Intercontrat en freelance : transformez le creux de vague en tremplin

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Commençons par l’essentiel. Cela fait plus de 10 ans que je suis freelance, ce qui reste encore difficile à gérer aujourd’hui, c’est ma boite de vitesses. J’en parlais dans cet article : le changement de rythme, passer de “j’ai un ou des clients” à “j’ai ZÉRO client”, c’est dur. 

Il n’y a pas de recette magique, l’an dernier j’ai failli fermer ma structure… Je partage ici des pistes qui peuvent permettre de faire « le dos rond » comme on dit 🙂

Bien clôturer sa dernière mission

La base : essayer de terminer sa dernière mission en fanfare 🙂 J’exagère (à peine :) Ce que je veux dire plus sérieusement, c’est qu’il est important de la terminer en bonne et due forme !

15 jours après sa fin, vous pouvez avoir calé un RDV « post mortem » avec le client : revoir avec lui ce qui s’est bien passé, ce qui pourrait mieux se passer la prochaine fois (toujours semer des graines) et lui demander les personnes qu’il vous recommande de rencontrer dans l’organisation et en dehors, pour présenter vos compétences. N’hésitez pas non plus à le solliciter pour une recommandation sur votre profil LinkedIn ! Ça fait du bien à votre ego et cela remonte aux oreilles de votre réseau !

Vous questionner

Ensuite, il est essentiel que ces moments soient dédiés à un bilan de vos compétences. Qu’est-ce qui constitue votre valeur ajoutée ? En quoi êtes-vous singulier ? Que disent vos clients de vous en termes de personnalité ? Vous ne vendez pas seulement vos expertises ! De quelle nouvelle compétence devez-vous vous équiper à terme pour garder toujours une longueur d’avance sur le marché ?

Il n’y a plus de secret : le réseau est la clef pour retrouver

Une fois que vous êtes au clair là-dessus, fixez-vous l’objectif d’au moins un rendez-vous par jour dans votre réseau, que ce soit avec un ancien client, un ancien collègue de votre période en CDI, un ancien partenaire avec lequel vous avez déjà collaboré, un collectif d’indépendants, une ESN faisant parfois appel à des freelances, ou un homologue freelance pour partager vos réussites, vos déboires, les besoins du marché et vos aspirations.

Dans le moment le plus difficile de ma vie de freelance, j’ai même sollicité mon réseau d’amis proches. Même si ce ne fut pas concluant, cela fait du baume au cœur de se sentir soutenu !

L’essentiel est de continuer à nourrir des relations pour rester en veille, pour booster le sentiment d’appartenance à une « tribu » et obtenir une forme de reconnaissance de votre existence. Vous ne travaillez peut-être pas en ce moment, mais vous existez ! Le réseau, dans ces cas-là, sera la clé pour une « remise en selle ». Parlez de vous et écoutez les autres pour qu’on parle de vous au moment opportun !

Je vous conseille de publier sur LinkedIn. Cela prend du temps de faire sa place, mais à terme, le jeu en vaut la chandelle. J’ai aujourd’hui des clients qui viennent directement par ce canal.

Formez-vous, reposez-vous !

Il faut savoir miser sur soi. Même si les finances ne sont pas débordantes, c’est exactement le moment où il faut continuer à augmenter – je dirais même sublimer, soyons fous et un peu poétiques en ces temps tumultueux – nos capacités.

Premièrement, cela nous permet de rencontrer de nouvelles personnes.

Deuxièmement, c’est un moment où l’on reprend confiance en soi car, en formation, nous apprenons, nous faisons des efforts et cela nous met dans de bonnes énergies.

Troisièmement, dans un marché difficile où les prix se tendent (merci les directions achats 🙂), où la concurrence est plus rude et se juniorise (oui, oui, je lis vos témoignages sur le forum 🙂 « le marché restera mort en 2024 ? »), ce qui vous fera sortir du lot, c’est votre temps d’avance, c’est LA compétence que peu de personnes ont encore.

Et je terminerai par un dernier point essentiel : reposez-vous et faites ce que vous aimez.

Si je devais donner un chiffre, répartissez votre temps en deux. Consacrez 50 % à tous les efforts cités ci-dessus et 50 % à faire ce qui vous plaît, ce qui vous ressource, peu importe que ce soit jardiner, faire du sport, aller au cinéma, voir des gens, prendre des cafés en terrasse (enfin, pas à Paris en ce moment, c’est tout gris, on n’en peut plus d’ailleurs 🙂), rester chez vous à bouquiner, etc.

Ce temps est aussi nécessaire que le premier, les deux s’alimentent positivement !

Je vous souhaite de retrouver la pêche.

Et quand vous avez un coup de mou, trouvez une oreille attentive pour dire que c’est difficile en ce moment. Changez d’oreille si la période est longue ; la personne peut se fatiguer et avoir moins les mots pour vous remonter le moral 🙂.

Dans ces moments-là, nous avons besoin de nous sentir considérés et écoutés. Même si la personne en question ne peut pas vous aider concrètement, elle adoucit la période. L’an dernier, pour mon activité, cette période de vaches maigres a duré huit mois.

À chacun de voir au bout de combien de temps il doit changer de statut si cela devient nécessaire. Nous pouvons toujours envisager de faire des aller-retours entre freelance et CDI. Mais je vous souhaite tout de même de retrouver le plus vite possible une situation stable en freelance !

Si vous avez lu jusque-là, mettez un pouce ou partagez un commentaire, cela ne peut que faire du bien à la communauté ! Nous ne sommes pas seuls à galérer parfois…

Caroline Loisel 

Je suis solopreneure depuis 10 ans. J’accompagne les organisations en transformation lors de séminaires, ateliers et conférences.

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