Comment s’assurer qu’une société de portage salarial est transparente ?

Le portage salarial est aujourd’hui une solution largement plébiscitée pour exercer une activité professionnelle en toute autonomie tout en bénéficiant du statut protecteur de salarié. Pour les consultants et freelances, la sécurité financière et la clarté des conditions de rémunération sont des enjeux majeurs : non seulement parce que le revenu dépend directement du chiffre d’affaires généré, mais aussi parce que les mécanismes de calcul peuvent s’avérer complexes.
La transparence d’une société de portage salarial ne se limite donc pas à l’affichage d’un simple taux de frais de gestion. Elle repose sur une information claire et complète, le respect strict des obligations légales et l’accès à des outils de comparaison fiables.

1. Les frais cachés en portage salarial : problématique et vigilance
La notion de frais cachés désigne des prélèvements ou des coûts qui ne sont pas immédiatement visibles dans une simulation ou dans le discours commercial, mais qui viennent réduire le salaire net réellement perçu. Ces frais peuvent prendre différentes formes : facturations additionnelles, lignes de « charges diverses », surfacturation de charges sociales ou fiscales, ou encore refacturations peu explicites.
Cette opacité fait régulièrement l’objet de critiques dans le secteur du portage salarial, certaines associations et experts pointant des structures tarifaires peu lisibles, voire trompeuses pour les consultants.
La CVAE (Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises) illustre bien cette problématique. Bien qu’elle soit en cours de suppression progressive, elle reste parfois intégrée ou compensée dans certains modèles de facturation. Dans certains cas, elle n’est pas incluse dans les frais de gestion affichés, ce qui peut avoir un impact indirect sur le revenu final, sans que cela soit clairement expliqué lors de la phase commerciale.
2. Simulations avec frais professionnels : comprendre les mécanismes
De nombreux simulateurs de portage salarial intègrent automatiquement des frais professionnels remboursés dans les résultats présentés. Ces frais, remboursés sans cotisations sociales, constituent une enveloppe non imposable venant s’ajouter au salaire net.
Sur le papier, cette approche fait augmenter le revenu total restitué (salaire net + frais remboursés), donnant l’impression d’un gain supérieur. Toutefois, cette optimisation a plusieurs conséquences importantes :
Le salaire net de base diminue, ce qui impacte directement les droits sociaux (retraite, assurance chômage, indemnités).
Les frais professionnels remboursés ne constituent pas un salaire et ne génèrent pas de droits sociaux.
La comparaison devient biaisée si l’on oppose une simulation sans frais professionnels à une simulation qui en intègre automatiquement : le total perçu est artificiellement gonflé, sans refléter un salaire réellement équivalent.
Pour comparer efficacement les offres, il est donc indispensable de raisonner à périmètre équivalent, en distinguant clairement le salaire net soumis à cotisations des frais professionnels remboursés.
3. Les obligations légales comme gage de transparence

La transparence d’une société de portage salarial repose également sur le respect de ses obligations réglementaires, qui constituent un socle de sécurité pour les consultants.
a. La garantie financière obligatoire
Conformément à l’article L1254-26 du Code du travail, toute société de portage salarial doit disposer d’une garantie financière suffisante. Celle-ci vise à assurer, en cas de défaillance de l’entreprise de portage, le paiement :
des salaires,
des indemnités,
et des cotisations sociales dues aux salariés portés.
Sans cette garantie, une société ne peut légalement exercer l’activité de portage salarial. Elle doit être fournie par un établissement financier, une compagnie d’assurance ou une société de caution mutuelle.
Il est fortement recommandé de demander une copie de cette garantie avant toute signature de contrat.
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b. La convention collective du portage salarial
La convention collective du portage salarial, étendue depuis 2017, encadre notamment la rémunération minimale, les modalités de versement et la transparence des comptes d’activité. Elle impose, entre autres, la mise à disposition mensuelle d’un compte d’activité détaillé, retraçant l’ensemble des flux financiers : chiffre d’affaires, charges, cotisations, frais et salaire net.
Cette obligation constitue un outil essentiel de lisibilité et de comparaison entre sociétés de portage.
4. FEDEP’S et le label Zéro Frais Cachés : un repère de confiance
En l’absence de certification étatique spécifique, la FEDEP’S (Fédération des Entreprises de Portage Salarial) a mis en place le Label Zéro Frais Cachés, fondé sur une charte exigeante et un audit financier externe indépendant.
Ce label garantit notamment que :
l’entreprise respecte l’ensemble de ses obligations légales (garantie financière, assurances, déclarations),
aucun frais non contractuel ou dissimulé n’est prélevé sur le chiffre d’affaires du salarié porté,
les cotisations patronales sont appliquées au juste taux et les éventuels avantages financiers générés par l’activité sont restitués au consultant.
Ce label constitue aujourd’hui un repère fiable de transparence pour les freelances souhaitant limiter les risques de prélèvements opaques.
5. Comparer objectivement avec les outils Free-Work et Misterportage
Chez Free-Work, nous mettons à disposition des freelances un multi-simulateur indépendant afin d’éviter les mauvaises surprises liées aux frais additionnels, aux méthodes de calcul variables ou aux présentations biaisées.
👉 Accéder au simulateur de portage salarial Free-Work !
Ce simulateur, proposé en collaboration avec Misterportage, permet de comparer les salaires nets réellement perçus auprès de différentes sociétés de portage salarial, sur la base de calculs harmonisés et sans optimisation artificielle.
Il permet notamment de mettre en évidence :
les écarts réels de salaire net pour un même chiffre d’affaires,
les pratiques tarifaires peu transparentes,
l’impact concret des différents modèles économiques.
L’utilisation d’un outil neutre et indépendant constitue un levier essentiel pour faire un choix éclairé et objectif.
Dans un marché du portage salarial en forte croissance, la transparence financière et juridique est un critère déterminant pour choisir le bon partenaire. Frais cachés, simulations biaisées intégrant des frais professionnels ou abonnements coûteux peuvent significativement altérer le revenu perçu si l’on ne dispose pas des bons repères.
Vérifier l’existence de la garantie financière, l’application effective de la convention collective, l’absence de coûts dissimulés (notamment via des labels comme celui de la FEDEP’S) et s’appuyer sur des outils de comparaison fiables comme le simulateur Free-Work / Misterportage sont autant d’étapes clés pour sécuriser son activité en portage salarial.
L’objectif reste le même : s’assurer que le revenu perçu reflète fidèlement le travail réalisé et le chiffre d’affaires généré, sans zones d’ombre ni mauvaises surprises.



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