Mobile first indexing : comment s’adapter ?

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Google a annoncé que le « mobile first indexing » ou « indexation mobile first » se ferait pour tous les sites dès mars 2021. En clair, le moteur de recherche ne se basera plus sur la version pc des pages web, mais sur leur aspect et leurs performances sur mobile pour évaluer leur qualité, leur pertinence et ainsi leur positionnement dans la SERP (page des résultats de recherche). Cette décision découle du fait que le nombre de connexions depuis un smartphone ou une tablette dépasse largement celles faites depuis un PC. Il était donc logique pour Google de changer sa manière d’indexer pour s’adapter au comportement des internautes. Désormais, développer un site et des applications mobiles first est devenu essentiel pour être bien référencé, mais aussi pour proposer une expérience utilisateur et des performances ajustées aux « mobinautes ». Comment alors s’adapter au mobile first indexing ?

Adapter les performances d’un site au mobile first indexing

L’importance de la vitesse de chargement

Selon une étude publiée en 2020, par « Hootsuite » et « We Are Social », 82 % des Français se connectent à Internet depuis leur smartphone. Si ces équipements sont de plus en plus performants, ils n’égalent pas les capacités des ordinateurs. Pour être « mobile first », les sites et applications web doivent donc être efficients et optimisés pour limiter la consommation de ressources et éviter les risques de blocages. En effet, on estime qu’un mobinaute attend au maximum 4 secondes avant de quitter une page web si celle-ci n’est pas affichée et fonctionnelle.

Google propose d’ailleurs un service nommé « Google PageSpeed Insights » qui se base sur les critères de « Google Lighthouse » un outil open source et automatisé pour évaluer la qualité des pages web. Le score obtenu pour les performances mobiles dépend essentiellement de 6 critères :

  • First Contentful Paint (FCP) qui mesure en combien de temps le navigateur restitue le premier élément de contenu DOM lorsqu’un mobinaute accède à une page web ; 
  • Largest Contentful Paint (LCP) qui mesure la « vitesse de chargement perçue » c’est-à-dire l’affichage du contenu principal de la page web (plus grande image ou bloc de texte visible) ;
  • Time To Interact (TTI) qui correspond au délai avant que la page affichée devienne pleinement interactive pour l’utilisateur (affichage du contenu, gestionnaires d’événements chargés, et réponse aux interactions en moins de 50 millisecondes) ;
  • Total Blocking Time (TBT) : qui représente la durée pendant laquelle la page n’est pas capable de répondre aux entrées de l'utilisateur (clics, frappes clavier, etc.) ;
  • Cumulative Layout Shift (CLS) qui totalise la somme des changements de mise en page individuelle ; l’instabilité visuelle d’un site ou d’une application pouvant gêner la navigation des internautes et impacter l’expérience utilisateur (UX) ;
  • Speed Index qui indique le nombre de millisecondes nécessaires à l’affichage du contenu visuel lors du chargement d’une page.

Améliorer son score mobile

Pour répondre aux critères de Lighthouse, offrir une navigation fluide et simple pour les utilisateurs mobiles, et favoriser son référencement naturel, il est donc indispensable d’optimiser son site pour le « mobile first index ».
Les bonnes pratiques d’écoconception recommandent notamment :

  • d’utiliser au maximum la mise en cache côté navigateur et côté serveur ;
  • de stocker localement les données statiques et de privilégier les pages statiques ; 
  • d’employer des forks applicatifs tournés vers les « performances » (par exemple Percona Server plutôt que MySQL) ;
  • de limiter les requêtes HTTP et les appels serveurs ;
  • d’utiliser le lazy-loading à chaque fois que c’est envisageable ;
  • de compresser les images et si possible de les diffuser au format Webp ;
  • d’opter pour un site PWA (Progressive Web App) ou à défaut RESS (Responsive Design + Server Side Component) ; 
  • d’employer des procédures stockées.

Développer des applications visuellement « mobile friendly »

Les critères Lighthouse prennent en compte les performances, mais aussi l’aspect des pages sur téléphones et tablettes. Développer une expérience utilisateur « mobile friendly » et donc encore plus important aujourd’hui qu’avant le déploiement de l’index mobile-first.

Responsive design et mobile first

Le responsive design consiste à concevoir un site qui s’adapte aux différentes tailles d’écran mais en partant de la version PC. De nombreux frameworks, dont le plus connu, Bootstrap, permettent de structurer facilement des pages web responsives.

Pour le mobile first, la conception est inversée. Cette approche implique de créer un site optimisé prioritairement pour les mobiles, puis de l’adapter par la suite à la taille d’un écran d’ordinateur.

Adapter son contenu à l’écran

Avoir un site responsif n’est pas suffisant pour garantir une expérience utilisateur optimale. Il faut aussi veiller à ce que les éléments restent visibles, structurés et ergonomiques même sur les plus petits écrans. Pour cela les bonnes pratiques recommandent de :

  • ne pas utiliser de bannières ou de bandeaux intrusifs sur la version mobile ;
  • d’écrire des textes courts, bien découpés et structurés en ciblant les informations essentielles ;
  • de choisir une police simple et standard et de ne pas en mélanger plusieurs ;
  • d’implémenter des CTA (appels à l’action) clairs et des formulaires simplifiés ;
  • de privilégier le css ou les glyphes aux images ;
  • de redimensionner les éléments visuels hors du navigateur ;
  • d’externaliser les fichiers css et JavaScript.

Vérifier que votre site est géré par le mobile first index

Une fois les optimisations de performances et visuelles terminées, il reste à vérifier que le mobile first index est bien actif sur le site et que les pages sont compatibles avec les smartphones.

Plusieurs outils sont disponibles en ligne notamment le « Test d’optimisation mobile » de Google qui permet d’auditer son site et d’obtenir des informations et conseils détaillés pour mettre en place une compatibilité mobile.
La Google Search Console inclut aussi un onglet « ergonomie mobile » qui liste les éventuels problèmes d’utilisation sur smartphone et indique sur quels éléments portent les incompatibilités.

En ce qui concerne l’activation de l’index mobile first sur un site, Google travaille sur cette évolution depuis 2016. John Muller « Webmaster Trends Analyst » chez Google a indiqué qu’en 2020, 70 % des résultats affichés dans les SERP étaient issus de ce nouvel index. Si votre site est présent dans les premières pages de recherche, il est donc fort probable que le mobile first fonctionne. De plus, il est activé par défaut sur tous les sites mis en ligne après le 01/07/2019.

Enfin si vous êtes l’administrateur et que vous avez connecté la Search Console, vous recevez directement par mail des notifications d’alertes si certaines pages ne peuvent pas être intégrées dans le mobile first indexing.

Sources et liens utiles :

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