Free-Worker-1495278
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Réponse postée 11 mai 2026 14:43
J'ai voulu installer Pylot pour ma part, ça ne fonction ni sur chrome ni sur firefox.
Quand j'indique nouvel utilisateur et que je donne mon CV en PDF... il revient à "nouvel utilisateur".
Pour le vues CV idem, c'est à 0 depuis quelques jours alors que j'ai 13 à 18 par jour d'hab.
Réponse postée 11 mai 2026 11:54
Il existe aujourd’hui un vrai problème de qualité dans le recrutement IT, notamment chez une grande partie des intermédiaires et sociétés de placement.
Entre les annonces générées à la chaîne par IA avec des mises en forme douteuses, les copier-coller de mots-clés incohérents et les “commerciaux recruteurs” qui ne comprennent absolument ni les métiers, ni les profils qu’ils vendent, le niveau devient parfois inquiétant.
Quand on est chef de projet ou directeur de programme depuis plus de 15 ans, avec un parcours essentiellement freelance sur des environnements complexes, devoir expliquer ou justifier qu’on maîtrise la gouvernance projet, la comitologie, les COPIL, COPROJ ou COMOP devient franchement absurde.
Parce qu’un acronyme précis n’apparaît pas noir sur blanc dans un CV, certains en déduisent automatiquement que la compétence n’existe pas. On en arrive à devoir rappeler des recruteurs pour leur expliquer, avec pédagogie et calme, qu’un chef de projet senior maîtrise évidemment ces fondamentaux. C’est un peu comme demander à un boulanger s’il sait ce qu’est la farine.
Le plus inquiétant reste le niveau de méconnaissance technique de certains interlocuteurs. J’ai déjà entendu : “Oui mais vous pouvez être chef de projet SCRUM”, Là on touche la chips la plus croustillante du paquet, alors oui ce genre de chose m'a été dit.... (pour ceux qui ne l'ont pas dans SCRUM il n'y a pas de chef de projet)
Même constat sur les environnements techniques : des recruteurs demandent du “mainframe” tout en rejetant des profils ayant plus de 10 ans d’expérience z/OS simplement parce que le mot exact “mainframe” n’apparaît pas dans le CV. Cela démontre surtout qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils vendent à leurs propres clients.
Les traitements automatisés des CV par IA aggravent encore le problème. Beaucoup de candidatures sont écartées sans lecture humaine réelle. Certains éliminent automatiquement un profil à cause d’une région différente sans même prendre le temps de lire la lettre de motivation ou de comprendre la mobilité du candidat.
Quand un recruteur vous dit : “Ah mais ce n’est pas votre région”, on est parfois tenté de répondre : “Et il ne vous est pas venu à l’idée de lire la lettre de motivation ou simplement de m’appeler pour comprendre pourquoi je me positionne ? vous auriez pu comprendre que j'ai un pied à terre, ou que je suis origaire etc... et que je suis mobile”
Le recrutement IT devient de plus en plus déshumanisé. Beaucoup de structures ne font plus du recrutement, mais uniquement du volume, du filtrage automatisé et de la chasse aux mots-clés.
Et pourtant, dans RH, il y a bien “Ressources”… mais surtout “Humaines”.
Je ne citerai pas toutes ces mauvaises sociétés et ces intermédiaires incompétents (genre cherry pick, emagine, signe+, le hibou, minquest, mon consultant indépendant etc....) qui polluent aujourd’hui le recrutement IT simplement pour prélever leur marge entre un client et un expert. Ils sont malheureusement nombreux et dégradent énormément la qualité de ce type de plateformes et du marché dans son ensemble.
Quand un intermédiaire n’apporte ni compréhension métier, ni capacité d’évaluation technique, ni réelle analyse humaine d’un profil, alors il n’est plus une valeur ajoutée dans la chaîne de recrutement. Il devient simplement un filtre supplémentaire, souvent inefficace.
Entre les annonces générées automatiquement par IA, les recherches absurdes basées uniquement sur des mots-clés, les CV rejetés sans lecture réelle et les recruteurs incapables de comprendre les environnements qu’ils vendent, on atteint parfois un niveau de non-professionnalisme inquiétant.
Dans beaucoup de cas, il serait presque plus efficace de laisser directement les clients finaux échanger avec les experts plutôt que de multiplier des intermédiaires qui ne maîtrisent ni les métiers, ni les technologies, ni les méthodologies qu’ils prétendent recruter.
Heureusement, il existe encore quelques véritables professionnels : des recruteurs compétents, humains, capables de comprendre un parcours, d’évaluer une expérience et de créer une vraie relation de confiance. Ceux-là apportent une réelle valeur ajoutée et méritent d’être reconnus.
Le problème, c’est qu’aujourd’hui, j’ai bien peur qu’ils ne soient plus majoritaires.