de commission sur mon TJM, mais que tant que tout le monde est content...

Quelques jours plus tard, il me rappelle et me dis qu'il a une mission de deux semaines à 430 jour. Je lui réponds que c'est bas (mon TJM était à 550 sur une mission courte). Et puis j'aborde les conditions de facturation. Il me répond qu'ils payent à 20 jours. Je suis un peu choqué et je lui demande de répéter. Il m'explique :

  • bah oui, tu travailles en janvier, tu m'envoies ta facture à fin février et je te paye le 20 mars.

  • Aaahhhh. Ça, ça s'appelle 50 jours fin de mois.

  • Non, c'est 20 jours. Tout le monde fait ça.

  • Tout le monde fait peut-être ça, mais ils l'appellent comme ça s'appelle. Et en général ils payent dix à vingt jours plus tôt.

Bref. On se prend la tête. Je lui explique que ça ne m'intéresse pas. Il monte sur ses grands chevaux et me demande si je voudrais pas "une p*$$ et un mars" en même temps que mes 30 jours de paiement et un TJM à 550. Je l'envoie un peu promener et il me répond que si je veux être payé sous 10 jours il peut aussi me faire une avance en échange de 5% de commission.

35% de marge, 50 jours fin de mois (sans compter les retards) et 5% de comm pour les avances. Elle est pas belle la vie ?

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Réponse postée 4 août 11:01

Considérations très intéressantes. Je n'y connais pas grand chose, mais je pencherais peut-être vers la vision de Droopyann. Je le vois plutôt comme un flat fee qu'un intérêt compound.

Mais si tu vas dans ce sens, il est clairement cohérent de prendre en compte ces 3% dans ta comparaison avec une société de portage. D'ailleurs, maintenir une structure c'est quoi qu'il arrive environ 5000€ de comptable bilan inclus, par an. Sur 100k, c'est 5%, ça veut dire que la société de portage est dors et déjà compétitive. Là où elle perd, c'est quand tu as des montages complexes à faire ou si tu as beaucoup d'immobilisations et d'achats. J'ai cru comprendre que certaines sociétés de portages permettaient d'acheter un téléphone ou un ordi directement avec ton C.A., ce qui te fait économiser la moitié l'air de rien, mais au final l'immo elle est sur leur compta à eux. J'imagine qu'il faut aussi mettre la facture à leur nom...

Bref. Pour un montage simple, ça fait clairement réfléchir. La société de portage est rapidement concurrentielle et c'est que des ennuis en moins sans avoir à serrer les fesses pendant les deux premiers mois. C'est tentant, surtout si on peut passer des frais de déplacement en direct.

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Réponse postée 3 août 18:57

40 jours fin de mois dans le meilleur des cas, et environ 45 en moyenne.

Si on veut plus tôt, en général l'ESN facture 2 à 3% d'avance de tréso.

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Réponse postée 3 août 18:49

Y'a pas de miracle : on peut le faire si tous les prestataires le font ou si on a une position dominante dans la négo. Autant dire que...

Remarque, c'est intéressant, parce que le client ne bougera à mon humble avis. Seule la négo avec l'ESN peut être pérenne puisqu'ils sont les seuls à avoir un matelas officiel. "Qu'ils aillent bouffer sur leur marge", m'avait dit un client à qui le commercial de l'ESN m'avait chargé de demander qui paierait le resto...

Face à l'ESN, le seuil maillon chroniquement inutile sur le long terme, on a beaucoup plus de pouvoir et de leviers dans la négo. J'imagine.

Je viens de recevoir un email de mon courtier en ligne : augmentation de leurs tarifs au 1er septembre à cause de l'inflation.

Alors quand je lis qu'on ne devrait pas augmenter nos tarifs parce qu'on a juste du MacDo,je me dis qu'on est vraiment des dindons !

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Réponse postée 2 août 14:49

N'oublie pas d'inclure ton décalage de facturation qui fait que tu devrais recevoir un à deux paiements de factures après la fin de ta mission. C'est un à deux mois de "sursis" mais qui viendront en fait compenser les avances à faire sur la prochaine mission (sauf si tu as inclus le paiement d'un acompte sur tes CGV).

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Réponse postée 2 août 10:31

Ce que dit Paul92 me fait penser à un autre problème : le manque de savoir négocier des gens que nous avons en face de nous. On nous appelle pour connaître notre TJM, et d'emblée on nous demande notre TJM plancher. Ce n'est même pas "le client vous apprécie, mais vous êtes un peu trop cher". Non, c'est tout de suite "c'est quoi votre minimum". Et si on donne un TJM confortable, on a pas droit à une négociation. Si c'est oui pour le CV mais non pour le TJM, direction poubelle, sautez la case négociation intermédiaire.

Et ça c'est vraiment débile, parce qu'attendre de nous un taux plancher sans contre-proposition, c'est soit manquer de respect à ses futurs collaborateurs, soit vouloir s'en mettre plein les fouilles. M'est avis que si les entreprises arrêtaient de passer par des intermédiaires, on aurait une gestion des TJM beaucoup plus saine et plus économique pour tout le monde.