← Retour

calvin

Nombre de posts : 172

Inscrit depuis le : 27 mai 2019

Réponse postée 19 novembre 2025 12:06

pouvez-vous m'expliquer pourquoi et comment je suis amené à payer 4 CFE pour 2 années d'activité ?

votre définition de "activité" est différente de celle de l'administration. Vous considérez qu'il y a activité lorsqu'il y a du CA; l'administration considère qu'il y a activité tant que l'entreprise n'a pas procédé aux formalités de cessation d'activité. De son point de vue, il n'y a donc actuellement pas 2 mais 5 années d'activité (2021, 2022, 2023, 2024, 2025)

Pour le dégrèvement 2024... d'après les services des impôts, il faudra que j'attende 2026 puisqu'ils taxent l'année N-2 !!!

rappel du fonctionnement général de la CFE :

  • CFE 2024 => basée sur le CA 2022 => vous êtes imposable sur la base de 30000 €

  • CFE 2025 => basée sur le CA 2023 => vous êtes imposable sur la base de 30000 €

  • CFE 2026 => basée sur le CA 2024 => vous n'êtes pas imposable (car CA < 5000 €, sous le seuil d'exonération)

le SIE a dû vous indiquer que vous serez exonéré de la CFE 2026 pour la raison indiquée ci-dessus, mais vous demeurez imposable en 2025. Cependant, le dégrèvement que j'évoquais dans mon précédent message vous permettra de réduire le montant de la CFE 2025. Contrairement à l'exonération qui sera automatique sur la CFE 2026, le dégrèvement ne pourra être obtenu que si vous procédez à une réclamation auprès de l'administration

Réponse postée 19 novembre 2025 08:25

pardonnez ma confusion, je pensais que vous aviez radié votre entreprise en Février 2024. Si celle-ci est toujours en activité, alors vous êtes en effet redevable de la CFE pour toute l'année 2024, et la période de référence considérée pour son calcul est bien 2022, comme vous l'a indiqué l'administration

compte tenu du fait que votre CA a sensiblement baissé à partir de 2024, vous pourrez demander un dégrèvement de la base d'imposition de la CFE 2025, en indiquant que votre CA était de 30 000 € en 2023 puis 800 € en 2024 (voir ici). En revanche, pour la CFE 2024, je ne pense pas que vous soyez éligible au dégrèvement car vous avez eu un CA de 30 000 € en 2022 et 2023 :

Ainsi, l'article 1647 bis du code général des impôts (CGl) prévoit que les redevables dont les bases d'imposition diminuent bénéficient, sur leur demande, d'un dégrèvement correspondant à la différence entre les bases de l'avant-dernière année et celles de la dernière année précédant l'année d'imposition.

La CFE est due à partir du moment où votre entreprise est active au 1er Janvier de l'année considérée et que vous n'en êtes pas exonéré.

Pour 2024, votre entreprise n'a été active que 2 mois (Janvier/Février) vous pouvez donc en principe faire une réclamation contentieuse pour demander l'application du prorata, ainsi le montant à verser devrait être réduit à 2/12ème du total annuel (source). Avec un peu de chance, vous pourrez même demander l'exonération pour l'année complète en faisant valoir que 800 € pour 2 mois équivaut à 4 800 € pour l'année, soit un montant inférieur au seuil d'exonération qui est de 5 000 € de CA annuel

Pour 2025 par contre, il est étrange que vous ayez reçu un nouvel avis. Cet avis est il pour l'année 2024 ou 2025 ? SI c'est pour 2025 , êtes vous sûr que votre entreprise a été correctement radiée suite à votre cessation d'activité ?

Réponse postée 18 novembre 2025 20:24

La CFE est due à partir du moment où votre entreprise est active au 1er Janvier de l'année considérée et que vous n'en êtes pas exonéré.

Pour 2024, votre entreprise n'a été active que 2 mois (Janvier/Février) vous pouvez donc en principe faire une réclamation contentieuse pour demander l'application du prorata, ainsi le montant à verser devrait être réduit à 2/12ème du total annuel (source). Avec un peu de chance, vous pourrez même demander l'exonération pour l'année complète en faisant valoir que 800 € pour 2 mois équivaut à 4 800 € pour l'année, soit un montant inférieur au seuil d'exonération qui est de 5 000 € de CA annuel

Pour 2025 par contre, il est étrange que vous ayez reçu un nouvel avis. Cet avis est il pour l'année 2024 ou 2025 ? SI c'est pour 2025 , êtes vous sûr que votre entreprise a été correctement radiée suite à votre cessation d'activité ?

Réponses  : 7
Like  : 0
Vues : 518

Réponse postée 20 octobre 2025 17:27

@Hmg, vous parlez de plus values latentes imposées, cela concerne quels instruments? les ETF sont ils concernés?

oui, la plus-value latente sur ETF est comprise dans le résultat de l'exercice, comme pour les autres OPCVM :

https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/4533-PGP.html/identifiant=BOI-IS-BASE-10-20-20140325

C'est un placement de trésorerie, il n'entre pas dans les charges. Les éventuels dividendes, et plus values concrétisées, entrent dans le résultat financier, et sont ajoutés au résultat de l'entreprise.

Auparavant, je pouvais déduire du résultat les lignes en moins value latente, sans prendre en compte celles en plus value. Aujourd'hui, mon comptable considère que c'est la globalité du portefeuille qui doit être considérée.

Réponses  : 8
Like  : 0
Vues : 579

Réponse postée 19 août 2025 11:27

Pour ce qui est de l'établissement stable, c'est intéressant comme question pour une activité de conseil à distance en remote. Est-ce la domiciliation en France (voire un bureau ou studio conservé en location) ou un bureau à l'étranger ? Et que se passe-t-il si le travail se fait dans divers cybercafés ? Il y a par ailleurs la possibilité de réunions IRL régulières chez le client.

la réponse à cette question est en partie donnée au point § 14.1 des positions sur l’article 5 (Etablissement stable) et les commentaires qui s’y rapportent du modèle de convention fiscale concernant le revenu et la fortune de l’OCDE (ici) qui indique que :

« 14.1 L’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Lettonie, le Maroc et la Tunisie se réservent le droit de considérer qu’une personne qui exerce une profession libérale ou toute autre activité de caractère indépendant dispose d’un établissement stable lorsqu’elle séjourne sur leur territoire pendant une période ou des périodes excédant au total 183 jours durant toute période de douze mois. »

je suis moi-même résident fiscal marocain depuis plusieurs années et à ma connaissance - discussions avec la DGI marocaine, puis demande de rescrit -, c'est sur cette base que s'appuie le fisc marocain pour justifier l'imposition des libéraux qui exercent au Maroc sur de longues durées, comme dans mon cas (à l'époque AE en france, clients exclusivement français, travail en full-remote)

sur la question de savoir si il y a une distinction entre l'exercice en entreprise individuelle, en société de personnes (type SASU IR), ou à l'IS, j'avoue ne pas avoir posé la question car j'étais moi-même en AE à l'époque et seul le cas de l'EI m'intéressait, mais à mon avis le fisc marocain ne fait pas de distinction sur le caractère imposable des revenus, dés lors que ceux-ci proviennent d'une activité réalisée sur le territoire marocain dans la durée, seules les modalités d'imposition (à l'IR ou à l'IS notamment) peuvent éventuellement varier

personnellement, pour quelqu'un qui est seul à travailler dans la structure et qui souhaite s'expatrier dans un pays précis dans la durée, j'aurais clairement tendance à lui recommander de clôturer la structure dans le pays de départ et d'en ouvrir une nouvelle dans le pays d'accueil. Par contre, si le séjour à l'étranger dans chaque pays d'accueil est de moins de 6 mois (tour du monde d'un an avec 12 pays x 1 mois par exemple), dans ce cas là il est effectivement clairement préférable de conserver la structure en France et ne rien déclarer dans les pays d'accueil, ça se justifie facilement

Bonjour,

S'il n'y a pas de soucis avec la législation marocaine, vous pouvez tout à fait vivre quelques mois au Maroc et facturer avec votre structure française.

Au delà ce ces quelques mois, le soucis en France sera principalement social (pas fiscal, puisque fiscalement vous serez pour la société imposé en France et pour vous personnellement au Maroc). Le soucis sera la couverture sociale à revoir.

Forum : Aides sociales
Réponses  : 7
Like  : 0
Vues : 439

Réponse postée 6 août 2025 10:54

le sujet a déjà été abordé, par exemple ici et ici ; à ma connaissance, il n'y a pas encore de jurisprudence définitive sur la question mais a priori le risque existe (cf threads pré-cités)

Réponses  : 4
Like  : 0
Vues : 360

Réponse postée 24 juillet 2025 11:45

Dans quel pays comptez vous vous expatrier ? Si celui-ci propose une fiscalité avantageuse sur les dividendes, une stratégie plus optimale pourrait être :

  • avant le départ: transformation de la structure (forme et/ou objet social) ou non, à étudier selon le contexte

  • pendant l'expatriation: versements de dividendes, de préférence lissés dans le temps

  • après l'expatriation: clôture de la structure, ou reprise de l'activité de celle-ci, à étudier selon le contexte

Réponses  : 35
Like: 1
Vues : 1253

Réponse postée 22 juillet 2025 21:29

En language de M.ToutLeMonde ça veut dire

si vous avez une résidence principale de 100m2 entièrement dédiée à l'habitation, que vous aviez acheté le bien 100 000 €, et que vous le revendez 150 000 € , les 50 000 € de plus-value sont entièrement exonérés d'impôt car il s'agit d'une cession de la résidence principale

si vous avez une résidence principale de 100m2 dont 80m2 sont dédiés à l'habitation et 20m2 à l'activité pro, que vous aviez acheté le bien 100 000 €, et que vous le revendez 150 000 € :

  • 50 000 x 80/100 = 40 000 € de plus-value sont exonérés d'impôt car ces 80m2 sont considérés comme la résidence principale,

  • 50 000 x 20/100 = 10 000 € de plus-value ne sont pas exonérés d'impôt car ces 20m2 sont considérés comme local pro ; vous ne pouvez donc pas bénéficier de l'exonération d'impôt pour cession de la résidence principale sur cette partie

sur des plus-values ou des surfaces pro importantes, l'impact peut être significatif

Bonjour,

Il n'y a pas de baguette magique : si on veut sortir de l'argent d'une société, il faut y laisser des deniers. Et d'autant plus les premières années lorsque l'on a les ARE et pas de versement de salaire (donc un résultat haut). Les contribuables ne sont pas bêtes : vous versez une rémunération ou un dividende avec IS, c'est sensiblement la même chose (environ -1/2 : je verse 2 euros j'en touche 1 dans ma poche. Les puristes vont aller détailler le calcul, jouer sur l'IS entre 15 et 25% blablabla mais sur une année de prestation lambda, l'approximation du calcul est bonne)

Il y a toutefois des optimisations mais la vraie question à se poser est : quelle est ma stratégie / mon objectif ? Vous allez en faire quoi de cette société dans 15 ans ?

Si c'est dans un but patrimonial et de transmission, la holding qui est très à la mode peut être très intéressante car la remontée de dividende entre une société mère-fille n'est pas de 30% mais d'environ 3%.

Si c'est juste faire travailler la tréso, je rejoins les commentaires : aller voir un conseiller en gestion de patrimoine. Selon votre profil de risque, vous allez pouvoir obtenir du 5% à 10% (voire + pour les plus foufous)

Réponse postée 22 juillet 2025 18:37

Des personnes dans ma situation ?

personnellement, après 15 ans d'XP (dev senior / lead dev sur stack JS/TS), je suis toujours en mission et sollicité de temps en temps mais je constate que les conditions qu'on me propose se dégradent d'année en année, et je pars du principe que ça ne fera que s'aggraver dans les années à venir, essentiellement à cause de la concurrence de l'IA

A mon avis il faudrait qu'on arrive à s'unir pour ne pas que le marché s'effondre totalement.

il y a régulièrement des membres qui proposent cette "union" mais cela n'a jamais de suite. Je pense que cela tient au fait que nous sommes sur un forum d'indépendants, il est donc logique que la plupart des membres aient une mentalité d'indépendant, peu encline à l'action collective

par ailleurs, si l'IA remplace massivement les jobs effectués par des humains, l'union ne vous sera pas d'une grande utilité si il n'y a tout simplement plus de postes à pourvoir en face

Qu'est-ce que je peux faire de plus ? Vous avez une idée?

créer un service ou un produit que les gens seront prêts à vous acheter, et le vendre. Pour ma part, c'est vers cette direction que je m'oriente, je suis convaincu que l'avenir appartient aux personnes capables de produire par leurs propres moyens, sans attendre qu'on leur donne un job. Un bonus bienvenu de cette démarche : vous serez débarrassé des ESN

Réponse postée 22 juillet 2025 07:08

Il semble que jusqu'ici, les personnes qui perçoivent le chômage depuis l'étranger ont été assez peu contrôlées; à titre personnel, je connais plusieurs personnes qui ont été dans ce cas, voire le sont toujours, et qui n'ont jamais été inquiétées.

Les choses pourraient toutefois changer car le gouvernement cherche de l'argent partout où il peut, et l'étau se resserre autour de ce genre de fraude : au cours des 2-3 dernières années, de nombreux cas de RSA et d'ASPA indûment perçus - car la personne résidait à l'étranger - ont fait l'objet de redressements qui ont été relayés par la presse.

Sur la question du "comment" peuvent ils savoir, la solution la plus directe est l'IP de connexion de la personne qui fait ses déclarations, qui doit déjà permettre d'identifier un nombre important de fraudeurs qui ne savent pas utiliser un VPN.

Lorsque le fraudeur dispose d'une présence en ligne (compte instagram, facebook ou autre), l'administration utilise parfois également ce vecteur pour identifier que la personne est à l'étranger, grâce aux photos et aux posts.

A moyen/long terme, il est probable que pôle emploi disposera de l'ensemble de la panoplie que l'administration fiscale utilise déjà en pareille matière :

  • analyse des tampons sur le passeport de la personne, pour voir les entrées/sorties du territoire (hors UE)

  • demande des relevés bancaires de la personne, pour identifier où sont effectuées ses dépenses courantes

  • suivi de la position du téléphone portable de la personne grâce aux logs des antennes relais

  • etc

Je perçois actuellement l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) et je souhaiterais savoir s’il est possible de continuer à bénéficier de cette allocation dans le cas où je partirais à l’étranger pour une durée d’un an ou plus.

en principe non : le versement de l'ARE est soumis à une condition de résidence sur le territoire. Toutefois, si vous vous expatriez dans un pays de l'UE, vous pourrez peut être prétendre au chômage dans votre pays d'accueil

Réponse postée 21 juillet 2025 20:56

Je perçois actuellement l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) et je souhaiterais savoir s’il est possible de continuer à bénéficier de cette allocation dans le cas où je partirais à l’étranger pour une durée d’un an ou plus.

en principe non : le versement de l'ARE est soumis à une condition de résidence sur le territoire. Toutefois, si vous vous expatriez dans un pays de l'UE, vous pourrez peut être prétendre au chômage dans votre pays d'accueil

Forum : Votre activité
Réponses  : 3
Like: 1
Vues : 372

Réponse postée 14 juillet 2025 08:36

Je suis moi-même développeur full-stack expatrié au Maroc depuis 2010 donc je comprends bien votre problématique. Par expérience, j'ai pu constater que la plupart des clients acceptent en fait de travailler avec des sociétés basées à l'étranger dès lors que vous êtes :

1/ transparent sur votre situation,

2/ en règle au niveau juridique/fiscal/social, et

3/ en possession des justificatifs nécessaires

si vos clients refusent définitivement de travailler avec une structure étrangère, vous pouvez continuer à prester via la société française mais si vous le faites en travaillant depuis le Maroc, vous prenez un risque : en cas de contrôle, le fisc marocain considérera que l'activité est réalisée au Maroc, et que l'IS sur vos prestations aurait dû être payé au Maroc et non en France

Forum : Votre activité
Réponses  : 3
Like  : 0
Vues : 372

Réponse postée 14 juillet 2025 07:35

Si vous comptez vous installer durablement au Maroc, il est préférable de constituer une société au Maroc et de facturer votre client directement à travers cette structure; cette solution est à la fois plus sûre juridiquement et fiscalement, et plus intéressante économiquement

Réponses  : 31
Like  : 0
Vues : 1187

Réponse postée 24 juin 2025 11:14

Ne serait-il pas possible de regrouper la SASU de consulting et la holding en une seule société, dotée de deux activités distinctes ?

c'est possible oui ; une société peut avoir un objet social composé de plusieurs activités (consulting, détention de titres, investissement immobilier, ...)

l'usage de la holding est généralement préconisé pour dissocier le pro (consulting) et le perso (holding patrimoniale, immo locatif), et sécuriser le perso : si la société de consulting fait faillite, les actifs de la holding sont protégés des créanciers, sauf cas de faute du dirigeant.

Réponses  : 10
Like: 1
Vues : 634

Réponse postée 11 juin 2025 20:38

votre situation soulève plusieurs difficultés d'interprétation au regard de la convention de non double imposition franco-belge :

  • d'une part, le caractère "dépendant" ou "indépendant" de votre activité : dans la mesure où vous êtes porté, vous êtes a priori plutôt assimilable à un indépendant. Cependant, vous indiquez que vous étiez superviseur en 2024 et manager en 2025 ; on peut donc supposer que vous étiez sous la responsabilité d'un manager en 2024, avec un possible lien de subordination. À cela s'ajoute le fait que vous êtes contractuellement salarié d'une entreprise, et détaché par celle-ci, ce qui fait peut faire pencher la balance dans le sens d'un statut dépendant

  • d'autre part, l'existence ou non d'une installation fixe d'affaires en Belgique pour l'exercice de vos activités : si un chantier de montage ou de construction d'une durée supérieure à 6 mois est nécessairement constitutif d'un établissement stable au sens de la convention, cela n'implique pas nécessairement que votre propre activité en Belgique est constitutive d'une base fixe. Ce point dépend essentiellement des conditions d'exercice précises de votre activité, selon par exemple que vous disposez ou non un bureau dédié sur place, de la nature des liens que vous entretenez avec le client final, etc

  • enfin, concernant, la durée de séjour : si votre activité est considérée par le fisc belge comme dépendante (salariée), alors vous êtes en principe imposable en Belgique dés lors que vous y avez passé plus de 183 jours au cours d'une année fiscale. Si l'activité est jugée indépendante, alors le nombre de jours passés en Belgique n'est en théorie pas le critère sur lequel les autorités doivent s'appuyer pour juger du caractère imposable ou non de votre rémunération ; cependant, en pratique, il est possible que lesdites autorités le fassent quand même car certains pays considèrent qu'une activité indépendante est imposable dés lors que la durée de séjour excède 183 jours sur le territoire

compte tenu de toutes ces incertitudes, il est très difficile de vous répondre de manière certaine. Vous auriez tout intérêt à faire appel à un avocat belge spécialisé en droit fiscal, celui-ci sera sans aucun doute plus compétent que ce forum pour analyser avec précision votre situation et vous recommander la marche à suivre

Réponses  : 10
Like  : 0
Vues : 634

Réponse postée 11 juin 2025 19:18

Il manque des informations importantes pour vous répondre ; pouvez vous svp préciser :

  • Le nombre de jours que vous avez passés en Belgique en 2024 ?

  • Le nombre de jours que vous pensez passer en Belgique en 2025 ?

  • La nature exacte de votre activité professionnelle ?

  • Si votre activité s'exerce en un lieu unique ou sur plusieurs sites ? (dans le second cas, combien de jours passés sur chaque site)

Forum : Votre activité
Sujet : Quitter l'IT
Réponses  : 25
Like: 1
Vues : 2890

Réponse postée 7 juin 2025 08:07

@op je partage votre analyse, je constate moi aussi que les conditions d'exercice de mon métier de dev full-stack senior++ / architecte technique ont globalement tendance à se dégrader au fil des années. Cela dit, je rejoins VincentB_, soyez prudent, vous allez peut être juste quitter un "enfer" pour un autre

pour ma part, je suis en train de me réorienter progressivement vers l'entreprenariat dans la tech. Ça me semble être un meilleur compromis en termes de mobilisation des compétences acquises au fil des années (15 ans d'xp), retour sur investissement tant au plan humain que financier, épanouissement personnel, et perspectives en général

Réponses  : 11
Like  : 0
Vues : 313

Réponse postée 5 mai 2025 21:27

la double imposition peut être éviter à travers un système de refacturation entre l'entité française et une autre au Maroc

en cas de contrôle, vous devrez être en mesure de démontrer que le montant refacturé à la SASU française par la société marocaine correspond à une prestation effective, et que le montant est normal, c'est à dire comparable à celui que la SASU aurait obtenu dans une situation de concurrence libre et non-faussée, si par exemple elle faisait appel à une société marocaine autre que la vôtre pour sous-traiter la prestation

la détermination de ce montant peut donner lieu à de nombreux contentieux. Pour comprendre le problème, disons par exemple que cette année, votre SASU a facturé 100 000 €, et la prestation a été entièrement réalisée depuis le Maroc :

  1. si la société marocaine refacture 100% de la prestation, que le fisc français vous contrôle, et constate que la SASU aurait pu obtenir la même prestation chez votre concurrent pour 15 000 €, la SASU sera redressée à hauteur de 85 000 € au niveau de l'IS (même si vous avez payé de l'IS côté marocain sur ces 85k)

  2. si la société marocaine refacture 10% de la prestation, que le fisc marocain vous contrôle, constate que l'activité a été intégralement réalisée au Maroc, mais que seuls 10 000 € ont été intégrés au CA de l'entreprise marocaine, les 90 000 € manquants seront réintégrés au résultat de cette dernière (même si vous avez payé l'IS côté français sur ces 90k)

  3. si la société marocaine refacture 50% de la prestation, par exemple pour que le bénéfice tombe à 42 500 € en France et soit ainsi taxé uniquement dans la tranche des 15%, vous vous exposez potentiellement à un combo des deux précédents; dans le cas d'espèce, le montant lui-même constituera en outre un indice de l'abus de droit

tout ce qui a trait au transfert de bénéfices est à manier avec précaution car les pièges sont nombreux. Avoir uniquement la structure marocaine vous évitera ce genre ce risque

Je ne vois aucune restriction particulière pour l'exercice en France du conseil pour les affaires (code NAF 7022Z) par une société étrangère, avez vous des sources svp ?

La législation autour de mon activité impose malheureusement une structure en France

pouvez vous nous en dire plus ? Si la structure doit obligatoirement être domiciliée en France, il est probable que l'activité doit également y être réalisée ; le cas échéant, le remote sera un problème

par ailleurs, facturer via une structure en France tout en travaillant depuis le Maroc vous expose au risque d'une double imposition. Comme indiqué par les autres intervenants, il est préférable d'utiliser une structure marocaine (ou de déménager en France, si pas le choix pour être dans les clous...)

Réponses  : 11
Like  : 0
Vues : 313

Réponse postée 5 mai 2025 20:31

La législation autour de mon activité impose malheureusement une structure en France

pouvez vous nous en dire plus ? Si la structure doit obligatoirement être domiciliée en France, il est probable que l'activité doit également y être réalisée ; le cas échéant, le remote sera un problème

par ailleurs, facturer via une structure en France tout en travaillant depuis le Maroc vous expose au risque d'une double imposition. Comme indiqué par les autres intervenants, il est préférable d'utiliser une structure marocaine (ou de déménager en France, si pas le choix pour être dans les clous...)

Réponses  : 9
Like  : 0
Vues : 367

Réponse postée 17 avril 2025 13:44

En fouillant, j'ai trouvé qu'il pourrait être possible d'utiliser le compte 721000 pour enregistrer la livraison à moi-même, et 203000 pour faire l'immobilisation incorporelle.

comme je l'indiquais dans mon dernier message, l'écriture en 721 n'est en principe possible que si une charge de même montant a été comptabilisée par ailleurs. Vous trouverez plus d'explications à ce sujet ici :

Le compte 721 est utilisé pour enregistrer le coût de production des immobilisations incorporelles créées en interne. Ce coût de production peut inclure une variété de dépenses directement attribuables à la création de l'actif, telles que les coûts de matériel, de main-d'œuvre, et certains frais généraux qui sont raisonnablement allouables au processus de développement. L'amortissement de ces actifs commence une fois qu'ils sont achevés et prêts à être utilisés, reflétant leur consommation et leur perte de valeur au fil du temps.

Le sens du compte 721 est un compte d'actif, et il est donc crédité lors de la capitalisation des coûts de production des immobilisations incorporelles. La contrepartie de ces écritures est souvent représentée par des comptes de dépenses qui reflètent les coûts engagés dans la création de l'immobilisation (par exemple, salaires, services extérieurs, etc.).

si vous avez des frais afférents à la création de votre produit (achat d'étude, amortissement d'une machine, etc), vous pouvez utiliser le compte 721 pour immobiliser ces frais. En revanche vous ne pouvez pas "estimer la valeur de votre contribution" pour l'inscrire au bilan.

si le produit que vous avez développé a une valeur réelle sensiblement supérieure à sa valeur comptable, vous avez la possibilité de procéder à une réévaluation des immobilisations, ce qui améliorera vos fonds propres grâce à l'écart de réévaluation qui sera inscrit au passif du bilan. Mais à votre place je suivrais le conseil de votre comptable, le blocage (provisoire) du compte courant est un compromis beaucoup moins contraignant

Merci pour la réponse, voilà plus de details :
Le produit est en vente depuis mi-mars 2025
Donc en 2024, c'était vraiment du développement r&d pour finaliser le produit, trouver les bons composants avec les fournisseurs, optimiser.

En fouillant, j'ai trouvé qu'il pourrait être possible d'utiliser le compte 721000 pour enregistrer la livraison à moi-même, et 203000 pour faire l'immobilisation incorporelle.
Ca parait cohérent ??

Réponses  : 9
Like  : 0
Vues : 367

Réponse postée 16 avril 2025 22:14

difficile de répondre à cette question, car cela dépend entre autres des perspectives commerciales réelles du produit que vous développez

par ailleurs, l'écriture qui comptabilise l'immobilisation produite par l'entreprise pour elle même vient en principe neutraliser une écriture de charge, qui n'existe pas dans votre cas (pas de salaire ni de facture)

Réponses  : 2
Like: 1
Vues : 190

Réponse postée 4 mars 2025 20:29

à la lecture du BOFIP , je ne pense pas que ces travaux puissent faire l'objet d'une provision déductible :

D'une façon générale, les travaux de construction ou d'installation constituent des dépenses d'investissement qui ont pour contrepartie l'entrée de nouveaux éléments dans l'actif immobilisé de l'entreprise ou l'accroissement de la valeur des éléments figurant déjà dans cet actif. Ces dépenses ne peuvent dès lors être constatées à l'avance par la voie de provisions, mais peuvent seulement donner lieu à un amortissement dans les conditions de droit commun.

et

La provision que l'exploitant d'une salle de spectacles a constituée en vue de faire face aux dépenses devant résulter pour lui de l'exécution des travaux prescrits par les règlements relatifs à la protection contre l'incendie des locaux recevant du public ne peut être regardée comme une charge au sens du CGI, car les installations ainsi réalisées auront pour effet d'accroître la consistance de l'actif de l'entreprise, même dans le cas où, l'exploitant étant locataire de l'immeuble, les installations devraient, en vertu du contrat, revenir au propriétaire à la fin de la location (CE, arrêt du 23 juillet 1951, n° 4155, RO, p. 217).

Réponses  : 8
Like  : 0
Vues : 490

Réponse postée 4 mars 2025 20:08

Je voudrai nous protéger des créanciers.

une société à responsabilité limitée (EURL, SASU) offre une meilleure protection qu'une EI à cet égard

Que faire pour protéger nos patrimoines et dans le même temps de ne pas me retrouver sans rien s'il arrive quelque chose à ma moitié ?

quand vous dites "me retrouver sans rien", vous faites bien allusion à votre couverture sociale personnelle ?

si oui, alors une solution serait de vous verser une rémunération de gérant (EURL) ou de président (SASU) pour en avoir une

si vos ressources sont limitées, vous pouvez également envisager une inscription au RSA, ainsi vous devriez pouvoir bénéficier de la complémentaire santé solidaire

Réponses  : 12
Like  : 0
Vues : 723

Réponse postée 5 novembre 2024 20:11

J'ai été dans ce cas en 2020. A l'époque, j'ai sollicité le SIE et voici la réponse que j'ai obtenue :

Bonjour,

Vous ne possédez pas de local professionnel, votre cotisation se base donc sur le montant de vos recettes comme expliqué auparavant, c'est un montant forfaitaire aussi nommé cotisation minimum de CFE et à ce titre il ne peut y avoir de réduction de 50% .

La réduction de moitié pour création d'activité ne concerne que les cotisations basées sur un local professionnel (qui ne sont donc pas des cotisations minimum).

Cordialement

Je n'ai pas insisté, compte tenu des faibles enjeux

Réponses  : 2
Like  : 0
Vues : 281

Réponse postée 1 septembre 2024 19:40

Je voudrais savoir si une boîte SII peut faire des contrats de prestations avec des consultants à l'étranger (Maghreb, Romania,...). Les consultations vont faire que du full remote.

oui c'est possible

Pour le paiement des prestataires est ce que le compte bancaire du consultant dois être dans son pays d'origine?

cela dépend des cas, mais bien souvent le plus simple est que le compte soit ouvert là où l'activité est réalisée

Réponses  : 4
Like: 1
Vues : 1127

Réponse postée 12 août 2024 22:10

Si j’ouvre une auto-entreprise au Maroc, peut-elle ensuite facturer à ma SASU en France pour rapatrier les fonds ?

si votre auto-entreprise marocaine facture votre SASU française, les fonds vont quitter la France pour aller au Maroc; n'est-ce pas l'inverse de ce que vous souhaitez ? La notion de rapatriement des fonds concerne en principe plutôt les mouvements Maroc => France

à ma connaissance la constitution d'une entreprise individuelle ne figure pas parmi les opérations bénéficiant de la garantie de retransfert donc vous ne pourrez pas rapatrier en France les dirhams facturés via cette auto-entreprise

dans tous les cas, évitez les facturations entre deux structures dont vous avez le contrôle, c'est le meilleur moyen de vous attirer des ennuis avec le fisc. Si votre situation de fait le justifie, Il est préférable de facturer votre client distinctement via chacune des structures, et que vous soyez en mesure de justifier la répartition de la facturation le cas échéant

Dans ce cas serai-je imposée uniquement au Maroc ?

la réponse à cette question dépend de nombreux facteurs et il n'est pas possible d'y répondre avec si peu d'informations ; vous devriez demander conseil à un professionnel qui pourra vous informer au mieux en fonction de votre situation précise

Connaissez-vous le taux d’imposition du pays pour ce type de structure ?

vous pouvez consulter le guide de l'auto-entrepreneur marocain disponible ici qui contient toutes les informations utiles

L’autre solution d’être réglée par le client en dirhams convertibles est-elle fastidieuse pour lui ?

si il détient déjà des devises (euro, dollar, etc) ou des dirhams convertibles, c'est extrêmement simple. Si il n'en a pas, cela peut se révéler assez fastidieux

Réponses  : 4
Likes: 3
Vues : 1127

Réponse postée 10 août 2024 20:47

le point § 14.1 des positions sur l’article 5 (Etablissement stable) et les commentaires qui s’y rapportent du modèle de convention fiscale concernant le revenu et la fortune de l’OCDE (ici) indique que :

« L'Afrique du Sud, la Côte d'Ivoire, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Maroc, et la Tunisie se réservent le droit de considérer qu'une personne qui exerce une profession libérale ou toute autre activité de caractère indépendant dispose d'un établissement stable lorsqu'elle séjourne sur leur territoire pendant une période ou des périodes excédant au total 183 jours durant toute période de douze mois. »

si vous remplissez cette condition, il est préférable d'ouvrir une structure sur place pour facturer vos prestations réalisées au Maroc, et vous pourrez facturer vos prestations réalisées en France via la SASU

si vos déplacements au Maroc ne sont que ponctuels et que la condition des 183 jours énoncée ci-dessus n'est pas remplie, alors il parait a priori préférable de tout facturer via la SASU mais cela reste toutefois à confirmer car cela peut dépendre de votre activité et/ou des conditions de son exercice

s'agissant du rapatriement des fonds en france :

  • si vous n'ouvrez pas de structure au Maroc, alors l'idéal est que votre client vous règle directement en euros si il en a la possibilité. Si il n'a que des dirhams ordinaires (non convertibles), il devra alors demander l'autorisation de l'office des changes pour procéder à la conversion

  • si vous ouvrez une structure au Maroc, l'instruction de change vous permet en principe de rapatrier en France le produit de liquidation de la structure marocaine, mais cela peut se révéler assez fastidieux en pratique : nombreux justificatifs à fournir, rapatriement échelonné sur plusieurs années via l'utilisation d'un compte convertible à terme, etc

Réponses  : 14
Like  : 0
Vues : 1318

Réponse postée 22 juillet 2024 11:49

Quel avantage a le premier schéma, avec la holding détenant la SCI plutôt que la société d'exploitation détenant directement la SCI ?

L'avantage principal du premier schéma est la protection des actifs : si la société de conseil a des dettes, les créanciers ne peuvent pas se servir dans les caisses de la holding ou de la SCI pour obtenir leur remboursement (sauf cas de confusion de patrimoine éventuellement)

a contrario, si la société de conseil est directement associée de la SCI et investit via le CCA, les créanciers de la société de conseil peuvent forcer la SCI à vendre son immeuble et obtenir leur remboursement sur les fonds issus de cette vente, par la voie de l'action oblique

Bonjour,

Je profite de ce fil pour une question relative à l'investissement locatif via une SCI : dans certains cas, on préconise la création d'une holding en amont de la SASU/EURL pour remonter les bénéfices, et les redescendre dans une SCI détenue (en partie) par la holding.
Dans d'autres cas, la SASU/EURL investit directement dans la SCI, et apporte généralement du cash via apport en CCA.

Quel avantage a le premier schéma, avec la holding détenant la SCI plutôt que la société d'exploitation détenant directement la SCI ?

Merci pour vos lumières :)

Réponses  : 5
Like  : 0
Vues : 239

Réponse postée 2 juillet 2024 13:35

La question est trop large car la réponse peut varier selon les juridictions où sont domiciliées vos entreprises et celle où vous résidez

En règle générale, le pays où vous résidez prévoit dans son droit interne qu'une activité réalisée sur son territoire est taxable et doit être déclarée ; dans cette situation, la facture sera établie par vous personne physique réalisant la prestation, où une structure que vous aurez constitué à cet effet dans votre pays de résidence

Cependant, dans de nombreux cas, des conventions de non double imposition peuvent déroger au droit interne et prévoir d'autres règles; pour une situation complexe, il est préférable de demander conseil à un spécialiste

Réponse postée 5 juin 2024 16:43

Je ne connais pas les raisons qui font que les autres secteurs d'activité peuvent avoir une retraite complémentaire sur la base des 22% de cotisations, alors que les libéraux non, mais économiquement, c'est pas totalement absurde.

un article de la FNAE qui explique la différence : manifestement, la retraite complémentaire était déjà intégrée dans le forfait de cotisations des autres catégories mais pas celui des BNC au régime général

C'est un peu la double peine alors, on paye des impôts sur 5% du CA qui partent maintenant en cotisation et qui ne seront plus du revenu.

c'est du revenu différé dans le sens où vous cotisez pour la retraite complémentaire ce qui n'était pas le cas avant

Au service des talents IT

Free-Work est une plateforme qui s'adresse à tous les professionnels des métiers de l'informatique.

Ses contenus et son jobboard IT sont mis à disposition 100% gratuitement pour les indépendants et les salariés du secteur.

Free-workers
Ressources
A propos
Espace recruteurs
2025 © Free-Work / AGSI SAS
Suivez-nous