Redressement massif pour les SASU à l’IR
Bonjour à tous,
Je constate qu’il y a actuellement un redressement massif visant les SASU à l’IR.
L’administration considère que les dividendes perçus relèvent désormais des revenus du patrimoine soumis à cotisations sociales, et applique 17,2 % de charges sociales sur ces sommes.
Je suis moi-même concerné : j’ai reçu un redressement, et malheureusement mon recours a été rejeté par la direction des impôts.
👉 Êtes-vous dans la même situation ?
👉 Si oui, avez-vous entrepris des démarches (recours contentieux, tribunal administratif, etc.) ?
👉 Quels sont vos conseils ou retours d’expérience ?
Faut-il aller plus loin ou renoncer face à l’administration ?
Je partage ici un lien vers une vidéo du fondateur de Dougs qui traite du sujet
https://www.youtube.com/watch?v=vRLYFaA1sj8
Bonjour,
A mon avis, ceux qui ont eu un rescrit fiscal seront protégés !
Et encore rien n'est moins sur avec le Fisc !
Bonjour.
Ma position est claire.
Pour moi sur le fond c'est 17,2. Je le dis depuis assez longtemps jurisprudence du conseil d'État à l'appui. Ce sont des revenus du capital. Je suis ici en désaccord total avec ce qui est dit dans la vidéo.
Donc il faut jouer sur la procédure et pas sur le fond. Or les moyens retenus pour le moment par l'administration fiscale - tels qu'exposés dans la vidéo - sont contestables.
Inutile de vous dire qu'on ne développera pas ça en public.
Quant à savoir quoi faire tout dépend des risques que vous êtes prêts à prendre... On est sur des contentieux fiscaux lourds, les honoraires qu'on applique sont en proportion...
C'est assez ironique quand je pense aux honoraires qui me sont passés sous le nez parce que je déconseillais la SAS à l'IR !
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Comme je le disais : je ne répondrai pas à ça.
Les moyens on les réserve pour le tribunal et on n'annonce pas publiquement à l'avance sa stratégie et ce que l'on va faire... Je laisse ces c(l)owneries aux avocats-plateau-télé.
Le problème c’est que l’administration fiscale justifie la requalification en revenus de patrimoine par le simple fait que l’urssaf n’a pas collecté ces prélèvements… Ce n’est pas le problème de l’URSSAF de ne pas prévoir de mecanisme pour collecter les prélèvements sociaux sur ces revenus tres clairement d’activité et non pas de patrimoine?
Ce n'est absolument pas le raisonnement de l'administration fiscale. Vous confondez prélèvements sociaux et cotisations sociales.
Avocat (non, pas celui qui se mange)
GL78150Pour répondre à Free-Worker-93936 :
De ma compréhension, mais je ne suis pas spécialiste, ni expert (en expertise), il y a peut être un soucis dans la compréhension de la structure juridique choisie.
La SASU est une société avec un seul actionnaire / associé :
1/ Elle a donc un actionnaire (physique ou moral)
2/ Elle a un dirigeant qui peut être salarié ou non.
Le dirigeant n'est pas nécessairement l'actionnaire.
3/ Elle peut avoir ou non des salariés.
Les salaries sont payés = Salaire + URSSAF
Le dirigeant est salarié = Salaire + URSSAF
Le dirigeant n'est pas salarié = rien :)
L'actionnaire prend des dividendes = Revenus du capital
A mon sens, dans le contexte actuel (sans parler de revolutionner le système), il y a une confusion entre actionnaire et dirigeant parce que le dirigeant, qui est souvent l'actionnaire, ont des rôles "confondus".
On a tendance à se penser "dirigeant" avant de se penser "actionnaire".
L'erreur est de croire que c'est le travail du dirigeant qui est "rémunéré" à travers les dividendes.
C’est uniquement un retour de fond vers l'actionnaire d'où l'interprétation de revenus du patrimoine.
C'est d'ailleurs en votre qualité d'"actionnaire" que vous pouvez déduire une partie du capital social dans votre IR au lancement.
Prenons un exemple qui clarifie les choses au niveau des rôles :
Vous avez une société A qui est Holding
La société A créée une société B en SASU
Vous vous mettez en dirigeant non salarié de la société B
Si il y a versement de dividendes, c’est la société A qui les récupère.
Votre rôle de dirigeant non salarié n'est pas compensé, même si vous avez générer des revenus pour la société B.
Les dividendes ne sont que la rémunération de l'actionnaire.
En espérant avoir aidé.
Je suis entièrement d'accord avec vous.
C’est précisément mon domaine d’activité. J’ai déjà accompagné plusieurs clients dans la contestation de l’application des prélèvements sociaux à hauteur de 17,2 %. La taxe a été totalement abandonnée.
En effet, j’ai démontré que les revenus perçus via la SASU relevaient bien des revenus du capital, et non du patrimoine.
J’ai déjà accompagné plusieurs clients dans la contestation de l’application des prélèvements sociaux à hauteur de 17,2 %. La taxe a été totalement abandonnée.
En effet, j’ai démontré que les revenus perçus via la SASU relevaient bien des revenus du capital, et non du patrimoine.
Je découvre tardivement ce message.
C'est... nimportequoitesque !
Les revenus du capital SONT un revenu du patrimoine...
Et les revenus du patrimoine sont à 17,2.
Relisez-vous, vous avez forcément commis une erreur en rédigeant votre post.
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Vous vous trompez... C'est TOUJOURS de l'interprétation.
J’ai déjà vu un avocat en droit des affaires, avec pas mal d’expérience, qui me disait clairement que c’est 9,7 %, et que certains SIE (notamment dans le centre de la France) essayent de passer à 17,2 %, mais qu’il arrive à le contester.
On peut toujours contester. Même quand on sait que l'on a tort ! J'ai souvent, en défendant des débiteurs, réussi à faire sauter des créances alors que je savais parfaitement que ces créances étaient dues...
Pour moi c'est 17,2, cela ne signifie pas que l'on ne peut pas défendre le 9,7 si l'argumentaire de la partie adverse ne tient pas la route.
J'évoque souvent un de mes cours de théâtre en école d'avocats. L'animateur me demande de citer qqchose que je n'aime pas. Ma réponse fuse : "Nicolas Anelka !". Et là : "bon très bien, tu as 10 minutes pour nous faire une plaidoirie pour nous convaincre qu'Anelka est un génie incompris et le meilleur attaquant de sa génération..."
On parle quand même de droit : en principe, il devrait y avoir une règle claire et unique.
Il n'y en a jamais. Ne serait-ce que parce qu'il faut envisager tous les cas de figure et ça c'est impossible. Franquin l'avait très bien résumé dans une de ses "Idées Noires" : si l'on décide que toute personne qui en tue volontairement une autre aura la tête tranchée, vous avez votre règle claire et unique. Un meurtrier est guillotiné. Par application de la règle son bourreau... doit être guillotiné. Par application de cette même règle, le bourreau qui a guillotiné le bourreau doit à son tour être guillotiné...
Au contraire ça a tendance à empirer. On multiplie les règles du coup on a de plus en plus de règles contradictoires et de trous dans les raquettes...
En matière fiscale si vous croyez que ce problème des SAS IR constitue un sommet, je vais révolvériser vos idées reçues. Ca fait une éternité que l'on attend des clarifications sur les modalités du report d'imposition des plus-values 151 octies cgi, par exemple...
Ajoutez-y que lorsqu'une règle claire et unique existe beaucoup des aimables sociétaires de ce forum s'assoient dessus... Lorsque vous voulez "passer en société" vous fermez votre EI et créez une société... épicétou. Le formalisme de mutation passe à la trappe et les impositions qui vont avec sont "oubliées". Pourtant les règles sur l'imposition des plus-values et les droits d'enregistrement sont claires...
Avocat (non, pas celui qui se mange)
je passe mes journées dans le code : ça me rassure… c’est plus rationnel.
Essayez de faire du java et on en reparle. 😅
(je sors...)
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Bonjour,
C'est amusant, rome.
Vous dites que l'avocat, que vous avez vu, dit que c'est 9,7%, mais que cela ne passe pas auprès de tous les SIE qui restent campés sur 17,2%. On parle ici d'échanges entre un avocat et des contrôleurs. Le fait d'aller sur 9,7 ou 17,2 est donc un choix du contrôleur à ce niveau là.
S'il est si certain que c'est 9,7% sans risques et pas 17,2% comme le décident certains contrôleurs, pourquoi ces entreprises qui restent à 17,2%, il ne leur a pas proposé de partir sur un tribunal administratif pour réduire de 17,2 à 9,7 leurs demandes ?
Mais attendez... Si nous avons cette discussion, c'est qu'il n'y a pas de jurisprudence sur le sujet.
Or, on parle pour certains de +/- 30000 € de surplus entre les deux taux. Par principe, certains auraient poursuivis.
Or, pas d'infos sur une jurisprudence sur le sujet.
Peut-être parce que les avocats en droit des affaires et autres conseils qui promettent monts et merveilles sans risques avec ce statut ne veulent pas jouer à la roulette russe sur le fait d'avoir une décision de jurisprudence inscrite dans le marbre qu'ils savent d'avance largement risquée pour leur position ?
A mon sens, je peux joujours me tromper, l'avocat que vous avez vu a développé un argumentaire rodé pour convaincre des contrôleurs. Mais cela ne marche pas avec tous. Et sachant que son argumentaire ne tient pas devant des personnes avec un bagage juridique sérieux, il ne va pas à l'affrontement.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
j’ai juste envie de savoir comment payer mes impôts et avoir la paix 😭
Vous cochez la case et 17,2%.
Franchement, je vous avoue que je n’y comprends plus rien. Je ne sais même pas exactement ce qu’est une jurisprudence.
La jurisprudence, ce sont les décisions de justice faisant application de textes législatifs et règlementaires donnés dans une situation particulière.
En clair : ce sont les précédents qui ont donné lieu à une décision de justice.
Et quand la loi est imprécise, on va voir les précédents. Ils n'ont certes pas force de loi, mais les juges ont tendance d'une part à se caler sur les positions des juges précédents, et à suivre la position des juges qui se situent au-dessus d'eux dans la hiérarchie - et donc à suivre notamment la position de la Cour de Cassation, du Conseil d'Etat et du Conseil Constitutionnel.
Or, pas d'infos sur une jurisprudence sur le sujet.
Conseil d'État, 3ème et 8ème chambres réunies, 2 avril 2021, n° 428084
Pas de commentaires de ma part en forum public.
A mon sens, je peux joujours me tromper, l'avocat que vous avez vu a développé un argumentaire rodé pour convaincre des contrôleurs. Mais cela ne marche pas avec tous. Et sachant que son argumentaire ne tient pas devant des personnes avec un bagage juridique sérieux, il ne va pas à l'affrontement.
J'ai une autre explication mais je respecterai le principe de confraternité...
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Pourriez-vous préciser votre pdv sur ce point ?
Non, déontologiquement je ne peux pas.
D'un point de vue pratique d'ailleurs c'est de toutes façons impossible puisque je n'ai même pas lu le compte-rendu de consultation du confrère.
J’aimerais surtout être sûr de faire les choses correctement et éviter toute mauvaise surprise.
Je vais être brutal : si vous voulez être sûr, il ne fallait pas choisir la SAS IR... Vous avez trois issues possibles :
Vous cochez la case et 17,2%
ou vous transformez en SARL IR,
ou vous optez pour l'IS...
Et vous brûlez des cierges en attendant la prescription.
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Bonjour,
Pourquoi l’État aurait-il prévu cette option dans la loi si elle était aussi bancale ? Ce serait un non-sens complet.
Vous supposez que le texte sur l’option à l’ir est postérieure au texte sur la SASU.
C’est l’inverse. Le texte sur l’option à l’IR est un texte qui date du 19eme siècle sauf erreur. Il est là pour donner la possibilité aux personnes qui investissent dans des activités qui mettent plus de 5 ans à rapporter de l’argent d’avoir des économies IR. C’est pour éviter l’absence d’investissements sur des projets à long terme.
Et ce n’est pas parce que les deux textes existent que le problème se pose. C’est l’interprétation d’un texte des impôts sans rapport qui indique comment les prélèvements sociaux se font (taux et prélevées). L’absence de référence directe à l’URSSAF dans la première version a fait pencher vers l’idée que pour une activité pro, seuls 9,7% pouvaient être payés de manière isolée des autres charges sociales. Ce texte a été corrigé depuis et indique maintenant de regarder le site des impôts ou de l’URSSAF selon sa situation (non pro ou pro).
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
Sur le fond, votre phrase “si vous voulez être sûr, il ne fallait pas choisir la SAS à l’IR” me semble assez illogique.
Pourquoi l’État aurait-il prévu cette option dans la loi si elle était aussi bancale ? Ce serait un non-sens complet.Bienvenue dans la réalité...
Des trucs bancals vous en voulez d'autres ? La liste est démesurée... (là j'en ai un beau. Je dois saisir au civil un TJ en représentation obligatoire dans un délai court. Je dois passer par une prise de date auprès du greffe. Or... il n'y a pas de dates disponibles. Je ne peux donc pas signifier mon assignation. Et je risque donc la prescription car la demande de prise de date ne l'interrompt pas, malgré les multiples demandes du CNB... J'en suis réduit à faire une demande d'aide juridictionnelle car cette demande d'aide, elle, interrompt la prescription... alors que je sais farpaitement que mon client n'a pas droit à cette aide et que sa demande sera rejetée, il a d'énormes revenus...).
J’ai bien compris que vous avez une position très réservée vis-à-vis de la SAS à l’IR, et je ne cherche pas à la contester.
J’essaie simplement de comprendre d’où vient ce rejet si catégorique.Dsl, dans le contexte actuel il n'est plus possible de présenter d'arguments juridiques en public, on doit garder ça pour les contentieux.
C’est l’inverse. Le texte sur l’option à l’IR est un texte qui date du 19eme siècle sauf erreur. Il est là pour donner la possibilité aux personnes qui investissent dans des activités qui mettent plus de 5 ans à rapporter de l’argent d’avoir des économies IR. C’est pour éviter l’absence d’investissements sur des projets à long terme.
"Houlala Thierry non !!"
L'option IS est ancienne. Mais pas l'option IR ! Elle date de la LME du 4 août 2008 ! Avant il n'existait aucune possibilité d'option IR dans notre droit fiscal...
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Bonjour,
rome , nous parlons toujours du même texte.
À l’origine, il ne disait pas de se rapprocher de Urssaf ou des impôts.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
- Message supprimé
Je ne vois pas trop l'intérêt de savoir si ce sont des dividendes ou pas, l'argument de l'administration ne consiste-t-il pas a dire qu'il s'agit de revenu du capital tout simplement ? Sachant que la CSG s'appliquent à 17.2% sur les revenus du capital comme les dividendes, les plus-values, les revenus fonciers, etc...
Les revenus du capital sont taxés à 17.2%, personne n'a parlé de dividendes, qui sont par ailleurs aussi des revenus du capital.
J'ai pas bien compris ce que vous avez voulu dire, là...
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Dire qu'il y a des experts-comptables qui ont bâti leur modèle sur l'exploitation de ce vide juridique... La fête a l'air finie pour eux, sauf clarification par le conseil d'état ou l'administration fiscale ?
oui c est mon expert comptable qui me l'a proposé. Je me demande comment ça va se terminer ...
A priori ça devrait se terminer par une clarification et honnêtement y'en a besoin.
Bonjour,
pour bien comprendre,
la taxation à 17.2 se fait avant ou après l'IR ?
Est ce que c'est rétroactif ou bien une année avec paiement à l'IR sans ces cotisations ne pourra être redressée ?
Cdt
Bonjour,
1) 17.2% avant IR et c'est non déductible
2) le droit de rattrapage de l'administration peut s'exercer jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est due.Bonjour,
Le droit de rattrapage est de trois ans à moins que l'administration considère que le déclarant n'a pas fait preuve de sincérité lors de ses déclarations. Et dans ce cas, le droit de rattrapage est porté à 6 ans (ce qui pour une option à l'IRPP qui est de 5 ans semble réduire à néant tout avantage attendu).
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
Bonjour, est-il possible de déduire 6,8 % du montant déclaré en N+1, sachant que cette part correspond à la CSG déductible applicable aux revenus soumis à l’IR ?
EDIT : A priori la fraction de CSG /CRDS déductibles portant sur les revenus du patrimoine pourrait être déductible pour le calcul de l'IR (sauf en cas d'application de la flat tax), voir https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2329/personnalisation/resultat?lang=&quest0=0&quest=
@leo-fisca pourtant il y a une case CSG déductible connue, calculée sur les revenus du patrimoine, la 6DE il me semble
Oui c'etait prévisible et c 'est pas une surprise , dans un autre forum il y avait un temoignage d'une personne sur le redressement , je crois quelle avait payé 9,7 et l'administration lui a dit non c'etait 17,2 , je crois qu'on avait mis le lien ici il y a 2 ans
Dans tous les cas la sasu IR etait dans le collimateur, il aura fallu que beaucoup d'expert comptable des réseaux se vanté depuis 2ans que c'etait la faille pour pas payé beaucoup de cotisation (voir pas du tout) que le FISC tape du poigt sur la table là
Comme si l'administration le savait pas 😅
elle attendait simplement le bon moment, qui est que beaucoup de personne aillent dans ce "piège" pour avoir des redressement facile , et ainsi récupéré pas mal quand la situation sera la bonne et dans le mile avec la crise de la dette et les plan budgetaire du grouvernement
quand je pense qu'un grand conseillé des VTC (d'ailleurs ancien partenaire de Dougs je crois j'en dit pas plus, peut etre que c'est eux qui lui ont conseillé ?je sais pas) disait aux gens que vous pouvez faire une SASU IR pendant 5ans puis la fermer et en rouvrir une autre le 1er janvier 🤦♂️
je lui ai dit que c'etait pas recommandable et il m'a dit oui rien l'interdit
L'avantage pour l'administration c'est qu'à chaque nouvelle combine comme ça, il y en aura toujours un pour scander haut et fort qu'il est le nouveau mozart de la fiscalité sur LinkedIn.
Rappelons qu'aucune loi n'interdit non plus de congeler des bébés. Hé bien pourtant vous allez être stupéfaits : on ne peut pas.
"Étonnant, non ?" (Pierre Desproges)
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Bonjour,
Il ne faut pas oublier qu'il existe des textes de loi qui permettent à l'administration de poursuivre aussi les conseilleurs sous certaines conditions. Donc donner des conseils jugés par la suite illégaux sur des forums ou par vidéo sans mettre de gardes fous, peut se révéler dangereux à terme pour ces derniers.
La loi française est déjà bien plus pourvue que bien d'autres. Pourtant tout les comportements illégaux ne peuvent pas y être listés. La loi donne un cadre général. Et il faut bien en comprendre les termes.
Dans les cas cités ci-dessus (pour être clair si des personnes ont des doutes) :
Le conseil des VTC ne tient pas compte de l'abus de droit (fiscal et social). Il existe de nombreuses jurisprudences sur des personnes ayant voulu bénéficier plusieurs fois de mesures avantageuses en fermant une structure et ensuite en ouvrant une nouvelle structure. Il y a notamment des centaines de litiges concernant les créateurs ayant voulu profiter plusieurs fois dans les années 90 notamment de l'abattement sur l'IS pendant les 5 ans suivant la création (100% de réduction pendant 2 ans puis 75, 50 et enfin 25 de mémoire).
Congélation des bébés. Bien entendu, congeler un bébé vivant c'est un meurtre. Tout comme il n'est pas interdit dans la loi spécifiquement de jeter une personne d'une falaise ou de l'Arc de Triomphe, il n'en demeure pas moins que ce sont des meurtres.
La liberté des influencés s'arrête aux limites que la loi a placée autour d'eux. Pas seulement la loi fiscale. Dans le cadre des SAS, le jour où l'urssaf décidera d'ouvrir la boite de Pandore, cela fera mal. En effet, pourquoi l'urssaf pourrait poursuivre des SARL dans lesquels des personnes auraient pris trop de dividendes sans cotisations et ne s'intéresserait pas à terme aux SAS ? Ceci pour le social.
Peut-on trouver d'autres infractions (pénales, juridiques...) ?
Peut-être.
Quand on sort des cadres classiques, on s'expose à toutes les conséquences possibles.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
- Message supprimé
Ce principe est transposable : ici, même si l’URSSAF ne prélève pas les 9,7 %, les revenus des présidents de SASU à l’IR restent juridiquement assujettis aux contributions d’activité. Les requalifier comme patrimoine reviendrait à appliquer un vide procédural plutôt qu’un fondement législatif.
Sauf qu'il ne s'agit pas de revenus du président de SAS - ce qualificatif ne peut s'appliquer qu'à des rémunérations de fonctions.
La Conseil d'Etat a fait une lecture juridique. S'il n'y a pas de lien direct entre l'activité et le revenu, c'est un revenu du patrimoine donc 17,2. Le lien direct implique une rémunération des fonctions. Ce qui implique une rémunération des fonctions de dirigeant ou directement de l'activité ce qui n'existe qu'en SCA ou en société d'exercice. Cela exclut donc la SAS.
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Assez d'accord sur le fait que l'assujettissement n'a pas de rapport avec la perception effective, mais l'article est quand même assez flou, avec une exclusion générale à la 1ère ligne qui est plus précise que l'exclusion spéciale au f) et qui vise la perception effective par l'urssaf.
Dans tous les cas laisser un vide juridique aussi immense était une aberration...
Bonjour,
Ce que vous mettez en avant est un argument juridique qui n'a pas fait l'objet d'un passage au tribunal. Cela peut passer lors d'une discussion avec un inspecteur. Mais si cela passe au tribunal, il est peu certain que cela passe.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
- Message supprimé
Bonjour,
Mouai...
Il me semble qu'il y a un petit problème dans votre raisonnement.
Si vous gagnez au tribunal le fait de ne pas payer le prélèvement social auprès des impôts au taux de 17,20%. Cela induit que (le jugement étant public) que l'urssaf peut derrière redresser ces revenus à la fois pour la CSG d'activité, mais aussi pour toutes les autres cotisations non payées. Et ceci avec comme base de calcul le net reçu avec reconstitution du brut (puisque assimilé salarié). Et je ne vois pas comment après avoir accepté que vous deviez payer des cotisations (assujetti), vous pouvez défendre une position contraire face à l'urssaf.
Donc pour défendre votre client de ne pas payer 17,20%, vous lui faites prendre le risque de payer près de 50% (voire plus) des montants perçus (avant impôt).
Rappel : Net d'une paie = +/- 78% du brut auquel il faut ajouter des charges patronales.
Imaginons 100 de revenu, 100 / ,78 = +/- 130 de brut sur lequel les cotisations sont calulées.
Bien entendu, on peut imaginer que le dirigeant concerné ne cherchera pas à payer les cotisations retraite, prévoyance et mutuelle. Donc, on peut limiter à +/- 50% (ce qui est prélevé par l'urssaf qui serait majorée).
La seule défense pourrait d'avoir une réponse de l'urssaf indiquant que l'entreprise ne serait pas concernée.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
Bonjour,
Il me semble que votre raisonnement ignore certains points sur la SASU à l'IRPP.
Voici mon analyse historique :
J'ai toujours la même position depuis plus de dix d'ans : La SASU à l'IRPP a prospéré sur une mauvaise interprétation d'un texte du bofip. Notez bien une mauvaise interprétation d'un texte du bofip, pas d'un texte de loi.
La SAS date de 1994, mais ne concernait que les coentreprises. Il faut attendre 1999 pour que les personnes physiques puissent devenir associées. Et avec cela la possibilité d'une personne d'être dirigeant majoritaire d'une SAS avec un statut d'assimilé salarié. Pendant des années, la SAS est peu utilisée pour les petites structures avec de l'activité car au final les cotisations salariées sont plus élevées que celles des TNS et à l'époque les dividendes en SARL (EURL) n'avaient pas une limite au delà de laquelle il y aurait des cotisations (plus élevés que les prélèvements sociaux, même s'ils apportent une couverture sociale). C'était surtout utilisé pour des personnes n'ayant pas besoin de statut social TNS (ex : retraités, salariés, petites activités accessoires...).
Tout change en 2012. Avec plusieurs évènements en même temps :
Règles limitant les dividendes avec prélèvement social en SARL. La plupart des petites structures en ayant la possibilité avaient chaque année un résultat proche de la limite de l'IS à 15% pour maximiser les dividendes tout en étant couvert par les cotisations sur le reste de leur rémunération. On passe ensuite à la règle actuelle (limite de 10%).
Arrêt de l'abattement de 20% pour le calcul des cotisations sur les rémunérations des gérants TNS (erreur dans la loi que l'urssaf a combattu des années au tribunal, jusqu'à sa correction qui tombe la même année que le changement de législation sur les dividendes).
En parallèle, il y a eu des augmentations de taux de cotisations. (en gros 2012 : Année jackpot pour l'urssaf).
==> Entre l'arrêt de la plupart des dividendes avec uniquement le prélèvement social, l'augmentation de la base de cotisation et du taux des cotisations, de nombreux dirigeants ont perdu environ 30% de leur net en une seule année sans baisse de leur chiffre d'affaires. Et ceci, simplement par des changements législatifs.
Il a donc été cherché une solution par ces derniers pour retrouver un montant de net plus élevé par une part des dirigeants. D'où l'engouement pour la SAS qui permettait en limitant ses revenus du travail d'avoir des revenus du capital importants (de nombreuses transformations de SARL à SAS ont lieu).
Et c'est là qu'en prenant plusieurs textes, en les interprétant mal et en les mélangeant qu'est apparu l'engouement pour la SASU à l'IR avec dans les faits des revenus déclarés sans payer les bons taux de prélèvements, voire sans en payer du tout.
La SASU en elle-même n'est pas à l'IRPP. En effet, elle est à l'IS de base. Donc de base, les dividendes y sont soumis aux prélèvements sociaux de 17,20% et en cas de contrôle urssaf, cette dernière peut redresser ces dividendes en rémunération si la rémunération du dirigeant est inexistante ou faible et que c'est le seul actif de l'entreprise. La jurisprudence semble depuis avoir classé les revenus de SAS à l'IR dans la même catégorie.
C'est un autre texte qui permet à des sociétés à l'IS (pas seulement la SAS) d'opter pour l'IRPP (option qui peut être faite dans les 5 ans de la création pour une durée de 5 exercices). Ce texte a été mis en place pour permettre aux investisseurs de déduire rapidement de leurs revenus les pertes des sociétés dans lesquels ils investissaient pour inciter à investir en permettant une économie rapide sur leurs impôts.
Arrive l'interprétation d'un texte sur les prélèvements sociaux issu du bofip (source fiscale) qui indiquait un taux de prélèvements sociaux différent selon que le revenu était d'activité ou de patrimoine. Sauf qu'il ne précisait pas (à l'époque) que lorsque c'était un revenu d'activité (prélèvements moins chers), ce montant était payé à un organisme de sécurité sociale (urssaf, msa, mda, agessa...) avec les cotisations sociales.
En prenant ces 3 textes :
statut assimilé salarié du dirigeant majoritaire
passage à l'IRPP
confusion sur les taux de prélèvements et qui les prélevaient
==> On arrive a un imbroglio. Surtout si on se remémore qu'avant le choix de l'IR pour une SAS induisait que la société serait la plupart du temps en pertes. Donc aucune schéma n'existait pour dire clairement comment déclarer ces revenus et qui devait se charger de prélever les sommes dues et comment.
La problématique est connue des administrations depuis des années. L'apparition de l'abus de droit social a précipité à mon sens l'action des impôts pour mettre dans leur giron les prélèvements sociaux. En effet, seul les impôts ont des infos sur les structures concernées puisque s'il n'y a qu'un Président de SAS sans paie, l'entreprise n'est pas référencée à l'urssaf.
L'abus de bien social après un démarrage problématique (les conditions de son application ont bloqué de nombreux litiges) est libéré de conditions bloquantes (intervention d'une commission qui n'a pas été renommée après la fin de son mandat quand les premiers dossiers sont arrivés) depuis 2024 (ou 2023). L'urssaf est donc en plein travail sur les SAS à l'IS (rémunérations trop faibles ou inexistantes) et laisse donc les SAS à l'IR aux impôts.
Par ailleurs, dans votre explication, vous partez du principe qu'un assujetti aux prélèvements par les organismes sociaux ne doit pas forcément payer ses contributions sur les revenus d'activité à un organisme pour ne pas avoir à payer aux impôts les prélèvements des revenus du capital. Mais l'administration fiscale ne peut-elle pas dire justement que le fait de ne pas s'être déclaré à un des organismes de sécurité sociale démontre que vous n'y êtes pas assujetti ?
A mon sens, l'interprétation doit être laissée aux tribunaux.
Et les textes vont certainement être corrigés si leur interprétation peut laisser place au doute (comme en 2012 pour les 20% d'abattement sur les bases de cotisations des revenus d'activité des assimilés salariés ou en 2024 pour les 40% d'abattement sur les bases de cotisations issues des dividendes pour les gérants majoritaires TNS).
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
Bonjour.
Pour des raisons évidentes et déjà exposées ici, je refuse de discuter du fond en forum.
On garde ses moyens pour les discussions avec les impôts et pour le tribunal. On ne les expose pas en public : ça revient à dévoiler sa stratégie à l'adversaire et se retrouve à poil ; je laisse ces c(l)owneries aux avocats télé.
Je reviens donc à la question initiale.
Note préalable : ce ne sont pas des "charges sociales", ce sont des prélèvements sociaux.
Je suis moi-même concerné : j’ai reçu un redressement, et malheureusement mon recours a été rejeté par la direction des impôts.
Le problème est que c'est très flou... on ne sait pas à quel stade de la procédure vous en êtes. Je suppose (?) que vous avez manifesté votre refus dans le délai de 30 jours après la notification de redressement, on en serait donc au tout début.
Faut-il aller plus loin ou renoncer face à l’administration ?
Tout dépend de l'enjeu financier... Certes c'est une réponse qui vous renvoie la balle mais que voulez-vous que l'on vous dise d'autre ? Et le coût d'un avocat pour ce type d'affaire n'est pas négligeable - notez que l'on refuse en principe d'agir à l'AJ pour des affaires d'un tel niveau de complexité technique.
Dans tous les cas c'est une réponse que vous devez faire rapidement. En effet les délais sont courts.
En principe, le délais pour le mal nommé recours contentieux devant l'administration fiscale est variable selon les cas. En général - je simplifie... - il est en gros de deux ans.
Puis, la décision rendue par l'administration - qui a un délai de 6 mois pour ça - peut à son tour faire l'objet d'un recours juridictionnel, en principe devant le TA, dans un délai de... deux mois.
(je dis sans cesse "en principe" car j'ai trop peu d'éléments sur la procédure en l'espèce)
Point essentiel à savoir : le recours contentieux doit être réalisé avec un soin extrême. Pour donner une idée, mon recours juridictionnel devant le TA est souvent une simple adaptation de mon recours contentieux antérieur... autant dire que c'est au stade du recours contentieux que l'on va devoir faire le gros du travail.
C'est un problème car souvent, le client néglige complètement l'importance de cette première étape et va nous voir pour saisir le tribunal... après avoir fait son recours contentieux lui-même ce qui a deux effets :
le professionnel - cad l'avocat - dispose de deux mois seulement ! Car évidemment il vient nous voir une fois que l'administration a rendu sa décision définitive... Alors qu'il aurait eu beaucoup plus s'il était intervenu au stade du recours contentieux...
les erreurs commises par le client lors de son recours contentieux peuvent avoir torpillé la procédure ! La procédure administrative a en effet de petites subtilités... J'ai ici des souvenirs particulièrement sinistres...
Pour ces raisons,
beaucoup d'avocatsles avocats fiscalistes refusent d'ailleurs leur concours pour aller devant le TA... si on vient les voir après le recours contentieux.Ici deux mois ce sera bien trop court. Il faut impérativement que votre conseil dispose d'un délai maximal... Sur le fond, pour moi c'est 17,2. Donc il faut se battre sur le terrain du droit pur et de la procédure en arrivant à invalider le raisonnement juridique mené par le Trésor Public. Peu importe qu'ils aient tort ou raison. Ca va donc être très technique, ça ne se fait pas en 5 minutes ; un mémoire devant l'administration fiscale peut être un énorme pavé...
Avis perso : ceux qui veulent agir ont intérêt à le faire dès que possible pendant que les résultats des contentieux sont encore incertains !
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Je viens de recevoir le redressement pour payer les 17.2% et je suis aussi en sasu ir
Je veux bien savoir si quelqu'un a pu contester la décision et comment ?
Et si l'administration fiscale a pu considéré apres que c'est des revenus d'activité professionnelle et pas de patrimoine pour payer que 9.7%
Merci d'avance.
Bonjour.
Impossible de répondre à ces questions c'est bien trop tôt...
Pour contester il faut connaître l'argumentaire des impôts. Et évidemment on ne connait pas votre dossier.
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Sasu ir freelance en informatique et on me demande les 17.2 pour les dernières 3 années d'activité.voila tout simplement j'ai 5 ans de sasu ir
Nous l'avons compris... Ma réponse reste donc inchangée.
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Voyez le côté positif : vous n’avez pas de redressement sur les années 1 et 2. Essayez de négocier un échéancier afin d’étaler vos dettes dans le temps et d’alléger l’impact de la note.
Voyez le côté positif : vous n’avez pas de redressement sur les années 1 et 2.
En même temps c'est sans doute impossible pour cause de prescription...
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Ce n'est pas très clair dans sa formulation mais normalement ils peuvent redresser les 3 dernières années qui suit l'année actuelle. Ça signifie :
2022, 2023, 2024 et l'année en cours 2025 mals c'est bien joué de la part de l'administration d'avoir attendue avant de faire les différents redressement.
Vu les montants en jeux (on parle de 20 ou 30k minimum j'imagine), il vaudrait mieux vous rapprocher d'un avocat spécialisé, plutot que demander a des inconnus sur le net leur avis.
@p0ulp3 : c'est un exceeeeellente suggestion.😅
Pensez à votre avocat.😅😅
Il faut toujours penser à son avocat. 😅😅😅
Toujours.😅😅😅😅
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Bonjour,
Remarque préliminaire : j’ai noté qu’un participant avait supprimé ses interventions.
Je tiens à venir sur le montant du redressement.
Nous parlons de 17,2% (puisque la personne n’a rien pu payer).
La base est un résultat sans rémunération et sans cotisations. Imaginons un CA de 10k par mois. Donc 110k par an. Des charges pro de 15%. Reste 93,5.
93500 à 17,2% =16k.
Ensuite, sur 3 ans : 48k.
Puis il faut tenir compte des majorations :
40% taux normal de majoration.
10% si acceptation d’une erreur et bonne relation avec contrôleur (généralement c’est ce que font les contrôleurs).
80% si mauvaise foi.
Disons 10% (le plus pratiqué) : 53k
Et les intérêts de retard. Arrondissons à 55k.
On est donc plutôt au double ou plus de 20 ou 30. 20 ou 30 ce serait si les 9,7 étaient possibles.
Et bien entendu, on est dans une situation où le fait de ne pas avoir déclaré ses revenus n’est pas considéré occulte ou qu’aucun autre élément ne permettent de remonter aux 5 ans d’option IR.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
@hmg, comme je précisais 20 à 30k minimum j'avais tout bon :-) Mais merci pour cet éclaircissement
Au final, ces SAS sont "presque" une arnaque je trouve. C'était mon ressenti il y a 4 ou 5 ans, et ca se confirme ici. Un EC encourage un indépendant a faire un montage nécessitant un EC pour optimiser fiscalement en "jouant sur les mots" on va dire, entre revenu et patrimoine, donc en profitant d'une faille du fisc, alors que cette faille a toutes les chances d'être corrigée un jour ou l'autre quand on aura besoin d'argent.
Mais ca reste l'indépendant qui prend le risque (et une bonne partie du bénéfice) et qui devra rembourser ensuite sans que l'EC soit inquiété.Au final il valait mieux faire une EI et profiter de l'ARCE, pas besoin d'EC, moins de paperasse, et moins de risque de redressement.
Pas tout à fait d'accord quand vous dites que l'EC ne peut être inquiété.
En effet il engage sa RCP pour défaut de conseil.
Inutile de vous dire qu'on se prépare à les attaquer et qu'il y en a qui passent des nuits difficiles...
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Je ne savais même pas qu'on pouvait verser des dividendes en étant à l'IR. Jamais mon EC ne m'en avait parlé.
Effectivement, le dividende est un revenu mobilier du patrimoine, puisqu'il est versé à l'actionnaire au prorata de son nombre d'actions. Même si en pratique, pour un artisan ou un libéral c'est bien le fruit de votre travail qui a permis de le générer.
D'ailleurs, maintenant qu'on parle partout d'une augmentation du PFU de 30 à 36%, je me demande comment la pillule va passer dans le cas de nos petites structures. Soit le gouvernement limite cette mesure aux seuls placements financiers, dans les livrets et comptes Bourse. Soit il faudra qu'il s'attende à une gronde des indépendants. La perte de pouvoir d'achat est quand même assez conséquente. Pour une taxation qui n'offre aucun droit supplémentaire, comparé aux charges sur les salaires
Bonjour.
Je ne savais même pas qu'on pouvait verser des dividendes en étant à l'IR. Jamais mon EC ne m'en avait parlé.
Je dois le rappeler ici une ou deux fois par semaine, guère davantage...
Notez qu'en cas de pépin il est possible de profiter de cette défaillance de l'EC pour mettre en jeu sa RC - mais sans doute pas dans le cadre d'un contentieux fiscal, la méconnaissance par les EC de la notion de dividende à l'IR a plutôt des conséquences du point de vue civil.
D'ailleurs, maintenant qu'on parle partout d'une augmentation du PFU de 30 à 36%, je me demande comment la pillule va passer dans le cas de nos petites structures
Pour le moment c'est une possible rumeur d'éventuel bruit de couloir hypothétique dans le cadre d'un semblant de projet d'accord secret entre le 1er ministre sans gouvernement et le PS sans gouvernance, on va donc attendre un peu si vous voulez bien.
Notez que si ça se limite à ça, cela ne pourra qu'avoir pour effet un usage plus sain de l'IS... et des holdings. Donc en toute logique on s'en balec. Mais comme je disais on va attendre un peu, hein.
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Pour une taxation qui n'offre aucun droit supplémentaire, comparé aux charges sur les salaires
En effet, et comme vous êtes ancien sur le forum vous avez sans doute suivi cette thématique (arbitrage entre cotisations ouvrant des droits souvent différés, et taxation sans droits mais avec plus de revenus à court terme). Je salue à cette occasion les interventions de HMG, sur la durée.
Pour simple rappel, la PLFSS 2013 (Gouvernement Fillon) a supprimé le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) et la pillule était passée comme une lettre à la poste. Face à la perte continue de compétitivité des dividendes, on peut s'attendre à les voir disparaître à terme.
L'année dernière ils avaient déjà essayé d'augmenter le PFU. Mais le gouvernement avait pris un véto du RN, justement parce qu'une augmentation revenait en pratique à une perte sensible de pouvoir d'achat pour les indépendants.
Alors je ne sais pas quelle combine ils vont inventer ont cette fois. Limiter cette augmentation aux seuls placements financiers, laisser un taux réduit en-dessous d'un certain seuil, en exonérer les SASU et SAS de moins de 10 salariés ... Bref, ce serait encore une usine à gaz, alors que le PFU était justement l'un des rares impôts très simple.
Par contre ce fil traitant de la SAS IR, si on parle de l'imposition des dividendes à l'IS, je suggère de ne pas le faire ici. 😅
Avocat (non, pas celui qui se mange)
A de rares exceptions (livrets réglementés, allocations), tous les revenus sont soumis aux prélèvements sociaux.
Quel que soit le statut fiscal, je ne vois pas par quel miracle les SAS/SASU y échapperaient.
Bonjour, je viens de créer une sasu à l'ir, j'ai reçu mon kbis il y a tout juste une semaine et je viens de voir ce sujet.
Est ce que je dois en être inquiété et tant qu'il est possible, de passer directement à l'IS ? Je n'ai pas encore débuter mon activité, mais si c'est pour recevoir un courrier dans 6 mois....
Bonjour.
"I dont want to be rude but ..." comment diable avez-vous pu faire une SAS IR alors que les redressements sont connus depuis plus de deux mois et que tous les gens sérieux la déconseillaient déjà avant ?
Vous pouvez :
Rester en SAS IR en acceptant les 17,2 ;
Dissoudre liquider et recommencer à zéro ; coût non négligeable et risque de perte de l'Acre ;
Opter pour l'IS ; c'est la solution la plus simple et la plus rapide en termes de formalisme ; mais ceci implique l'IS et ce n' est pas un choix qui se fait sans étude préalable et elle est irréversible ;
Transformer en SARL et rester à l'IR en changeant de régime de sécu ; là encore attention au coût de l'opération mais c'est a priori ce que je préfère si vous êtes charrette question délais car c'est la solution la plus évolutive dans le temps.
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Bonjour,
Pour ceux qui souhaitent garder un maximum de net à titre perso (avec peu ou pas de protection sociale) la SASU à l’IR (même avec les 17%) reste quand même plus adéquate qu’une à l’IS. Certes la durée est limitée dans le temps et il faut faire attention à l’IR (car ça peut grimper très vite) mais en général ceux qui choisissent cette option savent qu’ils ont le profil pour ne pas trop payer d’IR.
Sauf si il existe une autre option pour récupérer un max de net à court terme sans se soucier de la protection sociale. Ça reste pour moi le meilleur choix pour ce cas spécifique.
Je tiens à préciser que je ne suis pas un pro donc ce que je dis reste dans le cadre d’un forum , et qu’il vaut mieux se rapprocher d’un avocat spécialiste pour avoir une vraie expertise.
Bonjour,
Les options des sociétés sont modifiables dans les 3 mois de la création auprès des impôts. Voyez avec eux.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
Salut à tous,
ok donc si on subit un redressement, il y a alors un trop-payé d'IR sur les exercices pour lesquels on a été redressé : est ce qu'on est bien remboursé sur ces 3 exercices par les impôts ?
Bonjour,
Cela dépend.
Le calcul du redressement peut être en différentiel avec l'IR déjà payé. Dans ce cas, rien à réclamer.
Ce n'est que dans le cas où il n'y aurait pas de différentiel, qu'il faudrait rectifier la déclaration IR et demander le remboursement de l'IR payé en trop.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
VicentB_ T'es venu sur ce forum pour aider ou pour faire le clown ? Parce que là t'as même pas le niveau d'une blague Carambar. Un gars pose une vraie question et toi tu sors ta vanne de fruit pourri. Retourne dans ton saladier. 🥑
Bonjour.
Ce n'est pas une vraie question. C'est un charabia incompréhensible. Je demande donc que ce soit écrit dans un français convenable. Là on ne comprend absolument rien de ce qui est demandé.
Au revoir, ravi de vous avoir connu et je vous prie de croire en l'expression de mon exacte considération.
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Charabia ? La question est simple et tout le monde l'a comprise sauf toi. Peut-être que le problème c'est pas le français, c'est ton niveau de compréhension. Écris des formules pompeuses tant que tu veux, ça cache pas le fait que t'as rien apporté à cette conversation. Au revoir à toi aussi, on s'en remettra. 🥑
Bonjour
même si tu as salaire tu dois payer ces 17,2 ?
MerciPerso je dirai OUI, cela doit bien coûter 17.2
Après en Dollars Mexicains, je n'ai pas le taux de conversation
Ni en monnaie de schtroumpfs (c'est la salsepareille; hein?)
Fatigué de recadrer, écoutez : <a href="https://www.dailymotion.com/video/x61ed23" rel="nofollow noopener">https://www.dailymotion.com/video/x61ed23</a> OrelSan - Basique
Bonjour,
Je suppose que vous voulez savoir si bien que vous ayez un salaire à côté vous deviez payer les prélèvements sociaux (17,2% en 2025) sur le résultat de la SASU à L’IR.
La réponse dans ce cas est : oui. Vous devez payer sur la part de résultat de l’entreprise les prélèvements sociaux
Vous ne payez pas deux fois les charges sociales sur un même montant. Mais vous devez en payer sur tous vos revenus. Que cela soit sous forme de cotisations + CSG + CRDS + formation pro et TA sur la part salaires ou sous forme de prélèvements sociaux sur la part résultats de la SASU.
Cordialement, - HMG - hmg_71àyahoo.fr Expert comptable - Paris - site : hmgec com Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.
même si tu as salaire tu dois payer ces 17,2 ?
Non, on ne paie pas deux fois les prélèvements sociaux sur les mêmes euros.
- Sur le salaire, tu supportes déjà les cotisations sociales
- Sur le bénéfice restant de la SASU à l'IR, tu paies les prélèvements sociaux de 17,2 % uniquement sur la fraction qui n'a pas été versée en salaire.Si c'était bien la question, il n'y a pas de double prélèvement social sur un même revenu. En revanche, chaque forme de revenu supporte son propre régime de prélèvements.
On catégorise puis on prélève en fonction.15 ans d'exp. dans le Portage - Winki Portage
Bonjour,
Le fil date de 2025 ; la situation a évolué depuis, et les questions posées restent d'actualité. Je me permets une contribution sur le fond, limitée aux arguments que nous avons déjà publiés : les moyens propres à chaque dossier se réservent, comme cela a été justement rappelé, à l'administration et au juge.
1. La question n'est pas tranchée
Le 2 juin 2026, le ministre a confirmé la position de l'administration en répondant à la question écrite n° 12673. Une réponse ministérielle exprime une position ; elle ne lie pas le juge. À notre connaissance, aucune juridiction ne s'est encore prononcée sur la situation exacte de l'associé d'une SAS ayant opté pour l'impôt sur le revenu. Les décisions souvent invoquées concernent d'autres structures ou d'autres revenus.
2. La propre doctrine de l'administration contredit sa position
Le commentaire officiel de l'option pour l'impôt sur le revenu (BOI-IS-CHAMP-20-20-20-20, en vigueur depuis le 25 mars 2014) distingue deux situations, selon que l'associé exerce ou non une activité professionnelle dans la société. Lorsque la quote-part relève d'une activité exercée à titre professionnel, elle est soumise à la CSG et à la CRDS des revenus d'activité. Ce n'est que lorsqu'elle relève d'une activité non professionnelle qu'elle est assimilée à des revenus du patrimoine.
L'exemple chiffré du même commentaire est éclairant : l'associé qui dirige la société y est qualifié d'« associé exploitant », et sa quote-part relève des BIC professionnels, tandis que l'associé qui ne participe pas à l'activité relève des BIC non professionnels. Le président de SASU qui exerce seul l'activité de sa société est, par définition, dans la première situation. Cette doctrine n'a jamais été rapportée, et un contribuable peut en principe opposer à l'administration l'interprétation qu'elle a elle-même publiée.
3. Le critère de la rémunération ne figure dans aucun texte
La réponse ministérielle subordonne la qualification de revenu d'activité au versement d'une rémunération au président. Ce critère n'est posé par aucune loi : il est ajouté par l'administration. Il conduit en outre à un résultat paradoxal, puisqu'un salaire, même modeste, suffirait à changer la nature de bénéfices qui, eux, ne sont pas une rémunération.
4. L'absence de prélèvement par l'URSSAF ne change pas la nature d'un revenu
Le fait qu'aucun organisme n'ait collecté la CSG d'activité sur ces bénéfices est une question de recouvrement. Elle ne transforme pas un revenu professionnel en revenu du patrimoine.
5. Sur le risque URSSAF évoqué plus haut
L'objection mérite d'être relativisée. Les cotisations d'un président de SAS, assimilé salarié, sont assises sur les rémunérations de son mandat ; la quote-part de bénéfice lui revient en qualité d'associé. Les propositions de rectification elles-mêmes affirment que ces bénéfices n'entrent pas dans l'assiette des cotisations des assimilés salariés. Le risque doit être examiné au cas par cas, mais il n'a rien d'automatique.
6. Sur la procédure
La réponse à la proposition de rectification, dans les 30 jours, prorogeables de 30 jours supplémentaires sur demande, est décisive. Dans plusieurs dossiers que nous suivons, le service a annulé et remplacé ses propres propositions après réception d'observations argumentées. Et si les premières observations ont été mal orientées, tout n'est pas perdu : une erreur sur l'assiette de la CSG touche à l'ordre public et peut encore être invoquée au stade contentieux.
En pratique : ne signez pas pour accord, notez la date de réception, demandez la prorogation si nécessaire, et faites-vous conseiller avant de répondre.
Nos analyses détaillées, avec les sources :
- l'état du droit et la stratégie de défense : https://www.alphard.law/fr/perspectives/sasu-ir-redressements-prelevements-sociaux/
- l'administration contredite par sa propre doctrine : https://www.alphard.law/fr/perspectives/sasu-ir-csg-administration-contredite-doctrine-bofip/
- l'observatoire du contentieux : https://redressement-sasu-ir.fr
Antoine Gouin, avocat fiscaliste, Alphard Law
Il conduit en outre à un résultat paradoxal, puisqu'un salaire, même modeste, suffirait à changer la nature de bénéfices qui, eux, ne sont pas une rémunération.
Vous sur-intérprétez ce que dit la réponse ministérielle.
un contribuable peut en principe opposer à l'administration l'interprétation qu'elle a elle-même publiée
Tout est dans le "en principe".
15 ans d'exp. dans le Portage - Winki Portage
Bonjour,
Le débat n'est pas là. Ce que la réponse ministérielle affirme du dirigeant, rémunéré ou non, elle ne le tire d'aucun texte de loi : elle le puise dans une circulaire de l'Organic du 30 janvier 2002 dont nul ne trouve trace dans les bases publiques. Un raisonnement qui repose tout entier sur un document que le contribuable ne peut consulter ne saurait lui être opposé.
Quant au « en principe », il tient aux conditions du troisième alinéa de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, non à sa force : lorsque l'administration a fait connaître son interprétation par ses instructions publiées et ne l'a pas rapportée, elle « ne peut poursuivre aucun rehaussement en soutenant une interprétation différente ». Le commentaire de 2014 n'a jamais été rapporté. Que les services le passent sous silence ne le prive d'aucun effet devant le juge de l'impôt. Nous l'avons développé ici : https://www.alphard.law/fr/perspectives/sasu-ir-csg-administration-contredite-doctrine-bofip/
Bien à vous,
Antoine Gouin, avocat fiscaliste, Alphard Law
Mon Cher Confrère,
Il y a juste un souci.
Contrairement à ce que vous dites il existe une jurisprudence. Certes qui ne concerne pas les SAS mais les SCEA. Or c'est largement transposable. Et hélas...
Par ailleurs la jurisprudence est également claire sur le fait que la notion de dividende est indépendante de la notion de régime fiscal. La rémunération du capital en société à l'IR quel que soit sa forme ne peut être assimilée à une rémunération du travail sauf dans un cas et un seul : en société d'exercice. C'est donc possible en SEL ou en SCP ou en SCEA... à la condition que l'associé soit exploitant. En dehors de ces exceptions et les exceptions sont d'interprétation stricte...
Votre Bien Devoué.
Avocat (non, pas celui qui se mange)
L'administration a elle-même créé une situation fiscalement confortable, puis l'a laissée se diffuser : des milliers d'indépendants s'y sont engouffrés, par osmose.
Aujourd'hui, des contrôleurs de cette même administration, sommés de faire rentrer des euros à tout prix, contredisent leur propre doctrine dans leurs redressements sans jamais la retirer.
C'est là que le passage en force se voit. Depuis la réponse ministérielle, l'absurdité de cette doctrine est établie. L'administration refuse pourtant de la rapporter, et la raison est simple : la retirer fermerait la porte aux redressements sur les années passées, et tout le monde se mettrait en règle pour l'avenir. Le texte reste donc en vigueur, contesté par ceux-là mêmes qui l'ont écrit, parce qu'il rapporte des €€.
Reste une question pour ceux qui accablent aujourd'hui les indépendants en SASU à l'IR de tous les maux : que leur reprochent-ils exactement ?
D'avoir choisi un statut légal qui leur permet de payer moins ?
De ne pas avoir cherché une « morale » derrière une position que l'administration avait elle-même documentée noir sur blanc ?
De ne pas s'être montrés plus royalistes que le roi ?
C'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses. Mais d'abord tchi-tchi.
On en a tous croisé, des mecs qui avaient trouvé la pierre philosophale, y compris dans les ministères. Question simple "mais t'es sûr de ton coup ?"... sans réponse franche et assumée. Indiscutablement le "montage" vise à éluder l'impôt, via, malheur des malheurs, un pays qui n'est pas (plus !) dans l'UE. Il n'y a jamais eu d'autre argument que d'augmenter son NET en baissant l'impôt.
Je pense que vous vous trompez de sujet cher @OscillationForcée . ça parle de SASU à l'IR et non pas des portages via des sociétés UK ici 🙂
Mon Cher Confrère,
Je vous remercie : votre message tranche le débat, et dans notre sens.
Vous admettez que la quote-part d'une société à l'IR constitue un revenu d'activité, y compris en SCEA, « à la condition que l'associé soit exploitant ». C'est exactement le critère que retient l'administration elle-même pour les sociétés de capitaux ayant opté pour l'impôt sur le revenu, SAS comprises : elle qualifie d'« associé exploitant » celui qui exerce son activité dans la société, et range sa quote-part parmi les revenus d'activité (BOI-IS-CHAMP-20-20-20-20, § 200, § 210 et § 260). Ce n'est donc pas la forme sociale qui décide, c'est la qualité d'exploitant. Le président de SASU qui exerce seul l'activité de sa société l'est par définition.
Quant à la notion de dividende, l'administration la contredit elle-même : dans les propositions de rectification, elle ne taxe pas ces bénéfices comme des revenus de capitaux mobiliers, mais sur le fondement du f du I de l'article L. 136-6 du code de la sécurité sociale, qui vise les bénéfices industriels, commerciaux et non commerciaux. Un dividende qui serait imposé comme un bénéfice professionnel, voilà une catégorie nouvelle.
Sur la jurisprudence SCEA, que vous ne citez toujours pas : si c'est à l'arrêt d'appel auquel je pense que vous faites allusion, il ne se prononce que pour trancher une question de compétence, dans un litige étranger à la qualification de la quote-part d'un associé exploitant. Je vous laisse le soin d'en donner la référence, puisque c'est vous qui l'invoquez : les lecteurs de ce fil jugeront de sa portée.
Comme le relève justement anthony-it, l'administration maintient une doctrine qu'elle combat dans ses propres redressements. Face à cela, deux attitudes sont possibles. La première consiste à conseiller aux contribuables de s'incliner : elle a le mérite de la simplicité, et l'inconvénient d'être la seule dont l'issue est connue d'avance, puisque celui qui ne conteste pas est assuré de payer. La seconde consiste à plaider, sur le texte, sur la doctrine publiée et sur la jurisprudence : c'est la nôtre. L'administration compte sur le découragement des dirigeants, sur la brièveté des délais et sur le coût apparent d'une défense. C'est précisément pour cela qu'il ne faut rien lui céder. Aux présidents de SASU à l'IR qui reçoivent une proposition de rectification : ne signez rien, surveillez le délai de 30 jours, et contestez. La question n'est pas tranchée, et elle ne le sera pas par ceux qui renoncent.
Votre bien dévoué,
Antoine Gouin, avocat fiscaliste, Alphard Law
La réponse ministérielle subordonne la qualification de revenu d'activité au versement d'une rémunération au président. Ce critère n'est posé par aucune loi : il est ajouté par l'administration. Il conduit en outre à un résultat paradoxal, puisqu'un salaire, même modeste, suffirait à changer la nature de bénéfices qui, eux, ne sont pas une rémunération.
Bonjour Me Gouin,
C'est intéressant d'avoir un point de vue argumenté sur la question.
Je trouve que vous n'y allez pas de main morte sur le sens que vous donnez à la réponse ministérielle. Elle dit des choses beaucoup plus banales.En substance, voici ce qu'elle dit :
i) les BIC ou BNC sont soumis aux prélèvements sociaux applicables aux revenus du patrimoine, sauf s'ils sont assujettis aux prélèvements sociaux sur revenus d'activité ;
ii) le président de SASU est affilié au régime général de la sécurité sociale (assimilé salarié) ;
iii) un président de SASU IR qui ne perçoit aucune rémunération doit les prélèvements sociaux applicables aux revenus du patrimoine sur l'intégralité de son bénéfice.
Donc ça c'était pour le président de SASU IR sans rémunération, et pour le président de SASU IR avec rémunération ? Par une lecture a contrario de la réponse, il devrait les prélèvements sociaux sur son bénéfice, sauf pour la fraction de ce bénéfice qui correspond à la rémunération, laquelle n'est pas déductible dudit bénéfice.
Du moins c'est ce que j'ai compris, et je ne vois surtout pas où il serait indiqué que le versement d'une rémunération minime permet d'échapper en totalité aux prélèvements sociaux applicables aux revenus du patrimoine.
Dans tous les cas, c'est un sujet épineux, un vrai vide juridique, il est clair qu'il était temps d'y remédier, reste à savoir au bénéfice de qui...Bonjour,
Merci pour cette lecture attentive, qui a le mérite de la précision.
Votre lecture a contrario est la bonne, et la pratique la confirme : un salaire versé au président ne suffit pas à écarter le redressement. C'est précisément là que la position de l'administration devient absurde : le même dirigeant, affilié au régime général et exerçant seul l'activité de sa société, serait un travailleur à hauteur de son salaire et un rentier pour le surplus, alors que ce surplus est le fruit du même travail. Aucun texte ne pose cette découpe.
Rappelons aussi qu'une réponse ministérielle engage l'administration, qui peut se la voir opposer, mais n'engage pas le contribuable, et encore moins le juge. Elle ne clôt donc rien.
Nous n'avons pas la prétention de dire ce qu'il aurait fallu faire en matière de SASU à l'IR. Nous constatons simplement, dans les dizaines de dossiers dont nous sommes saisis, les faiblesses récurrentes des écritures de l'administration : à plusieurs reprises déjà, le service a dû annuler et refaire ses propres propositions de rectification après réception de nos observations. Un raisonnement solide ne se réécrit pas en cours de route.
Vous avez raison, enfin : il était temps d'y remédier. Mais cela ne peut se faire au prix d'un double discours. L'administration redresse aujourd'hui les dirigeants sur le fondement d'une position que ses propres commentaires publiés contredisent, et elle se garde bien de les rapporter, car les rapporter reviendrait à renoncer aux rappels des années passées. C'est au législateur de fixer la règle, pour l'avenir et dans la clarté, et non à l'administration de la créer par voie de redressement. Tant que ce cadre n'existe pas, les dirigeants n'ont aucune raison de se laisser faire.
Antoine Gouin, avocat fiscaliste, Alphard Law
Reste une question pour ceux qui accablent aujourd'hui les indépendants en SASU à l'IR de tous les maux
Ah ? Qui les accable ?
Oui, l'administration est responsable du flou artistique qu'elle a entretenu sur ce sujet (et sur bien d'autres). Et par contre, oui, les "conseilleurs" sont aussi souvent à blâmer car ils sont rarement les payeurs (on a quand même vu une publicité forcenée sur ce régime sans aucune once de précaution).
Maintenant, ceci étant dit, ça ne dit rien de la position que le juge pourrait prendre sur le sujet, donc ça ne fait pas avancer le débat.15 ans d'exp. dans le Portage - Winki Portage
C'est précisément là que la position de l'administration devient absurde : le même dirigeant, affilié au régime général et exerçant seul l'activité de sa société, serait un travailleur à hauteur de son salaire et un rentier pour le surplus, alors que ce surplus est le fruit du même travail. Aucun texte ne pose cette découpe.
Par rapport à votre premier commentaire, c'est tout de même beaucoup plus précis et moins général quand vous l'écrivez comme ça.
Mais je trouve l'argument assez peu convaincant car il vaudrait également pour d'autres régimes, ce qui n'a pas de sens.
15 ans d'exp. dans le Portage - Winki Portage
MCC,
Vous admettez que la quote-part d'une société à l'IR constitue un revenu d'activité, y compris en SCEA, « à la condition que l'associé soit exploitant ». C'est exactement le critère que retient l'administration elle-même pour les sociétés de capitaux ayant opté pour l'impôt sur le revenu, SAS comprises : elle qualifie d'« associé exploitant » celui qui exerce son activité dans la société, et range sa quote-part parmi les revenus d'activité (BOI-IS-CHAMP-20-20-20-20, § 200, § 210 et § 260). Ce n'est donc pas la forme sociale qui décide, c'est la qualité d'exploitant. Le président de SASU qui exerce seul
C'est faux et je n'admets rien du tout. J'ai dit exactement le contraire. La notion d'exploitant ne peut se concevoir qu'en société d'exercice. La forme sociale est donc déterminante et en SAS cela est exclu. Il eut fallu une SELAS. En SAS, le revenu du capital ne peut être assimilé à un revenu pro peu importe que l'on soit à l'IR ou à l'IS. La jurisprudence sur la notion de dividende en société IR est très claire.
Débat tranché certes mais pas dans le sens du taux le plus faible.
un salaire versé au président ne suffit pas à écarter le redressement. C'est précisément là que la position de l'administration devient absurde : le même dirigeant, affilié au régime général et exerçant seul l'activité de sa société, serait un travailleur à hauteur de son salaire et un rentier pour le surplus, alors que ce surplus est le fruit du même travail. Aucun texte ne pose cette découpe.
J'ose espérer que vous plaisantez confrère. Dans un cas on rémunère le travail, dans l'autre le capital ! Il est donc totalement cohérent de considérer l'une des rémunérations comme pro et l'autre pas.
Maintenant je veux bien que l'on considère que tout soit pro. Mais en ce cas tout doit être soumis... à cotisations sociales. C'est vous qui voyez. En tout état de cause je ne vous suivrai pas.
VBD,
Avocat (non, pas celui qui se mange)
Dans un cas on rémunère le travail, dans l'autre le capital ! Il est donc totalement cohérent de considérer l'une des rémunérations comme pro et l'autre pas.
Maintenant je veux bien que l'on considère que tout soit pro. Mais en ce cas tout doit être soumis... à cotisations sociales.
Et oui...
15 ans d'exp. dans le Portage - Winki Portage
Attention au taux : ici on lit partout 17,2 %. Depuis le 1er janvier 2026, c'est 18,6 % pour les dividendes et les produits de placement. Les 17,2 % restent applicables, mais aux revenus fonciers et à l'assurance-vie. Sur trois ans de rappel, l'écart n'est pas neutre.
Autre point peu cité : le délai de 30 jours pour répondre est prorogeable de 30 jours, à condition que la demande soit reçue avant l'échéance initiale. Présentée après, elle n'est pas recevable. C'est l'article R. 57-1 du livre des procédures fiscales.
TJMetre.fr
Le saviez-vous ? Toute chose vraie n'est pas forcément intéressante à dire. De même, vous êtes la 28 710e personne à avoir pensé à la création d'un outil de simulation médiocre réalisé avec IA.
crotalaors j'avais un projet, j'ai plus que mes yeux pour pleurer 😆
Fatigué de recadrer, écoutez : <a href="https://www.dailymotion.com/video/x61ed23" rel="nofollow noopener">https://www.dailymotion.com/video/x61ed23</a> OrelSan - Basique
Oh la la la violence !! @leo-fisca c’est de la méchanceté gratuite là avec un membre de la communauté qui ne fait rien d’autre que partager son avis avec en plus des informations plutôt utiles, neutres et pertinentes dans le contexte…
Moi je dis merci a vous, auteur de ce message, et j’espère que les commentaires de ce genre ne vous dissuadent pas d’apporter plus de contributions ☺️
ici on lit partout 17,2 %.
Bah, forcément, étant donné qu'on parle de redressements / rectifications sur les années passées, ce qui était l'objet du post.
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